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Aragorn

Aragorn

Spectateur de la décadence.

Tableau de bord

  • Premier article le 07/07/2008
  • Modérateur depuis le 04/08/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique











Derniers commentaires



  • Aragorn Aragorn 26 janvier 2009 22:45

    En rentrant chez moi je ne croyais pas que j’allais trouver tant de réactions sur ce papier. Finalement ça me fait plaisir que ça ait suscité tant d’intéret de la part de personnes embrassant des courants de pensée mais aussi des dogmes si divers et variés. La violence verbale de certains m’est si familiare qu’elle ne suscite plus ni mon indignation ni mon dégout. C’est devenu pour moi un fait "normal". Je tiens cependant à clarifier certains points :

    1-Le fait que l’article ait pour sujet la propagande israélienne ne veut pas dire que je suis "pour" le Hamas. Je comprends tout à fait que l’on soit si habitué par la logique de "celui qui n’est pas avec nous est contre nous" qu’à la longue ça déforme la façon dont certains voient les choses. Que ce soit clair : Je suis aussi bien contre l’islamisme que contre le sionisme, pour la simple raison que les deux instrumentalisent la religion pour des fins politiques. Le seul hic c’est que l’islamisme a pris naissance dans des sociétés qui n’ont pas connu, pendant les derniers siècles les memes Voltaire et Jean Jacques Rousseau (et autres) qu’avaient connu les sociétés ou le sionisme avait pris naissance, càd les sociétés dites "occidentales". Paradoxe assez inquiétant à constater : le fanatisme ne dépend pas du degré de développement du système de valeurs d’une société "x". Serait il légitime de se poser la question (s’il est encore permis de poser des questions dans ce monde) : de quoi le fanatisme, quel qu’il soit, dépend t il ?

    2-Pour la question du classement de tel ou tel en tant que "terroriste", permettez moi de constater que la loi y compris internationale ne donne aucune définition du mot (je ne parle pas du dictionnaire Larousse), ce qui laisse une grande marge de liberté à tout le monde pour classer dans la case de "terrorisme" qui on veut. Ainsi, la propagande nazie décrivait la résistance française comme "terroriste", à son tour la france, comme d’autres puissances de colonisation, a usé du meme qualificatif pour décrire la résistance algérienne ou autres à l’occupation, de meme avec Israel et les palestiniens, et j’en passe. Ce qui fait qu’à la fin, le mot "terrorisme" et ses dérivés, sont de géométrie tellement variable que ça ne peut en aucun cas (du moins pour qqn de rationnel) constituer un critère objectif pour voir les choses.

    http://www.dailymotion.com/video/x3putt_de-gaulle-sur-israel_news

    3-Pour un borné qui voit le monde en noir et blanc, en bien absolu et mal absolu, dont les mécanismes de perception sont si primitifs qu’ils ne lui permettent pas de "penser" autrement qu’en réduisant le monde à des camps d’anges et de démons, bien entendu ça peut toujours servir (c’est aussi valable pour les Etats que pour les personnes). Hélas, ce genre de personnes ne constitue pas la catégorie de lecteurs à laquelle je m’adresse à travers ce papier. Autrement, j’aurais volontiers eu l’amabilité de m’abaisser à leur niveau pour essayer de leur montrer que de là ou ils sont il est catégoriquement impossible d’avoir un VRAI DEBAT avec qui qu’il soit.

    Merce à tous, bornés et ouverts, qui ont pris le temps de réagir à ce billet, un grand salut aux blogueurs israéliens francophones qui viennent quotidiennement sur AgoraVox dans le cadre de la collaboration avec leur gouvernement en matière de chasse aux "ennemis" .

    http://www.haaretz.com/hasen/spages/1056648.html

    Cependant, comme ma "guerre" à moi étant tout à fait autre, celle de la raison, je ne saurai me laisser emporter par les surenchères lexicales manichéenne, ça ne peut que me rappeler l’histoire de celui qui, au fond de son trou, regarde le ciel et s’étonne combien il est petit !

