• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

amiaplacidus

amiaplacidus

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 03/06/2017
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 1 5729 40
1 mois 0 36 0
5 jours 0 14 0

Ses articles classés par : ordre chronologique




Derniers commentaires



  • amiaplacidus amiaplacidus 3 avril 2020 11:50

    @sls0
    Les Vietnamiens n’ont pas hésité à sacrifier l’économie (à court terme) au profit de la santé.
    Le tourisme, c’est une part importante du PIB du pays, les Chinois représentent environ 60 % des touristes et dépensent beaucoup, mais les Vietnamiens ont fermé toutes les frontières (terrestres, aériennes, maritimes) avec la Chine juste avant les fêtes de fin d’année, haute saison touristique, hôtels et restaurants ont été quasiment vidé et cela représente une perte importante pour leurs propriétaires et employés. Mais, la population est protégée, et je pense que l’économie à long terme s’en portera mieux, les infrastructures n’ont pas été ravagées.

    A contrario, en Europe, pour sauver les profits à court terme d’une poignée de possédants, on n’a pratiquement pas pris de mesures et lorsque les choses sont devenues graves, on a pris des mesures tellement drastiques que non seulement on a mis à terre l’économie (qui aura de la peine à s’en relever) mais en plus, il y a des dizaines de milliers de morts qui auraient pu être évitées. Sans compter l’état lamentable du système de santé, état lamentable résultant d’une gestion de médiocre petit comptable.
    Et ne parlons pas des USA où la situation est encore pire qu’ici, le déni de réalité du sinistre clown Tump en est très largement responsable.

    Et pour finir dans le grotesque, n’oublions pas les malheureux Brésiliens dirigés par un fou (j’assume totalement ce terme).



  • amiaplacidus amiaplacidus 2 avril 2020 18:31

    @gnozd

    Je peux néanmoins vous faire part de mes réflexions personnelles.

    Je connais relativement bien le Vietnam, j’y ai passé 2-3 ans de ma vie en différents séjours et j’ai, depuis bientôt 50 ans (ce sacré covid-19 nous gâche les festivités) une compagne Vietnamienne.

    En temps normal, les Vietnamiens sont d’une rare indiscipline, il suffit de passer 5 minutes dans une rue citadine pour s’en persuader.
    Mais, lorsque les choses sont graves, ils deviennent, au contraire, très disciplinés et tirent tous à la même corde. En plus ils sont très patriotes.
    Alors, lorsqu’ils voient des slogans du genre : « aimer son pays, c’est rester chez soi », ils restent chez eux et ne sortent que pour des raisons impérieuses sans qu’il soit besoin d’avoir un quelconque « ausweiss » pour se faire.

    Une chose que l’article ne dit pas, c’est que les personnes confinées (celles qui sont fortement susceptibles d’être contaminées) sont entièrement prises en charge par le gouvernement : logement, nourriture, etc.

    Le Vietnam a bénéficié de l’expérience acquise lors de l’épidémie de SRAS de 2003 et en a tiré une méthodologie et une conduite à tenir en cas d’épidémie. A contrario, les Occidentaux, assis sur leurs certitudes, n’ont strictement rien fait.

    En automne 2003, nous avions fait un séjour au Vietnam, à l’aéroport, les passagers arrivants passaient devant une caméra thermique, il fallait remplir un formulaire en indiquant numéro du vol et place occupée ainsi qu’une adresse de destination au Vietnam. Ceci afin de rapidement pouvoir tracer les gens éventuellement contaminés.
    C’est la même stratégie qui est utilisée maintenant au Vietnam.

    En France, pendant ce temps, on donne dans une IMBÉCILITÉ CRIMINELLE : par exemple, en pleine phase épidémique en Italie, on maintien un match de foot à Lyon entre une équipe française et une équipe italienne. Cela donne l’occasion à tous les supporters italiens de venir répandre, à leur insu, le covid-19 en France. Mais, évidement, il aurait été dommage d’attenter au fric-football.



