En parlant d’image, j’aime beaucoup la photo de Sarko que l’on voit en tête de cet article.
Le parallèle est tellement saisissant avec Louis de Funès. À une différence importante toutefois, L. de Funès jouait un rôle (en fait, dans la vraie vie, il semble qu’il était terriblement austère), alors que pour Sarko, c’est son état naturel !
Sampiero, je ne suis pas patron. Je suis, tout comme toi, un employé à la retraite. J’ai travaillé en Suisse et crois-moi, je connais très bien la différence qu’il y a entre une entreprise suisse et une entreprise française. J’étais bien payé, en retour, je faisais consciencieusement mon travail. Mais je n’ai jamais oublié qu’elle était ma place dans le rapport social, j’ai toujours su que j’étais un prolétaire, obligé de vendre sa force de travail, pour vivre.
Je suis aussi de gauche, mais je ne crois pas au grand soir, tout simplement, parce qu’à notre époque cela se traduirait immédiatement en termes catastrophique (imagine simplement Paris totalement privé d’électricité durant 2 jours).
Je suis fier de me dire social-démocrate, mais un vrai, un de ceux qui veulent arriver au dépassement du capitalisme, par une voie démocratique et, si possible pacifiste (je ne suis pas sûr que cela soit possible).
C’est à dire bien éloigné du PS, social-libéral, qui n’a en fait rien de social mais tout de libéral. Alors, tu comprends les types de l’acabit de Spartacus je leur ...
Le coute du travail est donc plus de 22 % plus élevé en Suisse qu’en France, même en ajoutant toutes les prélèvements.
Comme vous le dite, ce cout ne représente que que peu de chose dans le cout de revient. Alors, pourquoi répéter la vulgate libérale : cout du travail, cout du travail, cout du travail, si ce n’est que pour bloquer toute revendication salariale ?
Vous parlez de : »...la première charge soit la
publicité...« Donc, si je comprends bien, les produits Ladurée ne sont pas assez performants pour se passer d’une pub intensive ?
»...la matière première...« Là, par rapport à la Suisse, je ne sais pas. En revanche, ce que je sais, c’est qu’en matière agricole, la Suisse est loin d’être auto-suffisante et les œufs nécessaires viennent sans doute de France.
»...le foncier...« Allez voir le prix du m2 en Suisse, vous verrez qu’à coté, la région parisienne, c’est cadeau.
»...les impôts...« Les impôts sur sociétés sont d’environ 16 % en Suisse, 8 % pour les entreprises du CAC40 en France. Les forfaits fiscaux en Suisse, c’est pour les riches particuliers qui n’ont pas d’activité en Suisse.
»...l’équipement industriel... « Là, effectivement, la Suisse investit beaucoup en R&D. Les entreprises y pensent à l’avenir plutôt que de distribuer des dividendes et, surtout, des augmentations de capital fictives, par distribution d’actions gratuites, permettant au possédant d’échapper en grande partie à l’impôt.
»...la logistique du froid....." De nouveau, les Alpes suisses sont imbattables, MDR.
Vous voyez, en examinant chacun de vos points, on se demande pourquoi des entrepreneurs sensés délocalisent de France en Suisse.
J’ai, peut-être, une explication. Les relations sociales en Suisse sont infiniment plus détendues qu’en France. Le patronat n’est pas arcbouté sur une idéologie politique (pour être juste, les syndicats non plus). L’atmosphère en entreprise est bien plus harmonieuse. Pratiquement jamais de grêve, parce que le patronat accepte de discuter, sérieusement, avec l’intention d’arriver à une solution, plutôt que de, systématiquement refuser, ce qui ne peut conduire qu’au blocage.
Bref, pour résumer, je retiens le mot d’un employé d’une grande entreprise privée qui faisait des travaux près moi pour le compte d’ERDF : mon patron fait semblant de me payer, alors moi, je fais semblant de travailler. Et il met sa devise en pratique, sur les 35 h. il doit bien travailler au moins 20 h. et cela les semaines où il est bien disposé. Et c’est loin d’être un cas unique.
Un patron qui a tout compris, c’est un patron qui traite bien et respecte ses employés, en retour, il ceux-ci feront bien leur boulot.
Eh bien, les réponses ne sont pas aussi simples que l’on croit, en tout cas pour les macarons.
Quoi de plus réputés que les macarons Ladurée (pub non rétribuée, mais, malgré ce que je vais dire, j’accepte les envois en nature, MDR) ? Fabriqués avec amour, artisanalement, en France ?
Mais cela amène certaines réflexions. Les dirigeants de Ladurée sont-ils à ce point à la masse qu’ils délocalisent leur production en Suisse alors que les salaires y sont, au minimum deux fois plus élevés qu’en France ? À ce propos, qu’en pensent les « experts » qui se lamentent à jet continu sur le cout de travail en France (sans rien dire sur le cout du capital) ?