@Eric F qui dit : « Il y a des « votations » en Suisse sur des sujets divers et variés, certains importants et d’autres anecdotiques, mais cela ne détermine pas la politique générale du pays, ».
Ah, parce que : Voter sur l’adhésion à l’UE (refusée) ce n’est pas déterminer la politique générale ? Voter obligatoirement sur les taux d’imposition ce n’est pas déterminer la politique générale ? Voter sur l’équipement de l’armée ce n’est pas déterminer la politique générale ? Voter obligatoirement sur tout traité international ce n’est pas déterminer la politique générale ? Voter sur la suppression du secret bancaire (accepté) ce n’est pas déterminer la politique générale ? Voter sur l’âge et les conditions de la retraite ce n’est pas déterminer la politique générale ?
Etc, etc.
Quant à la procédure suivie, vous avez tout faux. Le quorum est de 50.000 signatures obtenues par simple collecte dans la rue, soit 0,6 % de la population. Bien plus facile à obtenir que les conditions mises en France pour le référendum-alibi. L’administration vérifie simplement que le nombre de signatures valables requis est atteint, que le référendum ne concerne qu’un seul sujet et qu’il ne contredise pas un autre article de la constitution, notons que le référendum vise à modifier la constitution. Le parlement ne modifie jamais la formulation, il peut proposer un contre-projet. Référendum et contre-projet sont alors soumis au peuple. Une question subsidiaire départage entre référendum et contre-projet en cas de double acceptation. . Pourquoi avez-vous si peur de donner le pouvoir au peuple ? Sans doute parce que vous avez partie liée avec « l’élite » qui se mitonne lois et règlements dans l’entre-soi et à son propre bénéfice.
Pour autant que je sache, il semble qu’en Suisse, le personnel politique, qui n’est pas professionnel, ne prend pas n’importe quelle décision, il est bridé par la menace permanente d’un référendum. À noter que cette démocratie directe a été un facteur déterminant pour le peuple suisse pour refuser l’adhésion à l’UE, les électeurs ont eux peur, avec raison, de perdre leurs droits démocratiques.
@Eric F qui dit : « ...La démocratie d’un pays de plusieurs millions d’habitants ne peut être que représentative et élective, le reste n’est que posture théoricienne -le referendum ne pouvant être qu’exceptionnel, pas pour définir un programme et la législation au quotidien. ... ».
En Suisse, 8 millions d’habitants, le peuple se prononce régulièrement sur des sujets importants : taux d’imposition, achat d’avions de combat, relations avec l’UE (l’adhésion a été refusée par référendum), pénalisation de l’homophobie, etc. Jusqu’à preuve du contraire, cela ne leur réussit pas trop mal, en tout cas mieux que la France et sa soit-disant représentativité.
Si ceux qui ont publié la vidéo avaient eu l’intention de déstabiliser l’organisation politique française (je n’arrive pas à dire « réelle démocratie » à ce propos), je pense qu’ils auraient attendu après le 27 février (date limite de dépôt des listes) pour cette publication, alors qu’il aurait été impossible de retirer la liste Griveaux.
En fait, je crois plutôt qu’il s’agit simplement d’un petit agitateur qui pense faire une « performance » artistique. Là-dessus se greffe un avocat qui veut faire parler de lui. Quant à la dame, réceptrice de la production grivoise, rappelons qu’à l’époque de la production de la vidéo, 2018, elle ne connaissait pas Pavlenski et qu’il me semble difficile d’imaginer qu’elle savait à l’avance que Griveaux serait candidat.
Il faudrait aussi rappeler que Pavlenski a été accueilli en France, en 2017, comme un héros de la liberté, pensez, un opposant politique à Poutine. Le problème, c’est qu’il a continué en France le même genre de pratiques qu’il avait en Russie. Alors, Pavlenski politique ? Ridicule tout simplement.
Si l’on tient essentiellement à voir une affaire politique, il faudrait peut-être se poser la question de savoir qui avait intérêt à déstabiliser un Griveaux en perte de vitesse sans trop nuire à LREM qui pouvait encore trouver un plan B. Je ne sais plus qui disait : « Protégez-moi de mes amis, je me charge de mes ennemis ».