mais pour la société le but du travail est de fournir à tous ce qui permet de vivre.
Est-ce une plaisanterie ? Ne savez-vous pas qu’à l’heure actuelle, 7 millions de français vivent en-dessous du seuil de pauvreté ?
Les nouvelles règlementations concernant les seniors ne seront pas appliquées. Le seul but de la manoeuvre est de faire sortir les quinquagénaires du système, par n’importe quel moyen, et de ne plus leur verser leurs indemnités : c’est le patronnat qui tient les cordons de la bourse des ASSEDICS !
Il est bien évident qu’on proposera n’importe quel boulot, à n’importe quelles conditions. Une fois les gens sortis du système d’indemnisation du chômage, ils n’auront plus qu’une solution pour survivre : accepter n’importe quel boulot, à n’importe quel prix. C’est la situation anglaise à la Thatcher qui les attend !
"Yet apart from the debates of the European parliament, ignored by most European citizens, there is no public deliberative democracy, no equivalent of national political controversies, no mass, continent-wide conversation - or, in a more portentous jargon, European public sphere. Except about football - and more recently, Madeleine - the pan-European conversations are generally elite conversations. And the biggest single reason for this is quite simply that we speak and think in so many different languages. The heart of Europe’s democracy problem is not Brussels, it’s Babel."
Vous, je vous soupçonne de vouloir nous proposer un remède à cette Tour de Babel !
L’Esperento ? Humm ? Qu’en pensez-vous ?
Je me permets de ne pas être d’accord avec ce texte. S’il existe un déficit de démocratie en Europe, c’est bien de la responsabilité des dirigeants de chaque pays, pas de la diversité des langues. Néanmoins, le multilinguisme européen est un phénomène qui peut poser problème.
Je pense que, pour un américain "moyen", qui a l’habitude d’entendre baragouiner sa langue dans à peu près tous les pays du monde, ce qui le dispense de faire le moindre effort, cette situation peut apparaître surréaliste.
Dans un rapport, il y a toujours à boire et à manger, et chacun y trouve ce qu’il veut.
Ce qui est indiqué est qu’en plus de participer à l’éveil scientifique, à l’acquisition d’une méthode, de la rigueur, et d’un savoir, cet enseignement expérimental a aussi, comme bonus, un effet positif sur l’expression, orale et écrite. C’est apparemment d’autant plus remarquable dans les classes à forte population d’origine étrangère... L’article n’a pas pour objectif de discuter du contenu des enseignements de français, mais simplement de mettre en avant le rôle très positif de l’enseignement des sciences expérimentales dans le primaire, et le risque de sa disparition si l’on réduit trop les horaires.
Et c’est justement là qu’à mon avis, on se trompe : pour qu’une pensée se formule, s’exprime, il est nécessaire de maîtriser la langue le plus tôt possible. Essayez de penser dans une langue que vous ne maîtrisez pas et je veux bien qu’on en discute à nouveau.
Utiliser les activités scientifiques pour développer la langue, la logique ou tout ce que vous voudrez, c’est les détourner de leur but premier, celui de s’approprier une méthodologie et des connaissances basées sur l’observation ou l’expérimentation. Sans compter que la logique existe dans l’apprentissage de la langue, ce qu’on se garde bien de faire actuellement. A ce titre, je pose même une autre question : comment un enfant du primaire peut-il prétendre apprendre correctement une langue étrangère en 6° sans la moindre notion de grammaire ?
Je ne suis donc pas surpris que de nombreux gamins ne soient plus intéressés par les activités scientifiques : si cela devient un pensum ou des activités de français supplémentaires, je comprends alors mieux le désintérêt des enfants. Cela me fait penser à un de mes enfants, qui aimait bien dessiner et peindre. Un jour, il est rentré à la maison avec une mauvaise note d’interrogation écrite de... dessin. Il n’a jamais plus dessiné ni peint par la suite. On l’a dégoûté de la même façon de l’Histoire-Géo.
Mon opinion : l’ "appropriation" de la langue doit se faire avant et en dehors de toutes les autres activités ; ce n’est pas incompatible avec le développement de la logique, de l’analyse, qui peuvent très bien s’acquérir par l’étude de la grammaire.
Dans le cas contraire, c’est mettre la charrue avant les boeufs : comment peut-on demander à un enfant de formuler sa pensée à l’aide d’un outil quasi-inexistant ?
Le risque de disparition des disciplines scientifiques à l’école primaire c’est de vouloir y mêler d’autres disciplines, comme le risque de voir le goût artistique s’étioler est d’en faire une discipline "intellectuelle". On ne fait pas une interrogation écrite de dessin-peinture sans risquer de décourager les enfants : le dessin et la peinture s’apprennent à l’école et loin de tout verbiage technique. Un simple triangle des couleurs en début d’année permet à l’enfant de savoir à vie comment on fabrique les couleurs "qui manquent" à partir des trois couleurs primaires. Ça ne s’apprend même pas, ça se constate, ça se comprend et c’est acquis sans qu’il soit besoin d’en passer par l’apprentissage du français. Tout au plus le champ lexical de l’enfant s’enrichira de deux notions : harmonie et contraste.
Pour les classes à forte concentration d’étrangers, j’ai eu l’occasion de m’en expliquer et je passe sur le sujet. En tout état de cause, il n’est pas normal qu’à l’entrée en 6°, 40% des élèves soient effectivement en difficulté. Ce pourcentage, cité par Bulgroz, correspond assez bien au ressenti que j’ai sur la question.
il faudrait peut-être que toutes les femmes se mettent en grève illimitée pour montrer à quel point nous sommes indispensables au bon fonctionnement de la société...
Une certaine Lysistrata, femme de tête, avait un remède radical :