@velosolex Le rapport reprend fidèlement les assertions
mensongères des Russes, expliquant que les cibles qu’ils visent,
hopitaux, maternités, écoles, sont des lieux de casernement, en dépit
des évidences, et des nombreuses observations satellitaires américaines,
et des expertises internationales.
Quelles évidences ? Quelles observations ? (SOURCES) Que les troupes ukrainiennes sont repliées dans des lieux civils n’est pas seulement documenté par Amnesty International, mais aussi confirmé par l’entourage de Zelinski même. Ainsi Mikhail Podolyak, le conseillé de Zelenski, a déclaré au New York Times que l’armée ukrainienne utilise la tactique de la guérilla urbaine : "“The Russians fight poorly in the cities,” Mr. Podolyak said. “In the
cities, it is possible to maneuver, and find cover, and you minimize
losses ; you can resist a longer time and inflict significant casualties
on the Russians.” https://www.nytimes.com/live/2022/06/14/world/russia-ukraine-war-news
Ce n’est pas la peine d’étaler votre mauvaise foi en coupant les cheveux en quatre. Toute votre argumentation tient du fait qu’il n’y a pas de preuve que Roland Dumas s’est exprimé sur une non extension de l’OTAN et que par conséquent les promesses occidentales de non extension faites aux russes sont des mensonges. Or il existe toute une littérature qui prouve le contraire, comme par exemple cet article du Washington Post de février 1990. https://www.washingtonpost.com/archive/politics/1990/02/03/west-german-meets-privately-with-baker/f1682e37-285f-45fd-ad44-259748c8764f/
Contrairement à ce que suggère l’article, Roland Dumas n’a pas participé aux négociations d’une non extension de l’OTAN (dommage pour la caisse de champagne). En fait, la France ne faisant pas partie de l’OTAN à l’époque, n’a eu aucun rôle. Lors de la rencontre entre Mitterrand et Gorbatchev du 25 mai 1990 où le sujet fût abordé, seuls Jacques Attali et le conseiller Vadim Zagladin étaient présents.
En fait c’est Hans-Dietrich Genscher alors ministre des affaires étrangères de l’Allemagne de l’ouest, qui lors d’un discours le 31 janvier 1990 à Tutzing en Bavière fût le premier à formuler l’idée de la non extension de l’OTAN en échange de la réunification de l’Allemagne.
Outre Hans-Dietrich Genscher, les principaux acteurs des négociations étaient Gorbatchev, Eduard Shevardnadze, Vladimir Kryuchkov, Helmut Kohl, James Baker, George H Bush, Robert Gates, Margaret Thatcher, Douglas Hurd, John Major.
Suite à ces négociations aucun traité fût signé, les russes faisant confiance aux assurances verbales des occidentaux. Ces promesses furent brisées lorsque l’administration Clinton autorisa en 1998 l’extension de l’OTAN vers l’est ; extension décriée par George Kennan (ancien ambassadeur US à Moscou pendant la guerre froide) comme une erreur stratégique.
Bref, la parole des occidentaux ne vaut pas un kopek.