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Achéron

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  • Achéron 9 juillet 2008 11:09

    @ Martin D.

    Personnellement, je ne suis spécialement partisan de la théorie du complot gouvernemental... même s’il y a des faits, inconnus du public (attention : SCOOP) qui arrangent bien le gouvernement...

    Il faut savoir pour la petite histoire que la presse, et ce jusqu’au 8 juillet dernier était persuadée que le gouvernement communiquerait les cantonements touchés avec les dates de mise en application du plan de restructuration à cette même date (cf. éditions du Courrier Picard ou Parisien du 07 juillet... si je me souviens bien). Une note avait informé les militaires que cette annonce serait en fait repoussée au alentours du 17 Juillet, et ce quelques jours AVANT les évènements de Carcassonne... Le 8 au matin on apprend que la commnication sur les plans de restructuration seront annoncés le 30 juillet...

    A cette raison plusieurs hypothèses :

    H1 : le MinDèf veut donner du temps pour calmer le jeu dans la surenchère des propos diffamatoires assénés par le Président à l’encontre de l’armée... : s’auto-amputer de près de 350 000 bulletins de vote (x1.5 voire x2 : il ne faut pas négliger les conjoints des militaires, qui votent aussi... oups !) n’est pas une chose à prendre à la "bravache" comme l’a montré notre Président avec le droit de grève...

    H2 : le gouvernement craint des incidents à l’occasion du 14 juillet. La peur d’un assassinat à la Hanouar El Saddate ??? J’espère qu’il n’est pas tombé dans ce ridicule là... mais plutôt des petites "agaceries" du type faire défiler, pour un Chef de Corps, son régiment crosse en l’air (du plus bel effet devant la tribune officielle et son parterre de sommités...arf !) ou refuser de saluer au passage de la revue des troupes (ou toujours devant la tribune pour un impact médiatique maxi : les militaires savent aussi jouer avec les caméra. N’oubliez pas que ce sont eux qui ont inventé la guerre psychologique (les fameux PsyOps)).

    H3 : le gouvernement et surtout le Mindèf veut se donner le temps de trouver le "quarteron" du groupe SURCOUF afin de cibler la foudre qui ne manqera pas de s’abattre sur eux (sans doute qu’on ce dirige vers le rétablissement du crime de "Lèse-Majesté", avec pal, écartèlement en place de grève et tout ce qui s’en suit...) afin de "couper les têtes qui dépassent " et couper court (arf !) à tout mouvement contestataire venant des rangs de l’armée, censée être aux ordres du gouvernement le petit doigt sur la couture du pantalon et surtout censée fermer sa gueule... malheureusement les GENDARMES ont créés un précédent malheureux et le gouvernement craint la CONTAGION... du coup on applique la remède type "vache folle" : "décimez moi le troupeau !"

    Je parie qu’en cherchant un peu plus, je suis à même d’en trouver d’autres :

    H4 et entre parenthèse : un gouvernement qui doit s’y prendre à plus de 4 fois pour communiquer un plan sensé avoir été mûri depuis un bout de temps, si ça c’est pas de l’amateurisme, je ne vois pas ce qui peut être "couvert " par cet adjectif...



  • Achéron 9 juillet 2008 10:24
     
    à E-fred

    Je vais répondre, comme promis, à vos questions :

    "Je n’ai jamais entendu dire qu’un tir à balle réelle ne fait qu"endommager le canon et ce que vous en dites : ]...[ "plus d’obstruction du canon, donc le tir se poursuit normalement (si on est en rafale), un peu comme avec un fusil à pompe avec un canon scié... avec les mêmes répercussions sur la balistique (plus de dispersion des balles suivantes, conjugué à l’effet naturel de dispersion dû aux rampes hélicoïdales participant à la mise rotation de la munition, contribuant à l’augmentation de sa vélocité, à l’accroissement de son pouvoir de perforation et à la diminution de la flêche de sa courbe de trajectoire). "

    Le texte en gras donne en fait le rôle des "rayures" du canon et non le résultat obtenu suite à l’explosion du canon et à l’expulsion du BTB. Ce qui entraîne une plus grande dispersion des munitions tirées en rafale (et qui éclairci en partie l’interrogation que vous soulevez ensuite : "je reste étonné qu’avec ce type de munition, il y ait "seulement 17 blessés""). Je ne l’avais peut-être pas formulé de manière très claire, voilà qui réparera cela, je pense...
     
