2015, année de la cosmonadologie quantique

par Bernard Dugué
mercredi 17 décembre 2014

Comme vous le savez, cette année 2015 offrira l’occasion de célébrer le centenaire de la découverte d’Einstein, la relativité générale, théorie dont la première présentation fut publiée fin 1915, deux ans avant la version définitive utilisée depuis par les cosmologistes. C’est aussi en 2015 que devrait être présentée une cosmologie alternative. J’ignore qui parmi les physiciens publiera un article décisif permettant de suivre une autre voie que celle issue de la relativité générale. Pour ma part, j’ai déjà exprimé l’intention de publier mes résultats « philosophiques » et théoriques sur la cosmonadologie quantique. Et ce, dans le contexte d’une science en crise. La situation est comparable avec la physique de 1900. Dont je rappelle une fois de plus la rupture consécutive à deux petits problèmes de mesure soulignés par Kelvin et dont la conséquence fut une refonte de la physique avec la relativité et la théorie quantique.

En 2015, la physique se trouve dans un état critique mais dans une configuration assez complexe, avec les problèmes de matière et énergie noires auxquels s’ajoutent le volet théorique de la cosmologie quantique qui n’arrive pas concilier le quantum et le cosmos. C’est dans ce contexte que je propose la cosmonadologie. Je n’ai aucune légitimité à intervenir dans le domaine réservé aux habiles manipulateurs de savantes formules mathématiques. Mais comme un philosophe se même de tout, surtout de ce qui ne le regarde pas, je tente ma chance tout en rappelant ce que les historiens savent. Einstein était un génie de la physique mais pas une bête en mathématique, contrairement à un autre génie de la physique quantique, Dirac.

Lorsque Einstein a découvert la relativité restreinte en 1905, les mathématiques étaient déjà disponibles avec les travaux de Lorentz et surtout Poincaré. C’est d’ailleurs ce point qui a amené quelques épistémologues à se pencher sur la paternité de la relativité. Apparemment, chacun campe sur ses positions. Je m’en tiendrai à l’idée plutôt convenue d’un Einstein doué d’un indéniable flair de physicien et qui en méditant sur les invariances de Lorentz, est arrivé par ses propres voies à saisir une réalité physique que Poincaré aurait manquée bien qu’il ait eu les formules mathématiques sous la main. D’aucuns pensent que Poincaré aurait été effrayé par les conséquences radicales pouvant être extraites de ses formules. L’affaire est close mais elle nous enseigne qu’il y a deux mondes, celui des mathématiciens et celui des physiciens. La compréhension de la nature impose aux mathématiques de servir la physique.

Dix ans plus tard, Einstein réédite un coup de maître avec la relativité générale qui concerne cette fois la description de la gravitation. Là aussi, les mathématiques ont servi la physique. Einstein compris assez vite que la relativité restreinte devait conduire à reformuler la théorie de la gravitation de Newton. Mais au prix d’un sacrifice, celui de l’espace euclidien et de la gravitation interprété comme une force. La gravitation repose alors sur la courbure de l’espace-temps. Pour formuler cette idée, il faut faire appel à des mathématiques assez compliquées et notamment les tenseurs et la géométrie différentielle, une spécialité que Einstein ne maîtrisait pas très bien. Alors, il fit appel à un de ses confrères mathématicien, Grossmann. Les tenseurs sont des outils compliqués. Ils permettent de décrire l’espace-temps en quatre dimensions avec des sortes de bornes indiquant des distances avec d’autres bornes et des angles entre les directions. Einstein et Grossmann ont publié un premier article en 1914, avec une partie physique et une partie mathématique rédigées conjointement. Dans le courant de l’année 1915, Einstein rencontra un autre mathématicien, Hilbert. Il lui expliqua ses recherches si bien que Hilbert est parvenu à finaliser la relativité générale en même temps qu’Einstein qui en obtint légitimement la paternité.


