Le Pourquoi pas ? visite rapide

par Christophe Agnus
mercredi 28 septembre 2005

J’étais privilégié ce matin : j’ai pu visiter le Pourquoi pas ? avec un tout petit groupe de personnes. Un privilège vu la foule qui, l’après-midi, attendait son tour pour monter à bord après le baptème par la ministre de la défense, Alliot-Marie.


Voici donc à quoi ressemble le nouveau fleuron de la recherche océanographique française :
La plateforme arrière, capable d’accueillir deux engins et de les mettre en activité simultanément (cliquer sur les images pour les agrandir), est impressionnante. En pratique, on ne verra pas le Nautile (sous-marin piloté par un homme) avec le Rov Victor (robot téléguidé) : les deux engins ne sont pas assez complémentaires. Mais plutôt le Nautile et un sonar tracté, ou le Rov et un AUV (sous-marin autonome). Le tout peut être abrité dans un gigantesque hangar.
Mais en grimpant les échelles pour arriver au !e niveau, on arrive dans une pièce également impressionnante par sa taille : le poste de pilotage. Le commandant sera bien installé, mais il faudra qu’il prenne ses patins à roulettes pour aller se chercher un café ! En tout cas, il y a de l’espace, et de la technologie. Des écrans partout.

Voici la salle de contrôle des scientifiques. Attention : ce n’est pas de là que se pilotera le Rov : une salle spéciale sera alors équipée (en fait un container qui vient se coller à la paroi de cette salle). Mais pas mal d’infos remonteront sur ces écrans. Les scientifiques, qui pourront être 40 à bord (contre 27 maximum pour l’Atalante, le plus grand jusqu’alors des bateaux de l’Ifremer) seront bien logés (zut, j’ai oublié de prendre la photo des cabines, mais c’est pas mal du tout. "Quand on nous les a présentées, m’a dit un chercheur, on nous a dit qu’il y avait une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c’est que ce sont les mêmes cabines que dans le Queen Mary 2 (c’est le même chantier de construction, à Saint-Nazaire). La mauvaise, c’est que ce sont les cabines de l’équipage, pas celles des passagers...") Pour travailler, il y a ce qu’il faut comme cette salle de travail (photo à gauche). Pour se détendre aussi avec une salle de gym, un bar, un salon de détente (photos)... Les machines valent aussi le coup d’oeil. Ce sont quatre gros générateurs diesel qui alimentent des moteurs électriques pour que le bateau soit le plus silencieux possible. Il n’y a d’ailleurs pas d’homme en veille dans la salle machine : tout est contrôlé à distance dans la salle de gestion machine ou/et sur la plate-forme de commandement.
Première mission : début 2006, pour le Service hydrographique de la Marine, la Marine étant propriétaire à 45% du navire (55% pour l’Ifremer).
La fiche technique : 107,6 mètres de long, 20 mètres de large, 6,9 mètres de tirant d’eau, 6 600 tonnes, vitesse max : 14,5 noeuds, autonomie : 64 jours à 11 noeuds.


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