Non au baptÍme pour tous !

par CHALOT
jeudi 7 février 2013

Beaucoup d'hommes et de femmes, adultes aujourd'hui, refusent d'être considérés comme chrétiens...Ils demandent, ce qui est leur droit à ce que leur nom soit rayé des registres paroissiaux ..

Rien d'étonnant à ce que les évêques refusent, l'Eglise n'aime pas les lois républicaines.

Par contre il est surprenant et même choquant qu'un procureur général, membre d'une instance de la République puisse soutenir le prélat pour faire annuler la décision de justice donnant raison à un demandeur !

Il est vrai que l'Eglise catholique, c'est à dire sa hiérarchie qui combat le mariage pour tous défend le baptême obligatoire pour tous, ineffaçable !

Laissons la parole à la Libre Pensée qui relate « l'affaire » de Coutances :

« Le Droit canon est-il supérieur au Code Civil ?

Quelle mouche cléricale a donc piqué

le Procureur de la Cour d’Appel de Caen ?

Un libre penseur de Coutances dans la Manche avait demandé que son nom
soit rayé des registres de baptême de l’Église catholique, car c’était une
atteinte à sa vie privée, les registres étant accessibles au public. L’Evêché
avait refusé en prétextant du caractère irréversible du sacrement chrétien.
Le libre penseur a donc traîné l’Évêque de Coutances au Tribunal. Celui-ci a
ipso-facto condamné l’Évêque à accéder à la demande du libre penseur et à
rayer son nom du registre des baptêmes. Brandissant sa crosse, le prélat a
fait appel. Il ne s’agit là, en apparence, que d’une affaire judiciaire
normale.
Au passage, nous savourons pleinement l’aveu de l’Évêque catholique. Dans
son Appel, il indique : « Le baptême ne serait pas constitutif d’un


évènement intime, mais serait un fait objectif dont on ne saurait déduire l’appartenance
religieuse d’une personne, lorsqu’il lui a été administré en bas âge ».
Contre toute la tradition catholique, le Mitré déclare que le baptême n’est
pas une preuve de l’appartenance à la religion catholique. Il est administré
à un bébé, alors il n’est rien et n’entraîne rien ! Mais l’Église catholique
a enseigné le contraire depuis près de 2 000 ans. Voici un Évêque qui n’est
pas très catholique !
Mais, derrière cette affaire « banale », se cache un bras de fer juridique d’importance
 : Est-ce qu’en France, comme dans la plupart des pays en Europe, le Droit
canon catholique a force de loi sur la législation civile ? Le droit
catholique est-il supérieur aux lois humaines ?
Depuis la Révolution française et la loi du 9 décembre 1905 de Séparation
des Églises et de l’État, la réponse est non. La République ne connaît que
la loi des hommes et ignore la loi divine.
Mais au nom de l’Union européenne vaticane qui reconnaît, par l’Article 17-C
du traité constitutionnel européen des droits particuliers et des avantages
exorbitants aux Églises, certains veulent remettre en cause la laïcité de l’École
et de l’État dans notre pays.
Et c’est ainsi que la Libre Pensée vient d’apprendre, quelque peu
stupéfaite, que le Procureur général de la Cour d’Appel de Caen s’est joint
à la demande de l’Évêque pour faire annuler la décision du Tribunal de
Coutances ! Au pays de la Séparation des Églises et de l’État, nous voilà
revenu au bon vieux temps du Concordat.

Marc Blondel, Président de la Fédération nationale de la Libre Pensée, vient
de s’adresser directement à madame Taubira, Garde des Sceaux, pour l’alerter
sur cet état de fait alarmant du point de vue de la démocratie et de la
laïcité, en lui demandant d’intervenir au plus vite. Le Parquet est sous la
responsabilité de la Chancellerie. Il appartient au Garde des Sceaux de
rappeler à ce Procureur quelques vérités juridiques élémentaires.

L’Église catholique refuse le mariage pour tous. Elle préfère le baptême
obligatoire pour tous, indélébile et ineffaçable. Les êtres humains ne sont
pas du bétail à marquer au fer rouge du dogme catholique.
Il est temps de ramener les cléricaux à la raison et à la prudence.

Paris, le 5 février 2013 »

Voici une adresse à la Garde des Sceaux qui devrait obtenir une réponse claire et sans ambiguïté.

Aucun fonctionnaire de la République ne peut ni ne doit ignorer les lois organiques de la République et ce procureur doit se soumettre ou se démettre !

 

Jean-François Chalot

 


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