"ça ouvre des possibilités de meurtres maquillés en euthanasie."
Je ne crois pas qu’on puisse aller jusque là. Connaissez-vous des gens qui n’ont jamais manifesté le désir d’être euthanasié, car en bonne santé, se faire "euthanasier" de force ? Pas moi. Admettez que cela serait pour le moins "suspect".
Par ailleurs, je trouve la loi bien hypocrite, car, les euthanasies, il y en a dans tous les hôpitaux, et plus qu’on ne le croit : il y a une douzaine d’année, j’ai perdu mon beau-père, admis dans un hôpital pour un oedème généralisé (y compris cérébral.) Ce n’était plus qu’un corps vaguement agité de spasmes des extrémités et d’une respiration entrecoupée de sons sans signification. Il n’a jamais repris connaissance. Je me suis permis de regarder sa feuille de soins : le cocktail lytique, vous connaissez ? Il a survécu 8-10 jours, et, une nuit, nous avons reçu un coup de téléphone de l’hôpital...
Attachés à l’état de droit, nous aurions pu, soit dénoncer le traitement en cours, soit porter plainte après le décès. A part de l’argent, qu’est-ce que cela nous aurait apporté ? Autre question : combien de gens, qui n’ont aucune connaissance des médicaments administrés à un proche, sont-ils passés à côté de cas d’euthanasie induits par des combinaisons fatales de médicaments ?
La loi est une bonne chose, mais elle doit nécessairement être interprétée au cas par cas par les juges. La multiplication des "cas désespérés" sera donc génératrice d’une jurisprudence, qui n’abolira nullement la loi et qui ne mettra certainement pas la civilisation en danger : elle ne fera que recadrer certains actes répréhensibles au regard du texte brut de la loi, mais qui admettront une excuse absolutoire. Ce sera ce que vous appelez une application "juste et précise" de la loi, qu’il n’est, à mon avis, pas nécessaire de modifier.
"L’immense responsabilité du Président, cela aura été de gâcher peut-être la dernière chance de redresser le pays sans faire trop de casse."
Sans trop faire de casse ? Qu’a-t-il fait depuis son entrée à l’Elysée, sinon de la casse ?
Ce n’est pas la droite que les français ont sanctionnée par ce vote. Ce ne sont même pas les ministres. C’est l’image d’un président qui a su déplaire jusque dans son électorat. Eh, oui, beaucoup de ceux qui ont voté pour un personnage qui se paie leur tête n’ont pas renouvelé leur confiance au parti dont il est le représentant.
Mais, il y a pire : si les français "de droite" ont voté majoritairement pour Sarkozy aux présidentielles, et l’ont regretté plusieurs semaines plus tard, on a pu constater un très fort taux d’absention lors de ces municipales. La droite non-sarkoziste a dit "non", et plutôt deux fois qu’une. De là à ce que les "petits partis" de droite retrouvent leur électorat traditionnel lors de futures élections, il n’y a qu’un pas que je franchis sans hésiter.
Article merveilleusement écrit et plein de sensibilité, même si mes goûts musicaux sont ailleurs (désolé, mais je ne suis pas de votre époque. Nul n’est parfait.)
"Faut-il interdire l’athéisme ? Le président à ma connaissance n’a absoluent as remis le principe de laïcité en quetion. Il a remis en question l’intolérance et la bêtise."
Vous ne savez ni lire ni écouter (ou vous ne le souhaitez pas.) Qui a dit : « Dieu transcendant qui est dans la pensée et le cœur de chaque homme » Un président de la république (vous chercherez.)
De quel droit un président de la république (laïque) est-il le dépositaire pour affirmer que Dieu est dans le coeur de chaque homme ? N’a-t-il pas outrepassé ses prérogatives et ne s’est-il pas imiscé dans la vie spirituelle de personnes qui ne lui demandaient rien en lançant cette phrase ?
De même, où a-t-il vu que le prêtre ou le pasteur faisaient le sacrifice de leur vie en enseignant leur morale, chose que l’instituteur ne pouvait pas faire ? Il est vrai qu’il a affirmé par la suite - et ses ministres également - qu’il n’avait jamais dit cela. Néanmoins, le discours est retranscrit ici :