La souffrance est universelle dans le monde du vivant, pourquoi ne pas défendre l’humanisme qui repose sur le refus de faire à autrui ce que l’on ne voudrait pas que l’on nous fasse ?
Il n’y a pas d’histoire d’occidentaux, de russes, de chinois ou que sais-je, simplement la défense d’un peuple et d’une culture face à un régime fascisant et destructeur, les chinois n’étant d’ailleurs pas les derniers à en souffrir.
Personne n’est supérieur à quiconque et ce n’est pas parce qu’une poignée de dirigeants utilisent les droits de l’Homme pour parvenir à leurs fins guerrières que l’idée sous-jacente est définitivement mauvaise.
De plus, comme je l’ai dit à maintes reprises ici, notamment à Hengxi, lutter pour la défense du peuple tibétain n’impose pas de ne pas lutter pour nos libertés en Europe, et notamment en France où leur champ d’action est chaque jour réduit.
Vous avez raison concernant le bon, et cela est vrai également pour
celui ou celle qui veut être mauvais(e).
Toutefois, l’amour altruiste et désintéressé existe, et il est autrement plus fort que ce que vous appelez bonté. Mais pour vivre cet amour, il faut s’être débarrassé de son ego, ou tout du moins avoir compris ses fondations.
Gandhi, Jésus, Bouddha, Martin Luther King, etc. n’étaient pas « bons », ils ne véhiculaient pas un message de bonté, ils étaient ce message. Et, par là même, étaient nettement plus forts que la plupart des personnalités publiques modernes, qui n’engagent que leur intellect ou leurs intérêts personnels dans leur quête.