Vous avez raison, le fonctionnement de l’économique conduit chaque marché à l’oligopole, puis au monopole s’il n’est pas régulé.
Encore une fois, si vous avez lu mon article, dites moi où je parle de nationalisation et de communisme !
Je suis pour une concurrence réelle et non faussée, or, sur ce marché, vous pourrez faire ce que vous voulez, il y aura toujours un manque de concurrence à cause des barrières à l’entrée.
Quelle est votre solution alors pour faire pression vers le bas sur les prix sans concurrence ?
La mienne est d’y mettre un acteur vraiment concurrentiel. Il pourrait être privé mais hélas, je pense que seul le public pourrait nous assurer de vouloir faire une vrai concurrence.
Mais pourquoi répondre sur ce ton là ?! Avez-vous lu dans mon article ne serait-ce qu’une phrase anti entreprise ou anti patron ?! Ce n’est ni mes convictions, ni mon raisonnement.
Je dis ici, et c’est un fait, que la concurrence n’existe pas dans le secteur alimentaire. Vous avez raison lorsque vous dites qu’elle est bonne pour le marché et si vous aviez lu mon article correctement vous constateriez que je le dis dans les mêmes termes que vous !
Ce que je propose, ce n’est pas la fin de la concurrence, ce n’est pas les prix fixés, ce n’est pas anti entreprise, anti concurrenciel ni anti patron. C’est simplement partir d’un constat : la concurrence et bonne et nécessaire pour tous et il n’y en a pas sur le secteur de l’alimentaire. Alors il faut l’apporter puisque, vous le dites vous même, elle fait évoluer le marché. Mais on en peut pas apporter de la concurrence si facilement sur un marché aussi couteux que celui de la grande distribution, alors, l’Etat peut devnenir un acteur du marché. Pas un acteur qui plombe ou fausse le marché par des subventions, mais un acteur qui instaure de la concurrence là où il y a un oligopole.
Cette proposition n’est en aucun cas celle d’un anticapitaliste, anticoncurrence anti tout, bien au contraire !
Vous avez raison, le rôle de l’Etat n’est ni de fixer les prix, ni de vendre ses propres tomates mais d’assurer la concurrence dans un secteur. Alors comment faire quand le droit ne suffit pas, que faire lorsque les barrières à l’entrée du marché sont tellement fortes qu’il est impossible d’apporter plus d’acteurs sur celui-ci ?
Vous parlez du droit européen à juste titre mais je vous rassure, je ne demande pas que l’on se retire de l’Union Européenne, ni que l’Etat fixe les prix façon URSS et je dis bien que cela n’est pas souhaitable pour la société !
Mais je vous précise que ce que le droit européen interdit c’est la concurrence publique subvantionnée qui fausse évidemment la concurrence. Ce que je propose moi, c’est que l’Etat soit un acteur comme les autres, sans aucune subvention mais avec comme seule différence de faire une concurrence réelle.
Enfin, vous terminer pas expliquer que la hausse des prix n’était pas due à l’oligopole mais aux actionnaires qui demandaient plus de bénéfices. Mais c’est exactement cela un oligopole ! L’oligopole peut, lorsqu’il le souhaite, augmenter ses marges, cela serait impossible dans une situation plus concurrencielle
Hélas, cette proposition implique que seule le prix de cet article n’ait augmenté, or l’augmentation est globale et dans toutes les enseigne : la concurrence n’existe pas !
Les pattes sont un bien inférieur : leur élasticité prix fait que plus elles sont cher, plus on en achète en les substituant aux autres produits que l’on ne peut plus s’offrir.
La solution à long terme est de réimplanter la concurrence dans le secteur des supers et hypers