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juste un blogueur qui s'intéresse au monde dans lequel il vit

Tableau de bord

  • Premier article le 28/10/2011
  • Modérateur depuis le 08/12/2011
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Derniers commentaires



  • kb kb 29 octobre 2018 00:20

    Bonsoir Attira


    Je crois que la tendance est générale et si l’on consacre une oreille attentive débats partisans un peu partout, on ne peut éviter de constater qu’en matière sociale, la principale évolution, ou plutôt involution étymologique dans le discours politique, est cet espèce de corporatisme social en train de réduire l’individu à un problème.

    Nous assistons de plus en plus au passage d’un militantisme, qui cherchait autrefois « à donner toujours plus de sens à l’idée d’humanité » et à lutter pour éliminer toute forme de misère, vers une gestion bureaucratique et corporative des problèmes sociaux, par une élite carriériste.

    Le petit peuple subit de plein fouet ce retournement de sens et se retrouve en première ligne à faire les frais d’une vision énarque ramenant la politique à quelque chose qui ressemble de plus en plus à un exercice comptable. Les chiffres ne sont plus au service de l’humain mais plutôt l’inverse, amenant des franges entières de population à être reconsidérées pour répondre aux quotas, courbes, pourcentages et autres indicateurs d’une vision sensée apporter une solution à la crise au détriment de sa principale victime : le peuple.

    Le peuple devient ainsi l’instrument d’une élite dont le principal souci est de se maintenir au pouvoir



  • kb kb 28 octobre 2018 17:32

    merci @ QAmonBra d’avoir pris le temps de commenter mon petit pamphlet


    quoique parler de courage est un peu exagéré. Nous n’en sommes pas encore à trucider ceux qui expriment leurs opinions dans les consulats. Les avancées démocratiques restent quand même remarquables.
    le problème est que les partis politiques sous la pression incessante de la monarchie les poussant à se remettre en question afin d’assainir les voies partisanes et redonner, en même qu’un sens, une confiance aux électeurs, ne savent plus sur quel pied danser. ils ont été pendant tellement longtemps au service de la monarchie qu’ils ne comprennent plus trop qu’on leur demande d’être ce qu’ils ont toujours du être, au service du peuple


  • kb kb 18 octobre 2018 16:02

    @Popov

    Je ne suis pas particulièrement adepte du discours exutoire accusant le « méchant » occident de tous les maux du monde musulman et je reste capable de distanciation pour mener une autocritique sévère à l’encontre d’une pensée islamique (et non l’islam de manière intrinsèque tel qu’enseigné par notre prophète [saw] ) battant de l’aile sous la poussée (à partir du Xe siècle) d’une autorité savante encore bien plus virulente que Ghazali que vous aviez évoqué précédemment.

    les premiers siècles de l’Hégire s’étant  caractérisés par une attitude de tolérance à l’égard de la liberté d’exégèse dans le domaine religieux, ce qui présentait le risque de voir ce libre examen des écritures  donner naissance à des dizaines d’écoles de pensée islamique disposant chacune de son propre corpus théologique, les ulémas ne pouvaient que craindre de voir ce nombre se multiplier à l’infini et finalement dénaturer le message islamique originel.

    La solution qui se proposa alors à l’autorité savante du Xe siècle pour parer à cette situation fut de précipiter l’établissement d’un consensus (ijmâ‘) interdisant le libre examen des Écritures ; ce consensus désigné sous l’appellation de « fermeture de la porte de la jurisprudence » (ghalq bâb al-ijtihâd) s’exprima dans la pratique par le devoir de taqlîd ou « conformisme » ; précepte impliquant de limiter l’activité du savant à l’explication et à l’interprétation du dogme tel qu’établi par les précurseurs de la pensée islamique ; à partir de là, toute velléité de novation, de critique ou de remise en doute des enseignements des Anciens allait systématiquement être taxée d’hérésie. La pensée éminemment « progressiste » dont se prévalaient les premiers docteurs de l’islam ne tarda alors plus à faire place à une nouvelle attitude de frilosité intellectuelle et de défiance collective à l’égard des sciences rationnelles, en particulier la philosophie.

