1) D’une part, les États-Unis d’Amérique, c’est l’assemblement de 50 Etats fédérés égaux entre eux. C’est-à-dire que tous les États doivent avoir leur mot à dire sur le choix du président de la fédération. D’où la mise en place des systèmes de grands électeurs pour palier toute inégalité. D’ailleurs les grands électeurs sont répartis en fonction de la population.
2) Encore plus important, ce qu’il faut comprendre c’est que les candidats américains, du fait de la géographie et de la population, ne font pas campagne dans tous les États. Donald Trump ne va pas faire campagne dans l’Idaho où il est sur de gagner et pareil pour Clinton en Californie. Et vice-versa. Ce qui veut dire que beaucoup de républicains de Californie ou de démocrates dans l’Idaho ne vont pas voter le jour j. C’est pour ça que la participation est à 55%, alors qu’en France elle est à 80% lors des présidentielles. En France chaque voix compte, même une voix FN en Seine-Saint-Denis. Aux US une voix démocrate au Texas ou une voix républicaine en Californie ne vaut rien. Nulle doute qu’en cas de changement du mode de scrutin la participation et les résultats seraient différents.
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10) Hillary n’a pas eu + de 50 % des voix, mais 45.67 % des voix. Comme Trump, elle est minoritaire, donc elle n’a pas de légitimité à gouverner.
Dans la logique gaucho, ses 8 ans de mandat furent anti-démocratiques et illégitimes.
12) Dans un union fédérale, ce système de vote américain est parfaitement démocratique... les européistes pourraient utiliser les même arguments des gauchos pour bafouer le principe d’unanimité afin d’imposer leurs traités en disant que « la démocratie, c’est le pouvoir de la majorité, pas d’une minorité qui peut tout bloquer » et avec cette logique, certains Etats seraient vachement discriminés par rapport à d’autres au sein du parlement européen et du conseil Européen et du coup n’auraient quasiment aucun pouvoir et presque aucune influence.
@epicure trump a bien gagné démocratiquement les élections ne t’en déplaise :
"Pourquoi
l’élection de Trump est parfaitement démocratique et légitime ?
Voilà différents arguments pour le démontrer et pour faire fermer
la gueule des gauchos qui n’acceptent pas les résultats
démocratiques des élections :
1)
Si les élections us avaient 2 tours, les électeurs du candidat
libertarien au second tour auraient voté Trump et donc Trump aurait
gagné en votes populaires contre la sorcière. Bref, Hillary n’est
aucunement majoritaire. Moi aussi, je peux refaire à ma sauce les
élections et la démocratie américaine. Si vous êtes contre le
système d’éléctions US et êtes pour le système d’éléctions
français, faut aller jusqu’au bout et contester aussi le fait qu’il
n’y a qu’un tour aux éléctions US. Si en France, il n’y avait qu’un
tour aux éléctions, Le Pen serait présidente. Au final, ce n’est
pas forcément le 1er au 1er tour qui mérite d’être président.
2)
Remettre en cause le système d’élections américain vieux de
plusieurs siècles seulement quand un candidat contre l’oligarchie
gagne est parfaitement anti-démocratique.
3)
Les USA, ce n’est pas un Etat, mais une union d’Etats, voilà
pourquoi le système de vote est différent aux USA, il est légitime
dans un système fédéral et la démocratie est locale ainsi
qu’incompatible avec un pouvoir centralisé.
4)
L’avance infime de 200 000 voix qu’a Clinton est liée aux
financements de Wall Street dont elle a bénéficié, du soutien de
95 % des médias et de la naturalisation d’un bon paquet de latinos
juste avant les élections us de 2016... bref sa petite avance est
anti-démocratique.
5)
les règles des élections US sont les règles, elles sont connues
d’avance et sont les mêmes pour tous le monde.
6)
Hillary a seulement 0.17 % de voix d’avance sur Trump.
7)
Réclamez la proportionnelle pour Le Pen afin d’êtres cohréents.
8)
Un
système injuste ?
« Il
ne faut pas oublier que les Etats-Unis représentent 50 Etats
indépendants, qui délèguent certaines compétences à l’Etat
fédéral, mais restent souverains sur de nombreuses missions, dont
l’organisation des élections », rappelle Vincent Michelot,
professeur d’histoire politique des États-Unis à Sciences-Po
Lyon. « Le
président des EU a deux sources de légitimité : celle du
peuple mais également celle des Etats souverains (et
aucun n’est plus souverain qu’un autre). Il est donc naturel que
les deux sources de légitimité soient représentés dans le mode du
scrutin ».
Autre
argument évoqué par le chercheur : le scrutin détermine
la manière dont est menée la campagne. « Avec le système du
« winner takes all », si vous êtes un électeur
conservateur dans un Etat majoritairement démocrate, comme en
Californie, vous savez d’avance que votre voix ne comptera pas, car
les démocrates remporteront l’ensemble des 55 sièges de grands
électeurs. Vous n’irez donc pas forcément voter : le
résultat du vote populaire ne veut donc pas dire grand-chose ».
« C’est
un faux débat », rénchérit Thomas Snegaroff, « prendre
en compte le vote populaire est une escroquerie intellectuelle. Les
candidats ne font pas campagne pour ce vote-là. Trump n’a pas mis
les pieds en Californie, ce n’était pas l’enjeu du scrutin ».
Le
mode de scrutin favorise-t-il les zones rurales ?
« Cela
tient assez peu. C’est plutôt l’argument démographique qui
pèse, avec une surreprésentation des Etats les moins peuplés »,
répond Thomas Snegaroff. « Un Etat qui est très peu peuplé
peut avoir un ratio grands électeurs/nombre d’habitants plus
important, ce qui introduit une forme de distorsion »,
reconnaît Vincent Michelot.
Peut-on
imaginer des évolutions du scrutin ?
Pas
vraiment selon les spécialistes. « Mettre en place un suffrage
universel direct reviendrait à nier la réalité fédérale du
système américain. Les candidats se concentreraient sur les grandes
zones urbaines en laissant toute une partie de l’Amérique de côté,
celle qui a voté Trump. Il faudrait d’ailleurs un amendement à la
Constitution soit la majorité des 2/3 dans les deux chambres…
c’est inimaginable », avance Vincent Michelot.
« Les
Swing state (états indécis et donc décisifs), qui attirent
l’attention des médias, les publicités, les annonceurs pendant la
campagne n’auraient aucun intérêt à mettre un terme au système
actuel, pour des raisons économiques et symboliques »,
poursuit Thomas Snegaroff. « Il faut voir ça comme une
anomalie produite par le système indirect : depuis 1796,
ce n’est arrivé que 4 fois, ce n’est donc pas statistiquement
très courant », conclut Vincent Michelot.
@epicure bah tiens t’es pour la mondialisation néo-libérale si t’es contre les taxes sur les imports. ça sert à rien de taxer les entreprises et capitalistes si tu leur permet de se barrer à l’étranger.
@epicure « non le but de la révolte de mai 68 c’était de briser les carcans de la société conservatrice de de gaulle. C’est l’expression d’un ras le bol de la jeunesse de l’époque. Il suffit de connaitre un peu la culture de la jeunesse de l’époque pour le savoir. Les chansons sont le meilleur matériel pour le constater. »
c’est l’expression du ras le bol des jeunes bourgeois étudiants fils à papa.