    Bien à vous, et au prochain billet ;)

    (Salutations à Céphale)



  • Aragorn Aragorn 28 novembre 2008 18:10

    Doctorant en sciences po, professeur et auteur... j’ai bien peur que le CV vaut mille fois mieux que "l’article" que vous venez de publier là... C’est méthodiquement médiocre autant sur la forme que sur le fond, et ça a l’air d’un recueil au chaud d’impressions banales et trés émotionnelles que d’une analyse approfondie, objective et rationnelle. D’autant plus que le recours aux raccourcis expéditifs démontre d’une certaine façon que vous n’aviez pas pris assez de temps pour, au moins, essayer d’etre moins superficiel, ce qui constitue, je crois, un manque de respect aux lecteurs de ce portail -quelle que soit leur tendance politique et intellectuelle-... Bref, je crois quand meme que vous feriez un bon "analyste" dans "C’est dans l’air" de Yves Calvi sur Fr 5, vu que ce que vous exprimez ici semble plutot avoir l’air d’etre beaucoup plus "dans l’air" que "dans le vif du sujet"... A la prochaine Monsieur le prof ;)



  • Aragorn Aragorn 20 août 2008 14:01

    J’adhère entièrement au point de vue de l’auteur. A vrai dire, le courage de mener un tel discours est une monnaie rare de notre temps, et cette rareté est à la fois due à l’ignorance qu’impose "l’inquisiteur" autour de ces sujets qu’à la factice crainte qu’il suscite chez ceux qui osent sortir du "mainstream" et analyser les choses "autrement". Mais comme chez tout inquisiteur, la raison fait toujours défaut, et la brutalité ainsi que la vénémosité bestiale est de mise pour s’attaquer à quiconque qui ose mettre en cause les valeurs "sacrées" de l’inquisition. Cette brutalité dénudée de toute raison et de toute argumentation, bases de toute possibilité de dialogue, se manifeste déjà chez certains commentateurs qui viennent ici comme ailleurs nous crier "halte au hitler des temps nouveaux" à chaque fois qu’ils se trouvent confrontés à des points de vue qui leur rappellent la fragilité et la vulnérabilité de leur sort qui ne tient qu’à la force de la répression mémorielle et à l’entretien des vieux réflexes de "pitié" et de "compassion", par le recours systématique aux registres émotifs qui essaient de puiser dans les malheurs communs à tout le monde un prétexte pour se situer au dessus de tous et instaurer une loi martiale taillée sur mesure dans tous les systèmes de pensée environnants. A vrai dire, comme l’explique bien Tony Judt, cette susceptibilité ainsi que cet acharnement à raviver les flammes sous le symbole du juif opprimé, est tellement poussée à l’extreme qu’elle devient une source au soupçon qui nuit en premier lieu à ceux qui ne se fatiguent jamais d’en user. Et ils ont en quelque sorte raison d’en user, car leur logique est une logique de violence, de sang, qui ne peut tolérer la voix de Voltaire qu’elle prend parfois comme masque. Le lien avec la montée de l’islamophobisation est bien explicité, encore faut il rappeler que cette islamophobisation qui bénéficie si habilement du concours des circonstances de l’actualité, profite si bien au pouvoir inquistoire dont parle l’auteur, car pour ce pouvoir, continuer à mobiliser la peur des foules contre de supposés dangers qui viennent de l’extérieur est une façon trés rusée mais certainement pas intelligente pour les divertir quand au vrai danger, si ravageant à l’intérieur, à portée de toute perception éveillée. Le débat est encore long, j’y reviendrai peut etre dans un prochain article, d’ici là je trouverai dans l’aboiement des chiens de l’inquisition une bonne source d’inspiration ;) Qu’ils continuent alors leur réinvention éternalisée du contexte hitlérien, ça ne peut que nous donner davantage de raisons pour mieux éclairer leur intolérence dogmatique qu’ils essaient de masquer par les pleurs qu’ils n’arretent d’implorer quant à un malheur qui n’est plus.