    L’anathème antiphilosophique devint ainsi la règle dans l’imaginaire collectif musulman et n’épargna plus aucun esprit religieux ; pour le hanbalite Ibn al-Djûzî (1114-1200) par exemple, la philosophie serait « le principal facteur ayant perverti la foi musulmane »

     Ibn al-Salah (1181-1245) ira plus loin dans l’invective en affirmant que « la philosophie est la source de l’idiotie et de la décadence, l’essence de la perdition et de l’égarement, de l’erreur et de la perversion. » Le juriste hanafite Ibn Nadjîm (1519-1562) ne dit pas autre chose lorsqu’il déclare qu’il « existe plusieurs catégories de savoirs [dont] certains sont interdits par la religion : ce sont la philosophie, la magie, l’astronomie et la sorcellerie » Quel raccourci ! En arriver ainsi à mettre sur un même pied d’égalité négative la philosophie et la magie en dit long sur le niveau de décadence atteint par la pensée islamique entre le XIe et XIIIe siècle.

    Mais ça n’est là qu’une  petite partie des causes ayant participé par une sorte de cloisonnement doctrinal au déclin de la civilisation islamique. De mon modeste avis, ce sont les invasions mongoles du XIIIe siècle qui sont venus porter le coup de grâce à cette civilisation qui ne s’est jamais remise de la chute de Bagdad  et de ses conséquences désastreuses en matière de destruction du  patrimoine aussi bien savant qu’économique. Ce qui a pu être sauvé fut de nouveau, en partie détruit et en partie récupéré lors de  la reconquista castillano- portugaise en péninsule Ibérique.

    Juste pour dire que la décadence d’une civilisation n’est pas un  problème de gènes véhiculé par je ne sais quel effet causal de la consanguinité, une grosse aberration méprisante et raciste, mais celui d’un mouvement de tensions géopolitiques où très souvent les religions ont servi de boosters dynamiques. D’ailleurs il y a une grande similitude entre la chute de Rome sous les invasions barbares et celle de Bagdad par les mongols.

    Sinon juste d’un point de vue d’honnêteté intellectuelle il n’y a pas de comparaison possible entre l’occupation de la péninsule ibérique par les arabes et la colonisation occidentale lorsque l’on compare ce que chacune a apporté en matière de développement.

    Toujours est-il que la nouvelle chute de Bagdad semble fortement véhiculer un symbole messianique d’après les déclarations d’anthologie de ses instigateurs, rois d’un nouvel empire que l’on ne peut que qualifier de barbare malgré son apparence civilisée.    



  • kb kb 16 octobre 2018 13:25

    sinon un petit lien avec un point de vue un peu plus rationnel




  • kb kb 16 octobre 2018 13:23

    @POPOV

    Merci encore une fois d’accorder autant d’intérêt si bien documenté à ma petite contribution et désolé si je vous ai semblé vouloir clore le débat mais ça n’était pas du tout mon intention.

    Sans doute avez-vous un peu raison lorsque vous attribuez à Ghazali le déclin scientifique du monde musulman même si je doute fortement que son concept philosophique ait eu pour objectif d’asseoir une quelconque suprématie des scientifiques de l’époque. Ghazali n’a magnifié Dieu dans son concept que pour éviter justement qu’il n’arpente le côté obscur de la philosophie menant à une conception nihiliste d’un monde où la volonté de puissance fait loi. Ce qui a fini par arriver à en juger par celle dont font preuve les grandes puissances semant chaos et désolation dans un but purement prédateur caché sous un gros mensonge d’intention œcuménique de démocratisation.

    Quant aux liens proposés pour illustrer ce corollaire sophiste de la consanguinité sur la débilité ambiante du monde arabo-musulman ils restent autant douteux que ridicules par leur volonté de nuisance même pas cachée à lire les titres des pages et des sites. Je peux vous renvoyer à des sites qui expliquent tout et son contraire par les mêmes procédés.

    L’argument du premier lien suffit à lui seul à réduire à néant toute la théorie insidieuse de l’impact de la consanguinité. Comment, un peuple (juif), dont la consanguinité est pratiquée à un degré encore plus poussé  que celle pratiquée chez les musulmans (chez les juifs, les mariages entre oncles/nièces et tantes/neveux sont aussi permis) présente le plus grand nombre de prix Nobel ?

    Sans doute faut-il chercher les causes ailleurs. Il n’y a pas de peuple plus débile que d’autres. il n’y a que des volontés politiques et des structures de développement et d’apprentissages différents. et vu ce qui est en train de se manigancer actuellement on n’est pas de considérer que celle du monde arabo musulman ont été réduites à néant par la volonté destructrice d’un occident n’ayant jamais pardonné à l’islam de lui renvoyer l’image de sa propre dégénérescence humaniste car si en corollaire, être intelligent et développé consiste à posséder la plus grande capacité de nuisance (bombe atomique et autres arsenaux de guerres) je préfère encore rester du côté des humains même si jugé débile.

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