Une devise : "Évoquer mais sans nommer". Une formule plus adaptée aujourd'hui.
"Face au miroir, réfléchissons sur notre vie avec un peu de subjectivité dans l'objectivisme"
@C’est Mélusine, On s’en fout de la dyslexie quand on est engagé quelque part dans un job à Bruxelles. C’est l’usage qui fait loi. Essayez de trouver une place dans une entreprise à Bxl et vous comprendrez. Vous serez questionnée dans les trois langues : français, néerlandais et anglais. Les langues nationales sont obligatoires même pour des « techniciennes de surface », comme on appelle les aides ménagères. Savez-vous que certains cours sont donnés exclusivement en anglais à l’Université ? A mon époque Pisa n’existait pas mais les cours en néerlandais étaient très mal donnés puisqu’ils ne correspondaient pas à la vie de tous les jours mais à celle de Vondel. Pour le français, c’est la même chose, mais avec une autre tête : celle de Molière. Tout a évolué. Rien n’est resté comme avant. Vous n’avez pas vu le JT de hier qui parlait du problème de professeurs de néerlandais et d’autres cours. Ce matin je recevais un mail de daardaar.be (site qui traduit en français ce qui se passe dans les Flandres) qui disait « Ces patrons flamands qui recrutent en Inde et au Mexique plutôt qu’en Wallonie »
« expressions venues de la langue de l’asservissement (l’anglais) »
Désolé mais vous avez fait sourire.
Jusqu’à la fin de du 19ème siècle, la langue de l’asservissement c’était le français. Le français était la langue de la diplomatie. Tous les grands de l’époque, parlaient le français.
C’est après que le français a perdu ses lettres de noblesse avec l’époque industrielle (dont le train). L’économie a fait exploser le français. L’Angleterre a créé le Commonwealth. Plus récemment, internet a épuisé toutes les chances de faire revenir le français dans la langue européenne.
Si vous venez un jour à Bruxelles, vous comprendrez.
Nous avons deux (même trois si on compte l’allemand dans la partie est du pays) langues nationales. L’anglais est devenu la langue parlée à la CE.
Le français est placé à la 5ème langue vis-à-vis du nombre des locuteurs.
Dans la rue, j’ai posé une question à quelqu’un ce matin, en français...
— « I cannot speak french »., ai-je reçu comme réponse.
J’ai continué en anglais. Parler le français n’est pas plus difficile qu’une autre langue.
Mais pour écrire en français... avec son orthographe bizarroïde, il vaut mieux passer par l’anglais.
A mon avis, il vaut toujours mieux connaitre plusieurs langues même imparfaitement. La langue doit rester un outil de communication et pas de prestige.