Massacre des albinos en Afrique, un crime contre l’humanité

par COLBERT
samedi 16 janvier 2016

C‘est inhumain ! En ce 21e siècle, les Africains croient encore au sacrifice des albinos pour être riches, pour obtenir une ascension sociale, pour remporter une élection et…pour guérir le sida. Oui, pour guérir du sida, des sidéens africains violent des fillettes albinos, souvent même dans des champs…

 Exclus des sociétés africaines, voilà le pire sort, réservé aux albinos sans soutien ni de la part des autorités gouvernementales ni de la population qui n’a que ses yeux pour les regarder mourir en masse, de maladies et de misère. Des témoignages de ceux qu’on a finis par surnommer les « chasseurs d’albinos », ces tueurs d’albinos ont révélé que plusieurs grands chefs d’État en Afrique et leurs ministres et des riches africains, aveuglés par cette croyance déshumanisante et obscurantiste ont leur coupe de sang d’albinos qu’ils boivent avant d’aller à des sommets ou à des conseils de ministres ou à un rendez-vous d’affaire, croyant que par ce procédé, ils deviennent puissants, riches et invulnérables. Sur le continent, un cheveu, un os, une goute de sang et un morceau d’albinos se vendent cher. Selon des sources crédibles, les organes d’albinos se vendent environ 600 dollars (525 euros). Un corps entier peut valoir jusqu’à 75.000 dollars (65.000 euros). Comme si on chassait des éléphants pour vendre leurs ivoires ou des rhinocéros pour leurs défenses, les albinos africains sont devenus un véritable fonds de commerce pour certains Africains. C’est le nouveau commerce sur le continent, le commerce d’albinos, le trafic d’organes d’albinos… Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a décidé de nommer un expert indépendant chargé au préalable de rassembler un maximum de données comme base, afin de prendre des mesures pour protéger les albinos africains. Selon des sources proches de l’ONU, les attaques contre des albinos ont fait au moins plusieurs centaines de morts depuis 2000 et semblent être en augmentation à mesure que les années passent. Les albinos sont considérés en Afrique comme des fantômes et non comme des êtres humains.

Être parent d’albinos en Afrique, c’est vivre dans la tourmente totale chaque jour. C’est ce commerce honteux et ce massacre-là qui ont inspiré le journaliste d’investigation, le sociologue, l’historien et le défenseur des droits de l’Homme, Colbert Kouadjo, à travers le roman « Holyçane la chanteuse de jazz et les chasseurs d’albinos »1. Un roman qui donne des frissons en lisant page après page, l’histoire de la petite albinos chassée par l’horrible guerre du Liberia en 1989 et poursuivie par les foudres de guerre libériens qui veulent la sacrifier à leurs fétiches pour devenir puissants, invulnérables et rempoter la victoire sur les factions adverses. Ces guerriers fabriquent des potions magiques à partir d’un morceau d’albinos ou d’un simple os. Réfugiée dans un pays africain où elle se croit hors du danger, elle est obligée encore de protéger sa vie contre les « chasseurs d’albinos », des assassins dirigés par un gourou, un prophète chrétien au service de ministres, députés, hommes d’affaire, religieux du pays, versés dans la magie noire, le culte des anges noirs. C’est ce gourou-là qui capture les albinos et les leur vend. « Holyçane la chanteuse de jazz et les chasseurs d’albinos »1 écrit simplement, est construit sur une histoire vraie, le témoignage de la charmante Holyçane, une jeune albinos libérienne dont la beauté éblouit et la voix de chanteuse de jazz, charme comme celle des crooners américains du jazz…Ce roman est un véritable outil de combat pour la lutte contre le massacre des albinos et une lumière faite sur un crime qui n’émeut pas les Africains surtout leurs dirigeants. Les albinos sont mutilés, torturés, tués ou enterrés souvent vivants avec le corps de certains chefs africains. Il est important de noter qu’Israël a intégré une commission des Droits de l’homme des Nations unies en faveur de la lutte contre le massacre et les persécutions des albinos d’Afrique. L’État hébreu s’est impliqué pour convaincre certains pays d’appuyer une décision du Conseil des droits de l’Homme en faveur des albinos africains. Des experts indépendants de l’ONU attirent régulièrement l'attention de la communauté internationale sur la discrimination dont souffrent les albinos en Tanzanie. Le roman « Holyçane la chanteuse de jazz et les chasseurs d’albinos »1 pourrait être un best seller si les ONG, les albinos eux-mêmes, les mouvements de défense des droits de l’Homme et les Africains soucieux des crimes contre les albinos le découvrent et le lisent.

CHRISTIAN DIOUF, journaliste indépendant, Dakar, Sénégal

1 La version numérique du roman est en vente sur le lien : www.edilivre.com/holycane-la-chanteuse-de-jazz-et-les-chasseurs-d-albinos-colbert-kouadjo-html

La version papier de « Holyçane la chanteuse de jazz et les chasseurs d’albinos » est disponible dans toutes les librairies en France depuis mars 2015.


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