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alain-desert

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De formation ingénieur, je me suis intéressé très tôt aux systèmes dynamiques, et par voie de conséquence à l'analyse systémique (ou approche systémique), une discipline qui permet l'analyse et une meilleure compréhension des systèmes complexes (pris au sens large : système économique, système écologique, système vivant, ...) afin de mieux agir. L'analyse de la complexité du monde d'aujourd'hui ne peut plus se satisfaire de la seule méthode analytique (approche réductrice par composants). J'ai donc un attrait particulier pour l'étude des systèmes en général, l'analyse de leurs comportements et de leurs dynamiques, ainsi que pour les analyses de performances.
 
Je suis un passionné de déserts, en particulier le Sahara (Algérie, Libye, Niger). Nombreuses escapades dans ces milieux où l'essentiel chasse le futile. Chaque nuit passée à la belle étoile reste un souvenir unique qui renforce la notion de liberté.
 
Intérêt particulier pour la physiologie de l'effort, dans un cadre d'analyse systémique.

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  • Premier article le 21/05/2012
  • Modérateur depuis le 24/07/2012
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Derniers commentaires



  • alain-desert alain-desert 7 novembre 2013 12:49

    Bon, je crois qu’on est à peu près d’accord. L’extrapolation à la France n’était qu’un exercice théorique (j’avais bien précisé toutes choses égales par ailleurs). Il faudra aussi tempérer les progrès technologiques apportés par l’EPR (soumission à l’épreuve du temps et à son régime opérationnel) par le vieillissement des centrales, ce qui ne me paraît pas très rassurant en matière de sécurité. C’est plus pertinent peut-être de raisonner à l’échelle mondiale car la radioactivité connaît peu les frontières, et l’accident des autres devient vite notre problème (les américains disent souvent à propos du dollar : c’est notre monnaie, mais c’est votre problème ! juste pour sourire)



  • alain-desert alain-desert 6 novembre 2013 09:05

    Il y a les morts, mais il y a aussi toutes les conséquences sur le très long terme (que j’ai évoquéées dans l’article). Est-il normal de laisser un tel héritage aux générations futures ? Pourquoi leur confier ces sites cauchemardesques qu’on est incapable de démanteler. Dispersion des éléments radiocatifs, etc.



  • alain-desert alain-desert 6 novembre 2013 08:52

    Bonjour, Au delà des risques propres au fonctionnement des centrales, il y a effectivement les risques périphériques tels que celui que vous évoquez. Une preuve que l’homme ne peut gérer le très long terme, par méconnaisance de son environnement (cas des sous-sols). L’homme agit et vit sur le court terme et n’est pas construit intellecttuellement pour organiser « les choses » sur des périodes dépassant une ou deux générations.



  • alain-desert alain-desert 5 novembre 2013 16:05

    Le problème avec les statistiques, c’est qu’on est obligé de raisonner avec les données disponibles (donc celles du passé par définition). Evidemment tout changerait si on avait la possibilité d’intégrer d’un seul coup les statistiques du futur qui intégreraient les nouvelles avancées en matière de sécurité. Par exemple toutes les données statistiques dans l’aérien se basent sur le passé. Si on supposait que d’un coup de baguette magique toutes les flottes aériennes soient renouvelées avec de nouveaux appareils, on verrait alors au bout de quelques années seulement le niveau de risque diminuer. Il faut donc compter avec l’inertie des phénomènes ; l’evolution est très lente dans le domaine nucléaire et la diffusion des nouveaux procédés prendra de nombreuses années. Il faut aussi compter sur les causes exogènes (qu’on ne maîtrise pas vraiment) et pas uniquement sur les causes endogènes. Mes petits calculs n’offrent pas la rigueur que vous souhaiteriez, mais comme je l’ai dit : ordres de grandeur, toutes choses égales par ailleurs. On peut dire aussi que si le risque était bien plus infime que ce que j’énonce (par exemple un accident grave tous les 100 ans) il aurait été très peu probable d’avoir 2 acccidents de niveaux 7 à 20 d’intervalle. C’est en cela que l’ordre de grandeur doit l’emporter sur l’exactitude.



  • alain-desert alain-desert 5 novembre 2013 09:36

    On ne peut pas raisonner uniquement sur ces chiffres. Sinon il faut ajouter les accidents de la route, qui bien n’ayant rien à voir avec le risque industriel, n’en demeurent pas moins un fléau accepté. Alors pourquoi accepter autant de morts sur les routes et refuser le nucléaire qui n’aurait provoqué que quelques morts ? on voit bien que les comparaisons uniquement chiffrées sont insuffisantes. Le nucléaire, c’est autre chose. A priori ces statistiques sont incomplètes, car il y a les victimes du temps, celles qui développent des maladies graves quelques années après, etc... et là je ne suis pas sûr que nous ayons de vrais chiffres.

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