Si tu ne continues pas d’Úlever et de tuer les animaux dans de grandes souffrances, c’est que tu es un dangereux « animaliste »

par Eurydice
samedi 8 octobre 2016

".....les droits de l’homme seraient bafoués, rien de moins, parce que l’homme reconnaitrait la sensibilité aux animaux ; ah, c’est ballot, les animaux ayant une sensibilité, il ne pourrait les torturer comme il l’entend, quelle atteinte insoutenable à ses droits !..."

Le sénateur PS Jean-Louis Carrère va demander la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le mouvement animaliste, estimant que l'État ne peut "fermer les yeux sur sa montée en puissance ".

Il a fait cette déclaration à l’occasion d'un colloque organisé par l'Observatoire national des cultures taurines (ONCT), avec le soutien de l'Union des villes taurines françaises (UVTF, 80 villes), sur le thème "L'Homme et les animaux : vers un conflit de civilisation ?".

Lors de ce colloque il a été critiqué, rien de moins, la modification apportée au Code civil "sous la pression des mouvements animalistes" pour y introduire les animaux en tant qu'"êtres vivants doués de sensibilité".

Leurs arguments ?

Les religions, l’humanisme, les droits de l’homme.

On nage en plein créationnisme, théorie largement répandue outre Atlantique, mais qui n’avait pas encore atteint la France. Mauvaise nouvelle pour la science.

Une couche sur l’humanisme, comme si les penseurs avaient tous relégué le monde animal aux oubliettes.

Mention spéciale pour les droits de l’homme qui seraient bafoués, rien de moins, parce que l’homme reconnaitrait la sensibilité aux animaux ; ah, c’est ballot, les animaux ayant une sensibilité, il ne pourrait les torturer comme il l’entend, quelle atteinte insoutenable à ses droits !

Cette déclaration doit être vue, bien sûr, à l’aune des évènements et des débats actuels sur les maltraitances dans les abattoirs : la commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français vient de rendre son rapport en préconisant 65 mesures pour pallier à l’insuffisance des contrôles des abattoirs et de transparence, pendant que parallèlement une proposition de loi déposée le 20 juillet par des députés « destinée à éviter toute souffrance aux animaux lors de leur abattage », est pendante devant l’Assemblée nationale.

Notons que le colloque était organisé par les tenants de la culture taurine, peut-être un peu chatouilleux depuis que la corrida a été radiée du patrimoine immatériel de la France auprès de l’UNESCO, et face aux attaques incessantes des défenseurs des animaux. On imagine les aficionados remontés comme des pendules.

En outre, l’association L 214 rend public régulièrement des vidéos-choc montrant les exactions dans les abattoirs, et commence à être critiquée ici et là pour son prosélytisme végétariste. Donc, on jetterait le bébé avec l’eau du bain, puisqu’elle promeut l’abolition de la viande, unique moyen de faire cesser la maltraitance animale, tout ce qu’elle dit devrait être rejetée en bloc, y compris des images et informations irréfutables.

Messieurs les humanistes, vous qui refusez le droit de sensibilité aux animaux, je vous renvoie à Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) :

« Il semble en effet que si je suis obligé de ne faire aucun mal, à mes semblables, c’est moins parce qu’il est un être raisonnable que parce qu’il est un être sensible ; qualité qui étant commune à la bête et à l’homme, doit au moins donner à l’une le droit de n’être point maltraitée utilement par l’autre. »

Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.


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