    "
    Mais encore une fois, je suis heureux pour les victimes, nous et pour le sergent qu’il n’y ait eût que des blessés ! "

    Moi j’irais jusqu’à qualifier ça de miracle ou de "monstrueux coup de bol"...


  • Achéron 9 juillet 2008 08:43
    Cei est ; en partie, le post que j’avais écris dans l’article  "Carcassonne : quand l’armée française tire sur la foule" envoyé le 3 juillet 2008 à 14H01 en réponse à Cambronne à propos de cet article de Mr Rakotoarison. Je vais en profiter pour l’afiner...

    "En tant qu’ancien militaire, Sous-Officier munitionnaire de mon unité puis Instructeur de Tir de mon régiment je vais me permettre d’apporter quelques précisions, tant m’indisposent les commentaires et les supputations des uns et des autres. Qu’ils soient journalistes ou non et n’ayant probablement, pour une majorité d’entre-eux, jamais tenu cette arme dans leurs mains de leur vie, leur acharnement à tirer des hypothèses scabreuses à partir de données techniques qu’ils ont raccolées de gauche et de droite afin d’en faire des commentaires sans queue ni tête afin de s’autoriser à dire tout et surtout n’importe quoi à le don de m’exaspérer.

    plusieurs précisions donc ...

    Le BTB n’empêche en rien le tir de munition réelles : il ne s’agit pas d’une sécurité (dispositif intégré à l’arme, sur lequel l’action de l’homme est impossible, pour empêcher le tir en cas de mauvaise manipulation ou de mauvais fonctionnement de l’arme), ni d’une sûreté (dispositif actionné par l’homme afin de neutraliser le tir). Le BTB est fixé sur le manchon cache-famme de l’arme par une tige enfoncée dans le canon, vissée dans le corps du BTB qui vient prendre appuis sur la partie arrière du cache flamme afin de le maintenir en position. Ce même cache-flamme est maintenu, quant à lui, par un simple pas-de-vis taraudé sur le fût du canon sur à peu près 1.5 à 2 cm (de mémoire). ce qui amoindrit la solidité du canon à cet endroit (fatalement puiqu’il y a moins de métal...CQFD). Ce BTB sert à faire fonctionner le système de réarmement par emprunt de gaz dont est équipé le FAMAS, système inopérant avec des munitions à blanc contenant moins de poudre, et dont le seul but est de produire une détonation. Cette munition reste dangereuse en dessous d’une portée de 3 m (effet de souffle + résidus de poudre en combustion).

    CE QUI SE PASSE EN CAS DE TIR AVAC UN BTB  : Si une munition de type "guerre" est mise à feu, le projectile vient heurter la tige filetée en acier du BTB qui mesure environ 8cm. Un point de rupture se produit donc au niveau de la base du pas de vis du cache flamme qui retient lui-même le BTB : le canon casse net et le projectile projette le BTB à quelques mètres,. Cette "fragilité" du canon permet de protéger le tireur de l’explosion de son canon, en cas d’obstruction involontaire (caillou, bouchon de boue, etc.). La suite est logique : plus d’obstruction du canon, donc le tir se poursuit normalement (si on est en rafale), un peu comme avec un fusil à pompe avec un canon scié... avec les mêmes répercussions sur la balistique (plus de dispersion des balles suivantes, conjugué à l’effet naturel de dispersion dû aux rampes hélicoïdales participant à la mise rotation de la munition, contribuant à l’augmentation de sa vélocité, à l’accroissement de son pouvoir de perforation et à la diminution de la flêche de sa courbe de trajectoire). Ce type d’incident arrive "fréquemment" dans les unités de combat (j’en ai été le témoin) notamment lors des exercices de tir de nuits inclus dans des périodes de "Drill" terrain de plusieurs jours : la fatigue aidant, l’attention des cadres peut se relâcher et l’inspection des armes réglementaire avant tout tir et obligatoire après chaque séance (voire à chaque montée/descente de l’arme sur le pas de tir) être "bâclée", ce qui n’est pas pour autant une excuse...

