1) le caractère libéral d’une profession se définit juridiquement sur l’indépendance professionnelle dans son exercice, sans hiérarchie, et l’auto organisation parun Ordre professionnel par exemple. Une professionnel libéral peut avoir un exercice salarié public ou privé. La liberté d’installation ou le paiement à l’acte n’ont jamais été un critère juridique : ex les pharmaciens qui régulent depuis longtemps leur installation.
2) l’auteur a complètement raison quant à son analyse projective de ce qui se dessine :l’ouverture aux assurances du « marché » de la santé.
3) le paiement à l’acte remboursé par la collectivité est une hérésie. Il est démontré que c’est inflationiste, le médecin, même « honnête », ayant tendance naturellement à multiplier ses actes si son pouvoir d’achat diminue. Il en va de même du paiement à l’activité dans les hpx.
4) si la liberté d’installation peut être un droit, il peut être légitime que la collectivité rembourse mieux les médecins, ou bien leur donne des avantages là où il en manque ! C’est le B-A-BA d’une politique de santé et l’intérêt du contribuable citoyen !
5) il est toujours frustrant et source de sentiment d’injustice de changer la règle sans possibilité de choix, en cours de route : il en va des médecins comme des régimes spéciaux. Si l’on veut changer la règle qu’on le fasse pour les entrants mais pas pour ceux qui ont déjà contracté !
Je trouve cet article très dense mais intéressant. Sur la première partie (l’emploi) la présentation officielle du mal français qui viendrait du fait que l’on ne travaille pas assez, est également très bien recadrée par l’analyse internationale de Brieuc Bougnoux, économiste
pros.orange.fr/reverdy.associes/travaillerplus.pdf
dont l’auteur a donné au Monde du 6 juin 07 une version courte. Il démontre bien que en Europe, les pays qui marchent et où les gens gagnent plus, ne sont pas ceux où quelques uns travaillent beaucoup, mais où le plus grand nombre travaille mieux. A méditer.
L’Etat a le devoir d’organiser un accès aux soins sur son territoire selon les principes de la République.
Il a aussi ;le devoir de respecter ses engagements
1) la convention avec la SS est renégociable périodiquement, aux partenaires de négocierà terme.
2) les règles de l’exercice médical sont de la compétence de l’Etat : néanmoins il est toujours fâcheux, y compris pour les régimes spéciaux, de changer la règle en cours de route. 1 régime pour les anciens, 1 régime pour les nouveaux, le choix pour ceux qui sont engagés : ceci éviterait bien des conflits !
Mon fils qui était en terminale S d’un lycée de centre ville d’une grande ville de province n’a reçu aucune aide d’aucun prof pour une orientation en prépa. Il a fait tout seul son dossier pour une prépa parisienne qu’il a obtenue. Est ce favoriser l’accès démocratique ?
2 principes doivent « borner cette réflexion » :
- le droit d’asile de personnes persécutées dans leur pays pour non respect des droits de l’Homme
- l’intégration : pourquoi expulser des personnes intégrées ? l’intégration devrait précisément être un critère de non expulsion et d’atribution de carte de séjour. A ce sujet pourquoi interdire de travailler à un immigré non légalisé ? En principe tout salarié est soumis à cotisations sociales et à impôt, alors ?
Et cessons de colporter les ragots de l’extrème droite : bien sûr qu’un sans papiers n’a par définition, droit à aucune prestation sociale !
Enfin, seul un droit européen Shengen peut espérer réguler le pb.