2015. La physique est en crise et la leçon que nous a donnée Einstein, c’est qu’il ne faut pas reculer dans l’interprétation et la conception physique des choses, même si ça contredit les anciennes notions et que l’on ne dispose pas de la maîtrise parfaite des mathématiques. L’essentiel est de voir et concevoir la nature, la matière, le cosmos. C’est ce que j’ai tenté de faire, sans me laisser impressionner par le degré de technicité des formules mathématiques. Je dois néanmoins confier que j’ai quelques restes de mes études supérieures, ce qui m’a facilité la tâche, notamment pour la physique quantique. Car en vérité, c’est toute la physique qu’il faut réinterpréter. Pour finir par la cosmologie et au final une nouvelle conception de la gravité qui se dessine. Avec comme ingrédient central l’information et des notions nouvelles comme le computer gravito-quantique, la matière qui « voit » et « conçoit », les ondes de forme…

Le pilier de la relativité qui va s’effriter, c’est la description de la géométrie 4D avec les tenseurs. La relativité d’Einstein devrait faire place à une nouvelle description. Sans doute issue de la cosmologie des formes (shapes dynamics). Dans ce contexte critique, la gravitation à boucles pourrait bien passer à la trappe. D’ailleurs, une dissension se dessine entre deux des pères fondateurs de cette théorie et une controverse sur le temps. Qui pour Carlo Rovelli n’existe pas alors que pour Lee Smolin, le temps est une réalité fondamentale et ontologique. Cela ressemble à une querelle entre anciens et modernes. Rovelli a un regard pénétrant sur les champs de la physique mais ne parvient pas à se défaire de la cosmologie d’Einstein.

Pour ma part, je suis décidé à publier mon essai sur la cosmonadologie quantique dans lequel j’expose une conception nouvelle de l’univers physique qui comprend la matière quantique, l’étendue cosmologique et la gravité quantique. Il me manque les formules mathématiques mais cela se fera en son temps et avec d’autres participants. Les quelques prises de contact avec des physiciens français n’ont pas donné suite pour l’instant. C’est dommage. Ils ont l’occasion de disposer d’une étude innovante permettant d’entrer le plus tôt possible dans la nouvelle physique du 21ème siècle. Aux chercheurs en cosmologie, je dis, n’ayez pas peur, la relativité d’Einstein est dépassée et cela se sert à rien de s’accrocher à un modèle du cosmos et de la gravitation devenu maintenant obsolète, comme l’a été l’épicycle de Ptolémée à l’époque de Kepler. De plus, la cosmonadologie quantique annonce la fin de la science moderne objectiviste, mécaniste, et son dépassement, entraînant de ce fait la biologie et les neurosciences vers la nouvelle gnose du 21ème siècle.


Et maintenant quelques explications sur ma stratégie. Les recherches que je souhaite publier ont été effectuées en dehors du cadre universitaire. Et d’ailleurs, c’est grâce à cette situation que ces résultats ont été obtenus car une position institutionnelle n’aurait pas permis de mener ces travaux, ni du reste la logique du publish or perish, avec une recherche qui se déroule sous le lampadaire parce que c’est éclairé. Si quelques portions du texte auraient pu faire l’objet d’une soumission à des revues spécialisées, le labeur occasionné et la perte de temps auraient obéré le développement de la cosmonadologie quantique qui devait se faire dans une sorte de dynamique intellectuelle soutenue sur quelques mois. Contrairement à l’idée reçue, certaines recherches ne peuvent pas être menées avec les contraintes institutionnelles. Mais elles doivent suivre le cours de l’édition et de la discussion. Cet essai sur la cosmonadologie fait presque 400 pages dans une édition au format habituel. Pour le reste, une présentation dans une revue scientifique paraissant en kiosque est envisagée mais pas encore finalisée. J’espère ne pas m’être planté. L’avenir dira.

Le lecteur intelligent l’aura compris. Ces explications n’ont pas pour finalité de me justifier auprès de détracteurs dont je me contrefous mais de mettre en confiance les honnêtes hommes du 21ème siècle ainsi que quelques scientifiques passionnés par la recherche et ouvert aux nouvelles perspectives. C’est aussi la condition qui m’est imposée pour continuer ces travaux et si possible, être accompagné par des chercheurs ainsi que de disposer de quelques moyens pour mener ces travaux et exister. Je compte plus sur Bill Gates que sur les subsides publics. En cette époque livrée au narcissisme, à la médiocrité et la méchanceté, il se trouve certainement quelques personnes bienveillantes pour œuvrer vers l’universel. A bon entendeur !

bdugue (arobase) wanadoo.fr


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