    EN CE QUI CONCERNE LES MUNITIONS DE GUERRE NON REVERSEES  : Hier soir dans l’émission "C’est dans l’air" sur ARTE, il a été dit par l’un des intervenants miltaires d’un des reportages que le munitionnaire de l’unité élémentaire (la compagnie, pour les néophytes) responsable de leur distribution au pas de tir à droit à un taux de perte des étuis (le terme douille est réservé aux munitions d’un calibre supérieur à 20mm, soit dit en passant, mais là je pinaille...) de 4/1000. Exact. mais ce taux monte à 10/1000 en cas de tir sur "stand" ouvert (comprendre : en pleine nature)... ce qui inclus de tirer dans des conditons parfois exécrables : boue/neige/sable... où retrouver TOUS les étuis devient parfois une gageure. Ce qui nous amène généralement, enfin quand je dis nous je devrais plutôt dire le sous officier munitionnaire, à adopter un "système D" (baptisé le "French System" par non amis anglo-saxons, ça veut tout dire...) regrettable mais tout -à-fait compréhensible : plutôt que de passer 3 heures (au sens propre du terme) à râtisser la zône de tir (impératifs horaires oblige) et sachant que les munitions tirées en stand "couvert" sont généralement retrouvées à 100%, le Sous-Off TAM (Tir-Armement-Munitions) prélève lors des séances de tir en stand lourd les fameux 4/1000 jusqu’à ce constituer un petit stock de munitions "de secours", qu’il suffira de faire tirer ultérieurement pour "avoir le compte" en cas de dépassement des quotas de perte... Pourquoi ne pas ce contenter de prendre des étuis de munitions déjà tirées, me direz-vous à juste raison ? Parce qu’il est notoire dans toutes les unités de combats (dans toutes celles que j’ai fréquentées en tous cas...) que certains se constituent généralement des "chargeurs de sécurité", "pour le cas où"... Je l’ai vu faire à maintes reprises. "

    Il est extrêmement simple de subtiliser des munitions de guerre sur un pas de tir, malgré toute l’attention dont peuvent faire preuve le sous-officier munitionnaire, responsable de la distribution de ces munitions, et du directeur de tir, officier ou sous-officier titulaire du Brevet Supérieur de Technicien de l’Armée de Terre (nouvelle mouture du Brevet Militaire Professionnel du 2e degré (BMP2) pour les plus anciens qui nous lisent).

    Je pense qu’il peut être utile de décrire aux néophytes le déroulement d’une séance de tir, afin que ceux ayant des doutes persistants puissent, à l’issue, me poser toutes les questions qu’ils voudront bien me poser, et auxquelles je répondrai sans tabou...

    temps 1 : le munitionnaire va percevoir les munitions de tir auprès de l’officier munitionnaire du régiment, dans la soute centralisée sous alarme avec sas de sécurité... Il lui est remis la quantité de munitions dont il a fait la demande, en conformité avec une activité de tir planifiée et enregistrée par le BOI (Bureau Opérations et Instruction) du régiment, en échange de sa signature sur le bon de perception...

    Temps 2 : le munitionnaire rejoint la section au "pas de tir", et pendant que celle-ci reste en arrière, le munitionnaire assisté par un à plusieurs "adjoints", "graille" (approvisionne) les chargeurs vides. Ceux-ci sont soit en caisses conditionnées et perçu à l’armurerie en même temps que les armes (rappelons que les armes et les munitions ne sont jamais stockées au même endroit pour des raisons de sécurité évidentes...) soit "récoltés" parmis les chargeurs faisant partie du paquetage de chaque homme composant la section qui arrive au tir. les chargeurs sont graillés avec l’exacte quantité nécessaire à l’exercice, pas une de plus ni de moins...

    Temps 3 : la section est scindée en "séries de tir" en fonction du nombre de postes (places) de tir disponible (de 4 en stand couvert jusqu’à 30 en stand découvert). chaque série passe au pas de tir l’une après l’autre... si chaque homme tire avec son arme celle ci est inspectée par le Directeur de Tir avant et après le tir de la série en cours... puis chaque arme est de nouveau inspectée en fin de séance de tir. Si les armes sont les mêmes pour toute la section seule l’inspection avant et après la séance sont effectuées. Nota (mais qui a sont importance) : chaque homme est responsable de l’inspection initiale avant le tir pour l’arme et des chargeurs dont il est responsable => Ce qui, en d’autres terme veut dire que pour l’incident de Carcassonne, le Sergent incriminé est, au yeux du manuel de référence de l’instruction sur le tir, doublement mais seul coupable, d’une part en tant que responsable de son arme, d’autre part en tant que munitionnaire de l’unité...il n’y a pas de directeur de tir responsable lors de ce genre de séance d’entraînement "à blanc" => Le responsable devient celui qui a planifié et encadré cette séance, selon le vieil axiome militaire q’on m’a maintes fois rabâché et qui dit "non coupable mais responsable..."

    temps 4 : toutes les séries sont passées, on effectue alors le ramassage des étuis des cartouches : c’est à ce moment que les "disparitions "sont constatées mais ce qui ne veut pas dire que c’est uniquement à ce moment qu’elles peuvent se produire... Ces "pertes" (rappel : 4/1000 en stand couvert, 10/1000 en découvert) peuvent en effet se produire à chaque série, si le tireur décide pour raison que lui seul connait de subtiliser une à plusieur cartouches (une seule par série en général sinon cela devient trop voyant...) qui passeront sur le taux de perte.... si ce taux de perte est supérieur au taux toléré, le munitionnaire "recomplète" (cf. supra la méthode employée) le nombre manquant jusqu’à arriver au quotas acceptable...

