Donc BP n’en a pas encore fini : dans les mois qui viennent, une fois que les observations se complèteront - pollutions récurrentes surgissant ici et là, effets sur la santé des habitants et de la faune - ,et que les données scientifiques s’affineront, la question de l’indemnisation reviendra.
Et ça, ça va faire très, très mal au portefeuille de BP - sans parler des dommages pour son image, un désastre..
Jeudi, les Dr Ian MacDonald et Lisa Suatoni ont déclaré au sous-comité du Congrès que le pétrole restera toxique, et ne se dégradera guère davantage pendant des décennies. MacDonald est expert dans le domaine des profondeurs océaniques extrêmes, en particulier des suintements naturels d’hydrocarbures, des hydrates de gaz, et des systèmes de boue volcanique. Ce scientifique, longtemps à la NOAA autrefois, est professeur d’océanographie biologique à l’université d’État de Floride. Suatoni a un doctorat de l’université de Yale en écologie et en biologie évolutive, et est maître de recherche au Programme océanique du Natural Resources Defense Council.
Le Dr MacDonald a déclaré au Congrès que le pétrole s’est déjà dégradé, émulsionné et évaporé presque autant que possible, et qu’il est rendu très réfractaire à plus de biodégradation. Le pétrole restera dans l’environnement pendant longtemps, a-t-il dit, et les traces de la fuite de BP seront perceptibles « pendant le reste de ma vie » (avec 58 ans et une durée moyenne de vie zunienne autour des 76 ans, ça fait au moins 18 ans).
Le Dr Suatoni a déclaré au Congrès que le pétrole qui s’introduit dans les zones à faible teneur en oxygène restera pendant des dizaines d’années dans une forme intégralement toxique.
La stabilité du nuage de pétrole est « assez inattendue, » a déclaré jeudi Richard Camilli, directeur des études d’Applied Ocean Physics and Engineering Department du Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI), lors d’une conférence de presse à Washington.
« Rien ne nous indique clairement pourquoi il s’est fixé à cette profondeur. »
Nous ne savons pas pourquoi les micro-organismes du Golfe ne dégradent pas le nuage de pétrole, mais ces organismes sont tristement célèbre pour leur imprévisibilité, a déclaré Christopher Reddy, chimiste de la mer chez WHOI et coauteur de l’étude.
Comprendre pourquoi le nuage ne se dégrade pas nécessite des études supplémentaires, a dit Reddy au cours de la conférence de presse...
À vrai dire, l’un des premiers spécialistes du monde dans ce domaine m’a dit hier que les principales bactéries mangeuses de pétrole ne sont même pas présentes dans les échantillons de nuages sous-marins.
Daté du 11 août, mon dernier commentaire au sujet de cette manipulation cynique était le suivant :
- Grosso merdo, près de 800 millions de litres de brut (chiffres officiels du gouvernement américain) auraient donc été déversés dans le Golfe du Mexique à ce jour suite à la rupture du puits Deepwater Horizon de BP - !
- Et de 7 à 10 millions de litres de Corexit 9500, dispersant hautement toxique interdit par l’Union européenne (mais pas aux States..), auraient donc été répandus pour les diluer, les couler entre deux eaux, et ainsi simplement les cacher aux regards du monde.
En conséquence, Le Monde donc - un journal vespéral qui fut de référence naguère -, embrayait il y a peu et, assez gonflé, titrait : « 75 % du pétrole aurait disparu » !!!!!
Hhhhhhhhhh !!!!!!!!!!!!
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En définitive, ils n’auront gagné que trois petites semaines avant que la vérité n’éclate.
Le temps pour Obama de faire trempette (paraît-il, dans les eaux du Golfe) sous l’oeil complaisant des caméras.. Le pétrole avait donc disparu, tel était le message.
Mais on n’a pas fini d’en parler : 800 millions de litres de brut et 10 millions de litres de Corexit.........