On sent beaucoup de déception (et de rage contenue) dans ton propos. Comme disait Raimbaud, on n’est pas sérieux quand on a 17 ans. Mais ça n’empêche pas d’avoir des convictions, ni d’aller voter un an plus tard.
En 68 on a aussi pris une raclée par les forces de l’ordre mais on a eu au moins la satisfaction de leur balancer quelques pavés dans la gueule.
Après, on est rentré dans le rang et on s’est consolé au cours des ans avec des petites victoires en forme de défaites électorales pour les nuls qui nous gouvernent.
Par exemple, Monsieur Darcos qui s’est fait virer de Périgueux démocratiquement aux dernières municipales et qui la ramène avec sa réforme de l’Education Nationale.
Darcos, c’est pas Cyrano de Bergerac, c’est Tartarin de Périgueux, mille dieux !
Vive la soixanthuitude, vive la minijupe, vive Mina, vive YSL !
"on n’est pas sérieux quand on a 17 ans" (rimbaud).
17 ans c’est le réveil d’une conscience politique chez les lycéens. Ils ne sont pas tous abrutis par la star Ac et se rendent bien compte que l’avenir proposé par l’UMP ne leur convient pas. (Quand ils regardent ce que propose l’opposition, ce n’est pas mieux).
Allez les jeunes ! montrez que vous n’êtes pas des béni-oui-oui ! et revendiquez !
Les profs soit-disants en trop pourraient servir dans des brigades pour les remplacements ou les cours de remise à niveau.
On ne peux pas être et avoir été ! Dans quelques années, quand vous serez bien endettés, il sera trop tard pour faire la révolution.