  • Aragorn Aragorn 17 juillet 2008 17:02

    Mr Dieulepere, il ne me gène guère d’affirmer que certaines de vos critiques, spécialement celles que vous relatez dans ce dernier commentaire, sont bien fondées, légitimes, et constructives, en particulier vos critiques à l’égard de la vérification de l’information. En ce point, je suis entièrement d’accord avec vous, et je regrette qu’à l’époque ou j’avais écrit mon article je n’avais pas, selon mes recherches, d’autres sources disponibles parlant de l’évènement à part l’article d’Aljazeera. En conséquent, il m’a été impossible de faire des recoupements pour sortir avec une version de l’information plus proche que possible de la réalité des choses. Ceci dit, j’étais parfaitement conscient de ce problème, et c’est pourquoi, si vous voulez bien le remarquer, il y a abondance du conditionnel dans la rédaction du texte. Le recours au conditionnel n’est pas un hasard, c’est pour laisser le champ libre au lecteur pour s’investir à combler les lacunes de l’information que j’apporte, et que je n’ai jamais prétendue parfaites. A part ça, ce n’est pas parce qu’on a peu de moyens pour lancer son entreprise qu’on devrait renoncer à le faire. J’ai personnellement, avec le peu de moyens, pris le risque d’entreprendre une telle rédaction, qui n’est qu’une ébauche embryologique qui invite le lecteur à faire de sorte de chercher à confronter mon points de vue avec d’autres, pour en sortir avec un début d’opinion.

    D’ailleurs, je n’apporte pas une vérité absolue, et je ne m’impose pas en tant qu’une autorité intellectuelle supreme. Au contraire, j’essais d’ouvrir à travers le peu de moyens dont un "profane" comme moi, peut disposer, le plus de champ de réflexion possible à l’égard du sujet que je traite. De ce point de vue, je suis le premier à reconnaitre que mon travail, s’il aurait été mené dans de meilleures conditions et avec plus de moyens, serait bien meilleur. Pour en revenir au fond, il me semble quand meme un peu démesuré de fustiger l’imperfection de mon article tout en avouant pouvoir remédier à cette imperfection mais, ce qui est assez paradoxal, sans le faire. En effet, je comprends mal comment, alors que vous dites etre soucieux de l’exactitude de l’information, vous n’essayez meme pas d’éclairer les lecteurs pour qui vous vous inquiétez autant, avec les "comptes rendus" dont vous disposez. Et si vous n’etes pas pret à le faire, compte rendu que le "secret" (ou la "discrétion", appelez ça comme vous voulez) prime sur toute autre chose y compris la correction ou l’ajustement du contenu de mon article tant critiqué, pourquoi alors nous dites vous que vous disposez de documents pouvant optimiser la qualité du message médiatique que j’apporte, aussi médiocre (selon vous) qu’il soit ? Est ce que vous nous le dites pour que l’on vous envie d’etre aussi bien "informé" et "illuminé" ? Croyez moi, il n’y a aucun déshonneur à avouer que, quand on prétend se soucier de la qualité de l’information que vous critiquez sans pour autant oser mettre à disposition des lecteurs les documents susceptibles de mieux les "informer", il est tout à fait légitime à ces lecteurs, de se soucier, de la meme façon, de la crédibilité de votre message. Si vous ne comptez pas nous "éclairer", pourquoi nous dire, à propos des comptes rendus, "personnellement, j’en dispose" si c’est pour les garder à vous memes ?

    Encore plus, vous dites aussi avoir rencontré des "orateurs" et connaitre davantage sur leurs interventions au rassemblement que l’auteur de cet article, mais, bizarrement, vous vous gardez d’apporter votre témoignage documenté concernant ces "orateurs" là. Les noms que j’ai rapportés, je les ai recopiés de ma source, et je n’ai rien inventé, d’autant plus que, PEU IMPORTE LE NOM, c’est les idées qui comptent. Vous etes plus bien placé que moi pour savoir que les apparences, car trompeuses, ne sont pas des éléments capitaux pour que l’on s’y intéresse. Là aussi, on est dans un débat stéril autour de la forme, et on laisse passer le fond.

