J’insinue, comme vous dites, que le problème des Roms d’Europe de l’Est ne nous concerne historiquement et financièrement PAS. On donne déjà beaucoup de sous à ces pays au travers du budget communautaire, et en partie pour traiter ledit problème. Par ailleurs, si l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union Européenne entraîne effectivement un certain nombre de droits pour leur ressortissants, elle induit aussi un certain nombre de devoirs dont vous trouverez un résumé ci-dessous :
Pour les 3 premiers mois de leur séjour en France, le
droit de circulation et de séjour des Roumains et des Bulgares ne peut
être limité que si les personnes enfreignent la législation sur le droit
du travail, constituent une menace pour l’ordre public ou présentent « une charge déraisonnable pour le système d’assistance sociale français » (notamment l’assurance maladie et l’aide sociale).
Au-delà de trois mois de présence,
le droit au séjour est subordonné à la condition de détenir un emploi
(donc de détenir une autorisation de travail adaptée), d’être étudiant
ou encore de disposer d’une assurance maladie et de ressources
suffisantes.
J’aimerais bien savoir combien, parmi les 10000 ou 15000 Roms roumains ou bulgares, satisfont à ces critères.
Pour conclure, je ne suis pas sûr que l’entrée illégale des Tunisiens de Vintimille éclipse le (faux) problème des Roms. Un clou chasse l’autre ; c’est tout. D’où viendront les prochains et quel sera le prétexte pour ne pas les expulser ?
il me semble que nous ne passons pas le problème aux voisins, comme vous le dites, mais ce sont eux qui nous repassent les leurs. La France n’a aucune raison objective d’accueillir ou de négocier, d’une quelconque manière, l’accueil des Roms d’une Europe de l’Est avec laquelle les relations sont fort distendues depuis le regretté Louis Barthou (décédé en 1934) et cinquante ans de séparation liés à la mise en place du Rideau de Fer.
Du moins, l’accueil des Tziganes qui y viennent pour profiter des aides sociales et détourner la vocation du traité de libre circulation à des fins criminelles (mendicité et prostitution organisées, cambriolages, vol de métaux) et qui me semblent très majoritaires dans cette population. Je vis dans un département particulièrement « riche » de Roms (la Seine-Saint-Denis) et je ne peux que constater ce fait. De mes propres yeux.
Je crains hélas que la position qui est la mienne soit assez majoritaire. Ceci étant dit, notre belle démocratie franchouillarde permet que l’avis de la majorité (ces imbéciles pleins de préjugés) soit bafoué par quelques maires et associations appuyés par notre Juste et Bienfaisante Union Européenne ; tout n’est donc pas perdu pour eux. La question est simplement : jusqu’à quand ?
Ce que vous dites est juste. En revanche, on ne peut pas en vouloir aux Français non plus, ni à ceux qui ont mandat de diriger l’Etat, en principe au nom de l’intérêt général, de chercher par tous les moyens à les empêcher d’entrer et à foutre dehors ceux qui se sont déjà installés illégalement sur notre sol. La France n’a en effet aucune raison historique de s’encombrer de ces gens-là, n’ayant jamais colonisé les pays dont ils sont originaires et n’ayant aucune responsabilité, de près ou de loin, dans leur situation de parias. Si au bout de 400 ans ils ne sont toujours pas intégrés aux sociétés tchèque, roumaine ou hongroise, on ne voit pas trop ce que les conseils généraux de Seine-Saint-Denis et d’ailleurs vont pouvoir faire d’individus peu ou pas qualifiés et massivement analphabètes, permis de travailler ou pas.
Le double-jeu de la gauche sur ce problème - qui se gargarise de mots ronflants du style « sauver les services publics », « sauver notre protection sociale » etc... tout en soutenant l’installation des campements insalubres et illégaux de ces parasites sociaux qui n’ont de toute façon aucune intention de travailler chez nous (si vous avez un jour vu un Rom bulgare ou Roumain travailler en France, je veux bien de votre témoignage), est assez insupportable. Les électeurs se chargeront de leur remettre les pieds sur terre dans quelques temps.