  • amiaplacidus amiaplacidus 2 avril 2020 18:01

    @gnozd
    Ce n’est pas mon texte, à part le paragraphe d’introduction. Mais vous pouvez reproduire.



  • amiaplacidus amiaplacidus 2 avril 2020 17:57

    @baya2007 qui dit : « ...Contentez-vous de rester dans votre domaine de compétence qui est lequel exactement ?... »

    Ce serait effectivement plus court de citer le domaine de compétence de Rakoto, alors que son domaine d’incompétence tend vers l’infini.



  • amiaplacidus amiaplacidus 2 avril 2020 15:20

    Cette crise passée, il faudra DEMANDER DES COMPTES à ce gouvernement d’incapables ou de vendus au CAC40. Sans exonérer d’ailleurs les gouvernements précédents de co-responsabilité.

    Je mets ici un texte de Michael Sibony, 33 ans, consultant indépendant en investissement immobilier, est en mission longue durée à Hanoï, la capitale du Vietnam. Je me contente simplement de souligner quelques points.

    - - - - - - - -
    « Vue d’Extrême-Orient, la situation européenne face à la pandémie ferait presque sourire si elle n’était pas si tragique. Les pays progressistes imposent à leur population de se confiner et, en France, on enrobe cette privation de libertés d’un champ lexical martial et guerrier anachronique. C’est en observant de loin mon pays se débattre qu’un constat s’impose.

    Au Vietnam, pays “en voie de développement”, en guerre il y a cinquante ans, on ne compte à ce jour aucun mort [212 cas confirmés selon le décompte de l’université Johns-Hopkins, dont le suivi fait référence, NDLR]. Plus petit — sa surface équivaut à la moitié de celle de la France — et plus peuplé avec 93 millions d’habitants — soit presque 40 % de plus qu’en France —, le Vietnam gère d’une tout autre manière la non-prolifération du virus, sans appeler à la guerre ni créer de psychose dans les chaumières. Simplement, en confinant les personnes contaminées, en les testant et en identifiant les personnes risquant de l’être. Ces dernières sont isolées quatorze jours dans des hôtels d’Etat ou des bases militaires. Pas les autres. Quelques milliers de confinés au Vietnam, par rapport aux millions en France. Quant au reste de la population, les personnes sont incitées à rester chez elles, mais sans privation de libertés, sans ticket à imprimer pour sortir, comme si elles étaient rationnées [un “confinement renforcé” est entré en vigueur ce mercredi 1er avril, pour quinze jours, afin de freiner la propagation du virus].
    Coronavirus : comment le Vietnam, pays « en développement », réussit à faire bien mieux que la France

    C’est intégré : pour s’en sortir, il faut être collectif et responsable. La population entière porte le masque. Alors qu’en France en porter est considéré comme un acte presque malveillant ayant vocation à alimenter les peurs, ne pas en porter au Vietnam est une imbécillité coupable.

    Bien sûr, l’Etat communiste et policier est présent. Avec leurs casquettes soviétiques et leur mini pick-ups qui rappellent les petites voitures Majorette des années 1980, ils quadrillent les quartiers en diffusant des consignes préventives avec des haut-parleurs. Toute la population reçoit un SMS quasi-quotidien contenant des indications ou des avis de recherche de personnes à risque, là où, en France, on s’offusque de voir le gouvernement envoyer un seul message de ce type. Ne nous trompons-nous pas de combat ?

    La gestion de la crise n’a pas besoin d’être guerrière (d’ailleurs, par respect pour les rescapés des guerres, la décence devrait nous empêcher d’utiliser ce mot), mais simplement d’être organisée, d’être préparée. Au Vietnam, les dépistages sont maîtrisés et utilisés en grand nombre. Ils sont même exportés, alors qu’en France même les médecins ont du mal à en bénéficier.

