Amusant de voir que l’auteur de cette brillantissime publication se plaint de l’appel au boycott de la viande d’agneau émanant d’une obscure association dont presque personne n’a jamais entendu parler. Alors que de par ses écrits, il incarne un formidable plaidoyer vivant en faveur de ce boycott. Et lui donne autrement plus d’écho.
Avant l’obtention de l’IGP, chaque année, c’étaient près de 400 000 bêtes qui passaient par les abattoirs de Sisteron profitant d’un certain laxisme pour usurper une provenance recherchée.
Alors 400 000 agneaux dans le coin pour compenser, c’est dur à trouver. Et bien qu’il n’y ait pas beaucoup de concurrence en terme de label pour
l’agneau dans le secteur (contrairement à d’autres régions). Difficile à trouver, surtout avec la productivité locale. C’est la chambre d’agriculture du 04 qui le dit : http://www.chambre-agriculture04.fr/lagriculture-departementale/les-productions-animales.html
"La productivité animale est faible : environ 0,9 agneau par brebis et
par an. La production dominante est celle d’agneaux de bergerie élevés
sous la mère, qui sont abattus entre Noël et Pâques. Ce sont de petites
carcasses de moins de 16 kg de viande." Conclusion : Pas beaucoup d’agneaux produits (35 000/an, de poids modéré donc), - de 300 éleveurs, et une saisonnalité manquant de souplesse. Nul doute que l’agneau de Sisteron va continuer à manquer...