    Au sujet de Mr Le Forestier, je ne suis pas du genre à baser ses raisonnements ou ses jugements sur les décisions de la justice, car si j’avais à le faire, j’aurais mal vu une héroine comme Jeanne D’Arc, qui était condamnée par la justice de son temps à bruler vive, et qui fut innocentée, 500 ans aprés. Du coup, bien que je prends trés au sérieux toute décision de la justice, je ne peux m’y fier entièrement, car souvent, la justice n’est pas la Justice, et vous etes mieux placé que moi pour le savoir.

    Mr Dieulepere, j’aimerais aussi saluer en vous les énormes efforts que vous auriez du endurer pour s’efforcer à me "souhaiter" "malgré tout" "de ne plus m’investir dans un rôle pour lequel je n’ai ni l’habit, ni l’attitude pas plus que la compétence". Mais en meme temps, permettez moi d’etre à la hauteur de vos "souhaits" et de ne pas vous décevoir davantage ; en vous souhaitant à vous aussi de ne plus s’investir dans la prétention de vouloir mieux informer les gens tout en leur cachant des documents susceptibles de le faire et dont vous dites disposer, et de ne pas le faire. Je reste cependant conscient que, aussi déchiré que vous seriez entre la primauté du "secret maçonnique" et celle de mieux "informer" les gens par les moyens dont vous disposez, vous ne pouvez adopter l’action qui serait à la hauteur de votre discours. Mais sachez que si vous le faites, et mettez à dispositions de l’opinion de tels "documents", je serai le premier à etre content d’avoir été ainsi contre-dit. Je compatis avec le fait que votre volonté d’éclairer les "désinformés" par mon "article" soit paralysée avec la primauté indiscutable et inviolable du secret maçonnique, et je vous remercie d’avoir démontré par vous meme, qu’entre le "secret maçonnique" et l’opinion publique "éclairée" vous ne pouvez que choisir le premier au dépens du deuxième, faisant ainsi passer les caprices personnels d’un groupe avant l’intéret général qu’il prétend servir.

    J’estime que votre attitude, prise dans sa globalité, n’a fait que renforcer l’idée du malaise existentiel de la FM, qui se déchire entre ce qu’elle est et ce qu’elle prétend à etre, entre son discours et son action. Mr Dieulepere, je vous remercie, et en meme temps je vous invite à etre un peu plus "élite" que ça, car avec votre attitude, et en termes de communication, vous venez de rendre service à "l’article" que vous avez tout fait pour dévaloriser.

    Quant au "public", d’abord j’aimerais attirer votre attention sur le fait que si, vous, vous voyez dans le public "une machine à applaudir", ce qui est compréhensible vu votre attachement irréductible aux prestiges des oratoires, moi j’y vois des hommes et des femmes capables de s’élever de cette conception réductionniste que vous faites d’eux, et de penser librement, en dehors de toute contrainte visant à fabriquer un consentement populaire sur commande. Toutefois, pour rester dans l’esprit théatral dans lequel vous emprisonnez votre notion du "public", je crois volontiers qu’il serait plus amusé par le spectacle de vos contradictions ainsi mises en avant par vos propres soins, qu’à se lamenter sur un "discours archi connu" et qu’il n’aurait pas, selon vous, besoin de connaitre davantage.

    Cordialement.



