Des millions de migrants occidentaux inondent l’Asie, l’Amérique du Sud et même l’Afrique
1135 vues12 novembre 2018
Le journaliste-écrivain
américain d’origine russe André Vltchek, qui voyage dans ces pays depuis
des décennies, a pu constater cette invasion migratoire occidentale et
aussi le fait que la majorité de ces migrants occidentaux arrivent avec
un complexe de supériorité et ne respectent pas beaucoup les cultures
locales.
Arrêtez les millions d’immigrants occidentaux !
Par André Vltchek pour Counter Punch le 9 octobre 2015
Des dizaines de millions
d’immigrants européens et nord-américains, légaux et illégaux, inondent
les villes et les campagnes d’Asie, d’Amérique latine et même
d’Afrique.
Ces migrants occidentaux
chargent comme des taureaux et le sol tremble sous leurs pieds ; ils
fuient l’Europe et l’Amérique du Nord en hordes. Au fond, ils ne peuvent
pas supporter leur propre style de vie, leurs propres sociétés, mais
vous les entendrez difficilement le dire. Ils sont trop fiers et trop
arrogants ! Mais, après avoir constaté que d’innombrables régions du
monde étaient adaptées à leurs besoins personnels, parce qu’elles
étaient sûres, attrayantes et bon marché, ils ont tout simplement fait
leurs bagages et s’y sont rendus !
On nous dit que quelques centaines de milliers
d’exilés africains et asiatiques provoquent maintenant une grande
« crise de réfugiés » dans toute l’Europe ! Les gouvernements et les
médias sont en train de répandre la panique, les frontières sont
reconstituées et les forces armées interrompent la libre circulation des
personnes. Mais le nombre d’étrangers entrant illégalement en Europe
est incomparablement inférieur au nombre de migrants occidentaux qui
inondent, souvent de manière illégale, pratiquement tous les coins du
monde.
Aucun « paradis secret » ne peut plus être caché et
aucun pays ne peut maintenir sa structure de prix raisonnable. Les
immigrants potentiels d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Australie sont
déterminés à s’enrichir par tous les moyens, aux dépens des populations
locales. Ils sont constamment à la recherche de bonnes affaires : ils
surveillent les prix partout, prêts à passer à l’acte, à condition que
le lieu offre de bonnes affaires, des lois d’immigration laxistes et un
cadre juridique faible.
Tout ce qui est pur et inexploité est en train d’être
corrompu. À la vitesse de l’éclair, les immigrants occidentaux
s’emparent de terrains et de biens immobiliers à prix raisonnables.
Ensuite, ils imposent leur mode de vie à tous ces « territoires
nouvellement conquis ». En conséquence, des cultures entières
s’effondrent ou changent au point qu’on ne puisse plus les reconnaître.
En général, les migrants occidentaux sont arrogants
et têtus ; ils ne ressentent aucune pitié pour les pays qu’ils inondent.
Ce qui les entoure n’est qu’un fond coloré pour leur précieuse vie. Ils
ne peuvent ni ne veulent « adopter » les coutumes locales, car ils sont
habitués au fait que leur culture est la « culture phare » – la culture
qui contrôle le monde.
Ils viennent, ils exigent, et ils prennent tout ce
qu’ils peuvent – souvent par la force. Si rien n’est fait, ils prennent
tout. Après, quand il ne reste presque plus rien à piller, ils passent
simplement à autre chose. Après eux, “aucune herbe ne peut plus
pousser” ; tout est brûlé, ruiné et corrompu. Comme à Bali, Phuket, au
sud du Sri Lanka, dans de grandes parties des Caraïbes, au Mexique et
sur la côte est africaine, pour ne nommer que quelques endroits.
Qui représente la plus grande « menace » : quelque
300,000 réfugiés « clandestins » qui fuient des pays déstabilisés ou
complètement détruits par l’Occident, ou ces millions d’occidentaux qui
fuient chaque année leur mode de vie déprimant et s’imposent égoïstement
dans des parties du monde plus vulnérables économiquement ?
Je crois que la réponse est évidente.
Les habitants des pays dévastés n’ont souvent pas
d’autre choix : beaucoup se livrent à leurs bourreaux, contraints
d’accepter des conditions totalement déraisonnables, l’humiliation et la
marginalisation. Ils doivent travailler extrêmement dur. Ils doivent
accepter des emplois que les Occidentaux refusent de faire parce qu’ils
se considèrent « trop bons pour le faire » et ils sont censés, voire
ordonnés, de « s’adapter » culturellement. Ils passent par des
entretiens épouvantables et doivent presque tous se dégrader pour
survivre et nourrir leurs enfants. Seule une minorité est autorisée à
rester. Ceux qui restent contribuent grandement aux économies locales.
Bien sûr, cela fait partie du sale jeu : l’Occident a
besoin d’étrangers ; il ne peut pas survivre sans immigrants, sans cette
main-d’œuvre bon marché. Mais il ne l’admettra jamais ouvertement. Avant
de « les accepter », il doit d’abord les humilier et briser même ceux
dont il a désespérément besoin. Il doit humilier davantage ceux qui
viennent de nations qui ont déjà été dépouillées de tout, et même qui
ont dû subir la guerre à cause de la politique étrangère impérialiste de
l’Occident et par son terrorisme.
Les migrants occidentaux subissent un traitement totalement différent dans la plupart des pays qu’ils inondent.
Pour commencer, les immigrants occidentaux n’ont même
pas besoin de visas pour entrer dans la plupart de ces pays. Il y a des
décennies, l’Empire a ouvert par la force la quasi-totalité des « États
en développement ». Les Occidentaux sont traités de manière
préférentielle et sont généralement promus comme « source de revenus »
par les régimes locaux.
Ce sont principalement les multinationales
occidentales qui se divisent le butin des pays d’Asie, d’Afrique et du
Moyen-Orient, mais une partie du butin finit toujours dans les poches de
ces citoyens européens et nord-américains ordinaires, principalement
sous la forme de régimes de retraite ou d’autres avantages sociaux.
Ensuite, chaque année, des dizaines de millions d’Occidentaux,
disposants de fonds mal-acquis dans le « monde en développement »,
cherchent à faire fructifier leur argent dans les pays d’origine de
leurs fonds !