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abelard

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  • Premier article le 29/09/2012
  • Modérateur depuis le 16/04/2013
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Derniers commentaires



  • abelard 19 mars 2013 23:04

    Ben mon vieux !

    A l’annonce de la nouvelle trouvaille de nos Eurocrates chéris, j’étais à deux doigts de cesser d’aller chercher mon pain à la boulangerie d’en bas !
    Bah oui, l’idée de faire payer aux clients des banques la dinguerie de leurs propriétaires aurait très bien pu déborder dans le commerce en général !
    Imaginez ça : la boulangerie d’en bas fait faillite parce que le boulanger claque son blé (eh oui) avec des prostiputes du Bd Pigalle. Paf le lendemain vous avez les flics chez vous.
    - « Subséquemment que vous achetez votre pain à la boulangerie d’en bas ?
    - Ben oui, m’sieur l’agent, mais je ne recommencerai pas, juré !
    - Huissier saisissez tout ! Ah c’est qu’il va payer ce cochon là. Mangeur de baguette va, profiteur ! On va vous faire payer les fournisseurs de farine ! »

    Donc, disais-je, je m’apprêtais à cesser toute relation avec mon boucher, j’allais rompre avec mon coiffeur et dire à l’épicier qu’entre nous tout était fini. (Pour mon banquier, pas la peine. Ça fait des années qu’il essaye de me virer, et s’il veut taxer mon compte, vu mon découvert, c’est lui qui me devra de l’argent...)

    Et puis pof, v’la t’il pas que les Chypriotes (C’est joli « Chypriote », ça rappelle « Griotte » comme un air du « temps des cerises » quoi...) nous la font à l’Islandaise...
    Le parlement se réunit et bam, une grande baffe dans les gencives manucurées de la Troika ! Pas question de raquer pour les racketteur qu’ils balancent tout de go. Pas une voix pour le hold up et tous dans le stand up !

    Moi je dis qu’il doit y avoir un truc sur les îles. L’air du large, c’est bon pour les neurones, ça doit être une question d’iode. Ou alors c’est le phosphore dans le poisson...
    C’est ça le problème des Français, ils taquinent pas assez le goujon, vu les tanches qu’ils laissent au gouvernement.
    Ah non pardon, il y en a un de moins ce soir...
    Paraitrait que Cahuzac qui avait un coffre en Suisse à l’insu de son plein gré a été expulsé chez nos bons amis Helvètes. Je me suis laissé dire qu’il complote de voler la moumoute de mâme Merkel pour en faire des implants...



  • abelard 18 mars 2013 12:44


    A voir les situations politiques et sociales dans lesquelles se débattent les pays du sud de l’UE après la destruction programmée de leurs économies, je ne peux m’empêcher de penser à un grand auteur visionnaire du XIXème siècle.

    Ce grand écrivain, c’est bien sûr Carlo Collodi, le créateur de « Pinocchio »...

    Souvenez vous : Pinocchio est entrainé par son ami... 

    "-Tu vas où exactement ?

    -  Je vais vivre dans le plus beau pays du monde, un vrai pays de cocagne !

    -  Comment s’appelle ce pays ?

    -  C’est le Pays des Jouets. Tu ne veux pas venir avec moi ?

    -  Moi ? Certainement pas !

    -  Tu as tort, Pinocchio ! Si tu ne viens pas, tu t’en repentiras, crois-moi. Car où trouver ailleurs un pays aussi idyllique pour nous autres les enfants ? Il n’y a ni école, ni maîtres, ni livres. Dans ce pays béni, il n’y a rien à apprendre. Ici, le jeudi est un jour de congé. Eh bien, dans ce pays, la semaine se compose de six jeudis, plus le dimanche. Les grandes vacances commencent le Premier de l’An et finissent à la Saint-Sylvestre. Voilà un pays qui me convient parfaitement ! Tous les pays civilisés devraient lui res­sembler.« 

    Eh bien, chers agoranautes, nous y sommes tous en ce moment au Pays des jouets !
    Nous nous sommes déjà transformés en ânes et nous serons bientôt vendus comme esclaves. C’est ce qui est arrivé au peuple Grec dont les forces vives, la jeunesse diplomée, va se louer à not’ bon maît’ germanique...

     »Et le cocher ?

