Serious game, stop à la violence !

par amélie
samedi 10 septembre 2016

Les jeux dangereux prennent une place de plus en plus importante dans notre société, ils doivent donc faire l'objet d'une vigilance accru. Environ 500.000 jeunes de 10 à 17 ans s'adonnent chaque année à ces jeux. Les parents, le corps enseignent ainsi que les spécialistes sont désemparés face à l'ampleur que prennent ces jeux chez l'enfant et l'adolescent. 

Tout d'abord, qu'est-ce qu'un jeu ? 
Un jeu est une activité de loisir physique ou intellectuelle suivant des règles auxquelles on s'adonne pour se divertir, tirer du plaisir et de l'amusement. Une règle est un ensemble de consignes établies pour conditionner le bon déroulement d'un jeu. Elles instaurent les facultés et les contraintes qui se présentent à chaque joueur et doivent être énoncées clairement à chacun d'entre eux avant le début du jeu. Il existe plusieurs sortes de jeux, comme les jeux de société (monopoly), les jeux collectifs (foot) … 

Mais qu'est ce qu'un jeu dangereux alors ?
Un jeu devient dangereux dès lors que l'on en oublie les règles et qu'il porte atteinte à la santé physique et morale. Toute personne s'adonnant à un jeu dangereux encourt une sanction pénale lourde. Il faut savoir qu'il existe plusieurs catégories de jeux dangereux comprenant les jeux de non-oxygénation : par exemple le jeu du foulard ou de la tomate, les jeux de défi, comme le jeux d'aérosols ou le jeu du torero et les jeux d'agressions qu'ils soient intentionnels comme le jeu de la canette ou contraints comme le jeu des cartons rouges. Les conséquences de ces jeux peuvent être très grave et sont plus ou moins différentes selon le type de jeux. Les jeux de non-oxygénation, la pression exercée sur la carotide, provoque une diminution brutale de l’oxygénation du cerveau. A travers ce geste, l'enfant recherche des sensations de type hallucinatoire. Mais elles peuvent être suivies de spasmes, de convulsions, ou d’une perte de connaissance. Lorsque l'enfant pratique ce jeu seul, le décès est très probable. De plus, le manque d'oxygène peut entraîner des troubles visuels, des troubles de la communication,des pertes de mémoire, une incapacité à faire des gestes du quotidiens comme manger, marcher, aller aux toilettes, etc. Quant aux jeux d'agression, les enfants font usage de violences physiques ou psychologiques.  D’après deux études menées par G. Michel en 2004 et 2006 en milieu scolaire auprès de collégiens, les jeux d’agressions concerneraient près de 12 % des enfants scolarisés de la 6e à la 3e. Les jeux d'agression de même que les jeux de défis peuvent avoir des conséquences graves tel que des hématomes, des plaies, des fractures, … et peuvent également provoquer la mort si les fonctions vitales sont touchées. 96%des victimes étaient seul au moment de la pratique mortelle. Ces jeux peuvent laisser place à des troubles psycho-traumatiques tel que des troubles du sommeil. Certain enfant peuvent développer une phobie scolaire ainsi que des envies suicidaires allant jusqu'au passage à l'acte. Les causes de ces jeux sont diverses et variées. La pratique de ces jeux peut être due à une inconscience des dangers, à une envie de prise de risques fréquente chez l'adolescent, à un environnement angoissant ou à un événement de vie négatif, à une recherche d'attention, de sensations ou simplement de la jalousie envers un autre élève ce qui entraîne de la méchanceté gratuite. Le besoin élevé de nouveauté, de découverte, de stimulations et de sensations fortes chez certains adolescents peuvent engendrer un comportement conduisant à la pratique de jeux dangereux. Il y a différent lieu propices à la pratique de ces jeux : les réseaux sociaux et les cours de récréation, qui permettent à l 'enfant et/ou l'adolescent de se faire voire par un maximum de personnes et donc d'attirer l'attention. Quant aux pratiques dangereuses à son domicile, l'enfant et/ou l'adolescent recherche alors de nouvelles sensations. 

Comment peut-on alors limiter, prévenir et sensibiliser les enfants et les parents ?
C'est certes difficile, car en voulant prévenir, les parents prennent le risque d'inciter les enfants à s'adonner à l'un de ces jeux. Le meilleur moyen d'aider l'enfant est de le responsabiliser, de dialoguer, l'inciter à se poser des questions sur les conséquences de ce qu'on peut lui proposer. Mais il est indispensable de savoir détecter certains signes : les signes physiques et psychologiques comme de violents maux de tête à répétition ou des troubles visuels passagers, ainsi que les signes comportementaux comme une agressivité soudaine, une violence verbale et/ou physique ou un isolement de l'enfant. Il faut garder à l’esprit que l’apparition de l’un ou plusieurs de ces signes ne signifie pas que l’enfant ou l’adolescent joue obligatoirement à un jeux dangereux. De surcroît ces signes ne sont pas toujours présents mais ils est aussi important de savoir qui peut vous aidez. Entre autre, les personnes susceptibles de le faire sont les personnes ressources académiques et/ou départementales comme les médecins, les conseillers de service social, ou bien encore les infirmiers.. Les fédérations de parents d'élèves ainsi que les partenaires institutionnels sont aussi à votre disposition, comme par exemple la gendarmerie, la police, les services du ministère de la justice ou bien encore les collectivités territorial. Les associations agrées comme SOS Benjamin et l'APEAS, qui est une association de parents d'enfants accidentés par Strangulation peuvent également vous venir en aide. L’association SOS Benjamin propose principalement des actions de prévention pour alerter et informer sans psychose et sans mode d’emploi sur la pratique des jeux dangereux Ces associations apportent un soutien aux victimes en permettant aux parents de trouver un lieu de dialogue et d’échange pour briser le mur du silence qui les enferme trop souvent. Nous avons tous parlé à nos enfants des risques de la circulation, des inconnus dans la rue, du tabac, de l’alcool, de la pédophilie, de la drogue, ..., mais nous n’osons pas évoquer ces "jeux " dangereux de peur de susciter la curiosité. Aussi, parfois par ignorance.

ADINOT Camille et BOUCHERY Amélie

Sources :

Les jeux dangereux à l'école ou sur internet, 500 000 jeunes seraient concernés. Francetv 3 Poitou-Charentes[en ligne] publié le 7 octobre 2014. Disponible sur : france3.fr
 
Adèle. Les jeux dangereux à l’école : informer aussi les parents. Evous Paris[en ligne], publié le 24 août 2012. 

Chauvel, Clément. Les jeux dangereux synthèse documentaire. Ville de Pallaiseau. 


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