    Tests de dépistage du coronavirus : les ratés de la stratégie française
    En tant que citoyen français, bien intégré et favorisé, je m’étonne d’être à ce point remonté contre les dirigeants de mon pays. Pur produit du système, je ne peux pourtant plus le supporter, ni le cautionner. Nous, Français, qui nous targuons — avec sans doute un peu trop d’arrogance — de gérer des projets complexes, qui vendons notre savoir-faire en organisation pour construire des lignes de train et de métro (ô coïncidence, à Hanoï par exemple), des laboratoires P4 — comme à Wuhan [ville du centre de la Chine et point de départ de l’épidémie] — et des avions partout dans le monde, nous voilà incapables et réduits au chaos de décisions hésitantes, aux choix de vie ou de mort des patients, et d’un virus dont les modalités de transmission ne résistent pourtant pas à la rigueur de gestes simples.

    Où est l’Etat protecteur ?
    Le Vietnam, Etat presque insignifiant en matière de puissance économique, avec des infrastructures supposées défaillantes, s’avère méticuleux, organisé. Il endigue ce virus de manière humaine et appliquée, pas à pas, puisque les cas sont encore comptés individuellement, et non pas en enfermant ses millions d’habitants chez eux. Où est l’Etat totalitaire ? Où est l’Etat protecteur ? Lequel est en faillite ?

    Comme les expats qui ramènent leurs denrées préférées lorsqu’ils reviennent de leur pays d’origine, je me suis retrouvé, au moment de rentrer en France, à remplir ma valise de plusieurs litres de gel hydroalcoolique et de dizaines de masques, achetés dans une pharmacie quelconque de Hanoï. La pharmacienne a eu l’air surprise de me voir embarquer son stock. J’ai eu du mal à lui expliquer que nous savons fabriquer des TGV, mais que produire du savon, c’est trop compliqué. Et que lorsque les stocks manquent, au lieu d’avoir l’honnêteté intellectuelle d’assumer la non-préparation, on préfère expliquer que les masques sont inutiles voire dangereux.

    Où sont les masques ? Le scandale d’une pénurie
    Les pays en voie de développement veulent entrer dans une société de consommation, créer des infrastructures, un système de santé et d’éducation performant. Ils veulent du progrès et en ont une définition, aussi contestable soit-elle.

    En France, quel est notre désir ? Où est notre progrès ? Nos institutions meurent en silence, les citoyens ne font plus confiance à l’Etat et aux services publics. Justice, éducation, santé… Ce qui faisait le rayonnement de la France et représentait un idéal à atteindre pour d’autres, se réduit comme peau de chagrin. Là encore, ouvrir les yeux sur les pays dits “en développement” que nous regardons de notre piédestal nous apprend une chose fondamentale : un pays sans Etat est un pays mort. Que devient l’Etat lorsque toutes ses émanations, toutes ses traductions les plus concrètes, s’évanouissent ? Rien. Que devient un pays sans un Etat pour le défendre ? Rien. Même le libéralisme théorique dans la version keynésienne nous dit que ce sont des compétences fondamentales et le socle de l’Etat.

    Cette crise sanitaire majeure met en lumière non pas la force d’un virus, mais la faiblesse et l’orgueil de notre pays supposé développé. Elle met en lumière la destruction de ce qui faisait notre beauté, notre idéal. Notre esbroufe aussi, puisque notre incompétence ne trompe plus personne, si ce n’est nous et notre gouvernement. Comme le serpent du “Livre de la jungle” qui s’auto-hypnotise sans voir que ses interlocuteurs sont partis. Les beaux trains et les beaux avions ne nous servent à rien si nous ne sommes pas capables de protéger les plus fragiles d’entre nous. De pays développé, nous nous sommes réveillés en pays enveloppé, avec un mal de crâne carabiné. Enveloppé d’un tissu soyeux, confortable, mais qui limite ses mouvements. Comme un linceul. Nous sortirons de cette crise, mais il faudra en tirer les leçons, demander des comptes (les bons, cette fois, pas ceux des comptables), et, surtout, se regarder dans le miroir au lieu de regarder nos mirages. Et nous poser la bonne question : en tant qu’individu et en tant qu’Etat, vers quoi voulons nous aller ? »

Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Tribune Libre

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv