Mario Bros : nouveau modèle social

par Polygone
samedi 9 juillet 2011

Le petit plombier moustachu né au Japon dans les années 80 devient peu à peu une figure de la culture populaire : des jeunes trentenaires au enfants de 5-12 ans, analyse du petit bonhomme qui rassemble petits et grands (enfants).

La scène se passe dans la région parisienne le week-end dernier, un enterrement de vie de garçon parcours le centre-ville, à sa tête un jeune homme muni d'une ventouse et d'une casquette ornée d'un célèbre petit "M", tout de rouge vêtu l'homme interpelle les passants : "Hey Luigi !" ,"Mama mia ! ", derrière lui ses amis sont la une jeune fille déguisée en "Princesse Peach" la muse de Mario, un jeune homme en"Waluigi" etc... Ces trentenaires heureux ont surement joués à Super Mario bros sorti en 1987 en France et ont gardés dans leur coeur le petit homme à l'accent Italien au point de choisir son apparence et celle de ses amis pour célébrer un évènement important 25 ans plus tard.

Le cas n'est pas isolé et il n'est pas rare de rencontrer un Champignon (le célèbre Toad) sur des tee-shirts de jeunes ou moins jeunes adolescents.

Il n'y a pas si longtemps, les enfants choisisaient pour déguisement le costume d'un héros de dessin animé ou d'un personnage réel qui dans leur imaginaire sussitait l'admiration, ainsi le médecin et le pompier a cédé sa place à Mario ou autre personnage de jeu vidéo.

Est-ce une conséquence des heures passées sur les jeux vidéos ? Possible et le phénomène ne touche pas que les trentenaires nostalgiques, les petits écoliers arborent eux aussi des casquettes Mario relookées XXIeme siècles, le personnage n'est pas près d'être démodé, les éditions vintages font fureur et les éditions sur les nouveaux supports sont nombreuses : Nintendo DS , Wii : le personnage se refait une jeunesse en 3D.

Les personnages de jeux vidéos ont encore une belle carrière devant eux et influent sans le vouloir sur un monde qui n'a rien de virtuel pour le bonheur des grands et des petits.

Reflet d'une société de plus en plus porté vers les écrans oubliant parfois les vrais héros d'aujourd'hui.


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