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Anaxandre

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Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2012
  • Modérateur depuis le 02/08/2012
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Derniers commentaires



  • Anaxandre Anaxandre 29 mai 2013 18:04

     Il existe bel et bien une certaine ignorance qui débouche sur une saine Morale ; le Discours sur les sciences et les arts, que beaucoup ont sans doute aussi vite lu qu’ils l’ont évacué par « commodité », est fort éclairant à ce sujet.



  • Anaxandre Anaxandre 29 mai 2013 17:17

      "Elle (la morale) est comme l’irradiation sur tout l’être que donne une certitude, non pas une certitude acquise, une certitude apprise, mais une certitude qu’on a dans le sang, qu’on sait d’instinct. On est ainsi parce que les rapports réels de la fidélité impliquent ces conséquences. Car la fidélité ne repose pas seulement sur une parole qui n’engage pas moins d’un côté que de l’autre et selon laquelle l’un doit la protection, l’autre le service : ce n’est là qu’un résultat politique, balistique pour ainsi dire de serment de fidélité. La signification réelle de la fidélité est au-delà : elle est dans la solidarité, dans la fraternité profonde que ce parrainage affirme. Ce n’est pas une loi d’amour comme dans le christianisme, c’est une affiliation. Au contraire d’une déclaration universelle adressée à tous les hommes, la fidélité suppose un choix parmi les hommes. On se définit soi-même en s’engageant, parce que s’engager, c’est s’identifier. Et cette affirmation qu’on fait de soi, ce baptême qu’on reçoit parmi les hommes, engage pour la vie : on s’avance et l’on dit son nom. Et ce nom déclare ce qu’on est, proclame les frères, sépare les étrangers. On est quelque part sur une tige, sûr de soi, ferme dans son devoir, ayant à la fois une conscience et une sève, qui sont une seule voix. La fidélité, c’est la conscience du sang. On est ce qu’on est, certitude qui donne le calme, le sérieux, l’esprit de justice. C’est le seul baptême que puissent donner les hommes lorsqu’ils ne vous imposent pas sur le front le signe d’un Dieu."



  • Anaxandre Anaxandre 29 mai 2013 16:35

     Il faut à l’homme un idéal de Vie, une vraie et grande Politique ; et le libéralisme ou le marxisme, ces « internationalismes », ces « mondialismes », sont au fond très similaires en ce qu’ils ne sont essentiellement que des manières d’organiser l’économie de la production de masse ; ce ne sont que des philosophies de comptables.

     Et où sont aujourd’hui les valeurs supra-économiques ? Où sont le Courage, l’Honnêteté, la Bonté, la Force, l’Honneur, la Fierté, la Fidélité ? Dans les Droits de l’Homme ?, ce moralisme libéral et abstrait imposé aux Peuples fiers et indépendants à coup de bombes et de propagande intensive ?, et l’on prétend combattre l’individualisme moderne sans vouloir voir qu’il est consubstantiel à cette nouvelle idole qu’on révère !

     On veut de la Morale sans vouloir de pouvoir fort et indépendant ! On ne veut pas voir que quand il n’y a plus rien au-dessus du fait économique, c’est là que nous devenons vraiment esclaves puisque nous ne sommes plus tout à fait des Hommes.

     « La politique, dans nos livres et dans notre vie, ne fait malheureusement plus, comme le disait Stendhal »l’effet d’un coup de pistolet dans un concert« . Elle ne brise pas une heureuse harmonie, elle est devenue l’étoffe même de notre existence. Ceux qui croient que cette tondeuse qui passe sur l’humanité, c’est sans importance, que cela ne concerne que des minorités négligeable, ont tort, car cette minorité, c’est eux-mêmes et ce qu’il y a de plus précieux dans leur vie. Ils se disent qu’on est bien tranquille quand on n’entend plus le hennissement des chevaux impatients, ils ne voient pas que c’est pour eux qu’on avance le brancard. Ils se réveilleront quelque jour marchant au pas autour de la meule : ils y sont déjà. »



  • Anaxandre Anaxandre 29 mai 2013 14:52

     L’ universalisme de l’humanisme, des droit de l’Homme, est avant tout pure idéologie : l’anthropologue sait que la signification du nom des tribus dites archaïques est très souvent « les Hommes » ; non pas qu’on nie l’humanité des autres groupes, des étrangers, mais ce sont des Hommes-autres. Pour utiliser une catégorie chrétienne, je dirai que mon « prochain », c’est d’abord et avant tout mon voisin et mon frère historique et culturel.

     « Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d’aimer ses voisins ». (Rousseau)

     Cette réflexion convient tout à fait à nos apologètes de la nouvelle religion des Droits de l’Homme (Mondialiste par essence) qui conduit, en réalité, à la destruction de toute la Morale instinctive du clan, de la tribu, du peuple.

     La morale moderne n’est que la conséquence des idées libérales qui ne sont elles-mêmes que l’expression de l’individualisme, et en définitive de l’économie.

     Qu’on soit libéral ou marxiste, tout n’est plus en vérité qu’économie. Peu importe que nos chers objets manufacturés soient le fruit du labeur d’esclaves humains à l’autre bout du monde : notre indignation feinte est de courte durée. Peu importe mon misérable frère qui vit dehors comme les bêtes tant que j’envoi mon obole aux ONG du bout du Monde.

     La seule Vraie Morale est un Instinct géographique, historique et culturel. Tout le reste n’est qu’idéologie imposée par la propagande de masse qui, derrière les belles formules et les postures, aura bientôt détruit tout reste de Virtus en nous.

     La voilà la Grande Crise occidentale : ne plus êtres « les Hommes », mais des comptables...



  • Anaxandre Anaxandre 28 mai 2013 18:33

      Bonjour Schweizer, le peu que je vois sur les productions audiovisuelles contemporaines ne me donne pas trop envie - et je reste poli ! - d’aller plus loin... Concernant l’auteur de l’article, contre lequel je n’ai aucune animosité particulière (pensez donc : un étudiant...), je lui conseillerai juste de ne pas se contenter de la littérature promue et conseillée par ses Maîtres...

      À quand un second article ?

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