Mais il faut dire que les Suisses ont mis plus de deux cents ans à fabriquer leur horlogerie politique. Et que tout n’y est sans doute pas idéal. En tout cas, comme observateur (j’habite à 5 km de la frontière franco-suisse), force est de constater que les choses y sont bien meilleures qu’en France. Les citoyens suisses ont plus de pouvoir que les citoyens français, même si cela reste une « démocratie » très formelle, mais c’est mieux que des élections tous les cinq ans.
Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les banques le premier contributeur économique. L’industrie est une grande part de leur économie, celle-ci a simplement muté, d’une production de masse (à l’échelle de la Suisse ) elle a passé à une industrie de pointe et de niche. La production repose sur une grande quantité de PME et de TPE, ce qui la rend plus résiliente que de grandes entreprises.
Qui fait la pluie et le beau temps à la Knesset ? Ne seraient-ce pas les ultraorthodoxes, les extrémistes religieux ? Nétanyahou ne peut rien leur refuser, faute de quoi il tombe et il se retrouve en prison pour des faits de malversations financières.
Alors si Israël n’est pas sous la coupe de cinglés religieux, c’est très bien imité.
Vous parlez d’une pseudo décentralisation. Une décentralisation uniquement administrative.
Les décisions politiques, c’est toujours à Paris, que je sache, on n’a pas supprimé les préfets, bras (armés ?) de Paris en « régions ».
Et le tracé du moindre sentier à ânes en Corse est toujours décidé par des experts parisiens qui ne connaissent de la Corse, au mieux, que les plages en été.