Il faut souligner le rôle qu’a joué Boris Johnson (certainement en concertation avec Washington) dans l’échec des négociations de paix à Ankara en mars 2022.
Au lendemain du massacre sous faux drapeau de Bucha perpétré par l’unité Safari du bataillon Azov, Boris Johnson a enjoint Zelensky de cesser de négocier avec Poutine au prétexte que « c’était un barbare qui avait du sang sur les mains » et en contrepartie avait promis assistance militaire, financière et diplomatique dans la poursuite de la guerre contre la Russie.
Pour mémoire, les pourparlers entre la Russie et l’Ukraine avaient abouti à « presque un accord » sur quatre
des six points soulevés à la table des négociations :
1 La neutralité de l’Ukraine (qu’elle ne peut pas entrer dans
l’OTAN)
2 Le désarmement et les garanties de sécurité mutuelle
3 Le
processus que la partie russe appelle « dénazification »
4 La
suppression des obstacles à l’utilisation généralisée du russe en
Ukraine