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abelard

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  • Premier article le 29/09/2012
  • Modérateur depuis le 16/04/2013
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Derniers commentaires



  • abelard 29 novembre 2012 20:50

    J’avoue que je suis un grand amateur de films belges.
    Leur système a visiblement du bon, car pour un tout petit pays, sortir en quelques années des films de la qualité de « La merditude des choses » ou de « L’iceberg », Bravo !



  • abelard 29 novembre 2012 20:48

    Je n’ai en aucune manière la prétention de dire le beau ou le vrai, ce n’est pas mon propos. Même si, pour citer Jules Renard,« je ne suis pas certain d’avoir du goût, mais j’ai le dégoût très sûr. »

    J’ai insisté, répétant plusieurs fois, que le scénario est un métier technique. Le talent entre en jeu, bien sûr, mais quand la technique est là.
    La profession comparable à celle de scénariste est architecte.
    Nous faisons la même chose, des plans précis, techniquement fiables, faisant intervenir l’invention et le talent, mais qui ne sont pas en eux mêmes des oeuvres au sens strict.

    Si, dans votre maison, vous brisez la fenêtre du salon en ouvrant la porte des toilettes, vous pouvez dire que « c’est mal foutu » et que l’architecte n’a pas fait son métier.

    C’est exactement la même chose en ce qui concerne le scénario. Il y a de bon scénarios et de mauvais scénario, techniquement parlant. Ce qui ne veut pas dire que la réussite d’un film est liée forcément à la qualité du scénario.
    Nombre de films à grand succès s’appuient sur des scénarios lamentables : personne n’a inventé la recette du triomphe et tant mieux.

    Si un bon scénario donne au pire un film moyen, un mauvais peut très bien remporter la timbale...



  • abelard 29 novembre 2012 13:03

    Le contribuable ne finance pas le cinéma. L’argent du CNC provient des recettes en salles. Merci d’apprendre à lire.



  • abelard 29 novembre 2012 12:59

    Merci ZenZoe pour cette réaction intéressante,

    Pour parler spécifiquement du scénario, et non plus de la concurrence, bien des points restent à débattre... Le plus important reste : comment faire pour améliorer l’écriture des films français ?
    Aujourd’hui n’importe qui peut prétendre écrire un scénario, point de départ du montage d’un film dans tous ses aspects, aussi bien financier qu’artistique.
    Pour travailler, un plombier a besoin d’un CAP, un architecte d’un diplôme et un médecin d’un doctorat. Pour pouvoir figurer au générique d’un film un scénariste n’a besoin de rien, même pas de connaitre son métier.
    Il se trouve que le métier de scénariste est en grande partie technique. Il nécessite, comme je le disais, un long apprentissage. Or en le dérèglementant, toute la partie « artisanale » de cette profession particulière a disparue.
    Imaginez que votre plombier vous explique qu’il va refaire votre installation ; il n’a jamais soudé le moindre tuyau mais il sait ouvrir un robinet d’eau froide... Evidemment, il est beaucoup mois cher qu’un professionnel aguerri. Le résultat sera le même que pour les films français, ça fuira de partout... Si de plus vous disposez de quelques voisins journalistes à Telelibemondorama, ils vous diront qu’ils trouvent vos inondations très poétiques... A votre avis, combien de temps mettra le métier de plombier pour disparaitre ? Et au bout du compte qui aura gagné quoi ?
    ... Les plombiers n’auront aucun intérêt à apprendre leur métier. Vu qu’ils ne pourront pas espérer en vivre correctement pourquoi perdraient ils leur temps à apprendre à souder ? Et les « consommateurs » se résigneront à éponger. Ils apellleront ça, en tordant le nez, de la « plomberie française »...

    En ce qui concerne mes souhaits : je veux tout.
    - Je veux que personne ne puisse s’approcher d’un script s’il n’est pas qualifié pour le faire.
    - Je veux que ce métier, en tant que premier maillon d’une industrie, soit égal à tous les autres métiers. Qu’il bénéficie de protections, d’un salaire décent et de droits au chômage.

    Sans cette reconnaissance là, qui est celle de toutes les professions « techniques » (réalisateur est une profession technique reconnue et protégée) nous continuerons à avoir ce que nous avons aujourd’hui : de la crotte de gnou sur les écrans.



  • abelard 29 novembre 2012 12:00

    La concurrence, même vraie, même libre, même tout ce que vous voulez ne peut mener « naturellement » qu’au monopole ou à l’entente entre les différents acteurs.

    Que celui qui a pris un avantage sur ses concurrents finit par les dévorer, les racheter pour les tuer etc... est l’aboutissement logique et cohérent d’un « moment de concurrence ». Les exemples abondent.
    C’est même tellement connu que pour une loi « naturelle » elle demande a être encadrée très sévèrement (loi anti trust, loi anti ententes etc...) et même avec un arsenal de lois toujours plus étoffé, ça ne marche pas.

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