    Ce qui signifie qu’en très peut de temps (moins d’un an) chaque homme peut potentiellement se retrouver en possession d’un chargeur de munitions de guerre sans que personne ne s’en apperçoive... puisqu’on ne fouille pas les tireurs en fin de séance de tir (nota importante : chaque homme, au moment de ses "classes" signe un engagement sur l’honneur à ne pas se livrer au détournement de munitions réelles ou à blanc...)... c’est là la faiblesse du système...

    temps 5 : le munitionnaire part reverser les étuis vides à la soute principale du régiment, ces étuis sont soit comptés (remis sur barettes chargeur de 10) soit pesées dans le cas des trops grandes quantités (autre possibilité de "gruge" à ce moment là...) et donne le reçu indiquant le nombre de munitions tirées et le nombre de celles non-consommées et reversées en soute, reçu contre signé par le commandant de l’unité (capitaine) dont la section de tir est issue...

    Comme on le voit, les possibilités et les causes de détournement de munitions existent et sont nombreuses... Nombres de cadres des unités de combat préfèrent se voiler la face sur un phénomène connu de tous et qui a TOUJOURS existé, même si les bavures restent extrêment rares...

    Maintenant en ce qui concerne le mélange des munitions "réelles" et "à blanc" l’explication est aussi dramatiquement simple que stupide : ce fameux "chargeur de sécurité" (cf. supra) reste généralement "à demeure" dans l’équipement des hommes qui se le sont constitué... Les équipements dont sont dotés l’armée française prévoient un emplacement pour "6" chargeurs, que se soient les équipements FAMAS ancienne génération ou les "gilets de combat" en dotation depuis peu...

    Une personne disposant d’un chargeur illicite "de sécurité" dispose dont d’un chargeur plein et de 5 vides... hors la démonstration de la JPO de Carcassonne (Journée Portes Ouvertes) comprenait "6" exercices basés sur le "Drill" (méthode anglaise prônant la répétition d’une action simple ou d’actiions combinées jusqu’à ce que celle-ci devienne un automatisme).

    Ce que j’en déduit :

    Ce sergent, munitionnaire, possédait un de ces fameux chargeurs pleins, et a réparti les munitions à blanc sur les 5 autres chargeurs vides disponibles, mais dans le feu de l’action (si j’ose dire)combiné à l’automatisation de ces gestes, il a enchaîné les 6 chargeurs (1 par répétition) ce qui à abouti au drame...

    Merci de m’avoir lu jusqu’au bout pour ceux qui l’auront fait... mais il me semble que cela éclaire pas mal de zones d’ombres sur lesquelles se livrent pas mal de supputations plus ou moins vaseuses...


  • Achéron 8 juillet 2008 14:26


    @ Soleil2B

     " vous pouvez confirmer que le système n’est plus du tout le même entre une MAT 49/56 et un Famas ? "

    Je n’ai pas connu ce système que vous appelez "brise-balle" (j’ai bien connu celui appelé "casse-c---" mais il s’appliquait en d’autres circonstances...) , même si j’ai connu le MAS 49/56 au tout début, en préparation militaire en 1987 (le FAMAS est entré en service en 1981, et oui, près de 30 ans déjà !!!) et son système de tir à blanc était déjà très similaire à celui du FAMAS aujourd’hui (ce dernier en est un dérivé au plan purement technique, à mon sens..., même si la forme à quelque peu évolué entre temps...).




  • Achéron 4 juillet 2008 08:12

    « Pour des gens dont la fidélité au chef est un principe, cette découverte est douloureuse. D’autant qu’elle concerne un président de droite, pour lequel la majorité des militaires a voté. »

    juste pour info, ce texte est issu intégralement du site "Secret Défense" du Journal LIBERATION, animé et écrit par le journaliste JDM en date du 01/07/2008... si ce texte a été cité sans sa référence, c’est ce qu’il me semble qu’on appelle du plagiat... non ???

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