    Imaginez un petit bonhomme plus large que haut, mou et onctueux comme une motte de beurre, au visage comme une pomme de rose, avec une petite bouche toujours rieuse et une voix douce et caressante comme celle d’un chat cherchant à s’attirer les bonnes grâces de la maîtresse de maison. 

    Dés qu’ils le voyaient, tous les enfants étaient séduits et se mettaient à courir pour monter dans sa charrette qui devait les emmener dans ce pays de cocagne que les cartes de géographie désignent sous le nom de « Pays des Jouets ».« 

    Nos cochers à nous ont tenus à peu près le même discours. Il est bien entendu que nous sommes des enfants puisque nos dirigeants, lorsqu’ils voient leurs politiques un peu contestées, ne jure que par la pédagogie pour nous remettre au pas !

    La pédagogie est l’art de guider les enfants.

    Nous, les peuples d’Europe, voulions la paix, la concorde, la prospérité...

    Mais nous n’avons pas voulu lutter pour ça, il aurait fallu nous battre pour réduire nos ennemis qui ont toujours été les mêmes, ceux qui par intérêts nous ont emmenés dans deux guerres mondiales (je vous suggère la lecture du livre d’Annie Lacroix-Riz »Le choix de la défaite").

    Au lieu de nous battre, nous les avons une fois de plus écoutés, enfants naïfs que nous sommes. Ils nous ont promis tout ce que nous voulions, la paix, la prospérité etc... Mais pour cela il nous fallait laisser entièrement libres, plus libres que jamais, les mêmes forces qui nous avaient causé des millions de morts...

    Et nous avons accepté ce marché de dupes. Les banques se déchaînent, elles n’ont qu’à se servir, nous sommes des peuples d’ânes.




  • abelard 12 mars 2013 00:14


    Cher Monsieur Asselineau,

    Dire que votre famille politique, tout au moins d’origine, n’est pas ma tasse de thé serait un euphémisme.
    Mais s’il y a une qualité que je vénère, c’est bien l’honnêteté.

    Et votre article l’est magistralement.

    Je me suis régalé à le lire, j’ai appris de nombreuses choses sur un sujet que je pensais maîtriser... Mille fois merci.

    Si vous le permettez, je le diffuserai largement autour de moi.



  • abelard 8 mars 2013 17:11


    Je suis globalement en phase avec le contenu de cet article bien écrit et faisant état d’une saine colère.

    Mais vous vous trompez en ce qui concerne l’esclavage.
    Le problème quand on possède des esclaves, ce que l’on en est responsable à vie. Il faut les nourrir, les vêtir, leur donner un toit et en prendre soin lorsqu’ils sont malades...
    Le salariat, qui est une invention d’esclavagistes pragmatiques et plus âpres au gain que les autres, permet justement de se dispenser ce ces responsabilités.

    On ne donne au salarié que ce qui permet de reconstituer la force de travail, c’est la définition du salaire minimum d’après Adam Smith par exemple. Et qu’il se débrouille pour manger, s’habiller et se protéger des intempéries, ce n’est plus le problème des patrons.
    Par rapport à l’esclavage, le salariat représente une gigantesque avancée sur le plan de la réduction des coûts du travail.

    D’autant qu’aujourd’hui, grâce à la crise perpétuelle, grâce à l’invocation mystique de la « comtépipivité »...euh la « comvétipitité » enfin bref le truc quoi, on en arrive à faire avaler aux employés des salaires qui se situent en dessous du salaire de subsistance.
    D’où l’émergence des fameux « travailleurs pauvres » qui ne vont que croître et se multiplier...

    A côté de ça, l’esclavage était une forme très civilisée de rapports sociaux !

    Vivement que les « bons mait’ » reviennent...



  • abelard 6 mars 2013 14:43


    « Hugo Chavez a privilégié le social plutôt que l’économie »

    C’est le titre qui figure en une de la page internet du journal le Monde en ce moment !
    N’est ce pas délectable ?
    Vous les gogos qui pensiez que l’économie ne pouvait être qu’au service des peuples ! Que l’activité, les échanges, le commerce débouchaient sur l’amélioration de la situation de tous, vous voilà douchés !
    L’économie, madame, monsieur, est un secteur qui exclut absolument le « social » c’est à dire le bien être général !
    ... Et vouloir privilégier les interêts de son peuple face aux « exigences de l’économie » est un crime affreux. C’est sans doute le dieu des marchés qui a puni Hugo Chavez.

     

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