Il ne devrait pas exister de "fruit du viol", car le viol ne devrait tout simplement pas exister : c’est un crime, une atteinte à l’intégrité physique et psychologique d’autrui. Mais il ne figure nulle part dans le droit canon. Dans le cas contraire, le clergé verrait ses rangs sérieusement éclaircis.
Votre commentaire rejoint l’avis de la curie : "Un avortement est plus grave qu’un viol." Vous tournez en rond. Le problème posé ici, c’est celui du devenir d’une enfant de 9 ans, enceinte de jumeaux, et en danger de mort, dûment constaté par le corps médical. Qui fallait-il sauver ? Les deux embryons ou l’enfant victime du viol ? Dans les deux cas, il y aurait eu des victimes. Et dans les deux cas, le commandement du décalogue "tu ne tueras pas" aurait été mis à mal. D’où l’embarras, le cas de conscience des dignitaires du clergé face à deux préceptes qui dans ce cas, viennent se contredire : comment pouvait-on admettre qu’une enfant de 9 ans perde la vie, à cause d’un violeur, pour la naissance très hypothétique de deux enfants. Peut-être même que les deux enfants et la mère auraient perdu la vie. Vous ne savez rien de l’état de la mère, et le clergé est certainement bien mal placé pour donner un avis médical. A chacun son métier...
J’aimerais néanmoins poser une question aux docteurs de la foi qui moralisent sur ce forum : un foetus a-t-il une âme ? ? ?
Il me semble qu’une chose vous échappe totalement : il ne s’agit pas de dire ce que devrait être une pub pour racoler des profs, mais de se poser la question de l’existence même de celle-ci, car il y a peu d’années encore, il n’était nul besoin de susciter les vocations. L’enseignement en général n’avait pas besoin de publicité pour recruter et les places ne restaient jamais vacantes.
Voilà où est le problème. Un peu comme les emplois d’infirmières, dont personne ne veut plus, même en période de crise. Curieux, non ?
"imposition d’un âge minimal des époux (pour éviter le mariage d’enfants, et notamment des très jeunes filles). Actuellement, aux termes du code de droit canonique, le mariage religieux dans l’Eglise catholique ne peut pas être contracté avant 14 ans pour la femme et 16 ans pour l’homme (canon 1083)."
M.Piffard, pourriez-vous nous dire, s’il vous plaît, quels étaient les âges nubiles respectifs de la femme et de l’homme jusqu’à la Révolution ? Vous l’ignorez ? Peu importe, je vais vous aider : en droit canon (seul applicable à l’époque en la matière), la femme était nubile à 12 ans, l’homme à 14 ans.
C’est la Révolution qui, à partir de septembre 1792, fera porter ces âges à 13 et 15 ans. Contrairement à ce que vous affirmez, c’est le Code napoléon (1804) qui relèvera ces âges à 15 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons. Vous connaissez bien mal le "droit" catholique et son histoire. http://fr.wikipedia.org/wiki/Nubilit%C3%A9