  • Aragorn Aragorn 17 juillet 2008 16:50

    Mr Dieulepere, il ne me gène guère d’affirmer que certaines de vos critiques, spécialement celles que vous relatez dans ce dernier commentaire, sont bien fondées, légitimes, et constructives, en particulier vos critiques à l’égard de la vérification de l’information. En ce point, je suis entièrement d’accord avec vous, et je regrette qu’à l’époque ou j’avais écrit mon article je n’avais pas, selon mes recherches, d’autres sources disponibles parlant de l’évènement à part l’article d’Aljazeera. En conséquent, il m’a été impossible de faire des recoupements pour sortir avec une version de l’information plus proche que possible de la réalité des choses. Ceci dit, j’étais parfaitement conscient de ce problème, et c’est pourquoi, si vous voulez bien le remarquer, il y a abondance du conditionnel dans la rédaction du texte. Le recours au conditionnel n’est pas un hasard, c’est pour laisser le champ libre au lecteur pour s’investir à combler les lacunes de l’information que j’apporte, et que je n’ai jamais prétendue parfaite. Cependant, ce n’est pas parce qu’on a peu de moyens pour son entreprise qu’on doit renoncer à la lancer. Personnellement, avec le peu de moyens que j’avais, j’ai pris le risque, et je me suis aventurée dans une réflexion, quoi qu’elle puisse etre contestable. Je n’ai pas davantage demandé aux lecteurs d’en rester là. : Le fait que mon effort soit insuffisant est une invitation qui leur est lancée pour essayer de se confronter à d’autres points de vue, peut etre bien que certains auraient accès à des informations qui m’étaient circonstanciellement inaccessibles et pourraient ainsi mieux construire l’information dont je n’ai présenté qu’une ébauche embryologique.

    D’ailleurs, je n’apporte pas une vérité absolue, et je ne m’impose pas en tant qu’une autorité intellectuelle supreme. Au contraire, j’essais d’ouvrir à travers le peu de moyens dont un "profane" comme moi, peut disposer, le plus de champ de réflexion possible à l’égard du sujet que je traite. De ce point de vue, je suis le premier à reconnaitre que mon travail, s’il aurait été mené dans de meilleures conditions et avec plus de moyens, serait bien meilleur. Pour en revenir au fond, il me semble quand meme un peu démesuré de fustiger l’imperfection de mon article tout en avouant pouvoir remédier à cette imperfection mais, ce qui est assez paradoxal, sans le faire. En effet, je comprends mal comment, alors que vous dites etre soucieux de l’exactitude de l’information, vous n’essayez meme pas d’éclairer les lecteurs pour qui vous vous inquiétez autant, avec les "comptes rendus" dont vous disposez. Et si vous n’etes pas pret à le faire, compte rendu que le "secret" (ou la "discrétion", appelez ça comme vous voulez) prime sur toute autre chose y compris la correction ou l’ajustement du contenu de mon article tant critiqué, pourquoi alors nous dites vous que vous disposez de documents pouvant optimiser la qualité du message médiatique que j’apporte, aussi médiocre (selon vous) qu’il soit ?Est ce que vous nous le dites pour que l’on vous envie d’etre aussi bien "informé" ? Croyez moi, il n’y a aucun déshonneur à avouer que, quand on prétend se soucier de la qualité de l’information que l’on critique sans pour autant oser mettre à disposition des lecteurs les documents susceptibles de mieux les "informer", il est tout à fait légitime à ces lecteurs, de se soucier, de la meme façon, de la crédibilité de votre message. Si vous ne comptez pas nous "éclairer", pourquoi nous dire, à propos des comptes rendus, "personnellement, j’en dispose" si c’est pour les garder à vous memes ?

    Encore plus, vous dites aussi avoir rencontré des "orateurs" et connaitre davantage sur leurs interventions au rassemblement que l’auteur de cet article, mais, bizarrement, vous vous gardez d’apporter votre témoignage documenté concernant ces "orateurs" là. Les noms que j’ai rapportés, je les ai recopiés de ma source qui est l’article d’Al Jazeera, et je n’ai rien inventé, d’autant plus que, PEU IMPORTE LE NOM, c’est les idées qui comptent. Vous etes plus bien placé que moi pour savoir que les apparences, car trompeuses, ne sont pas des éléments capitaux pour que l’on s’y intéresse. Là aussi, on est dans un débat stéril autour de la forme, et on laisse passer le fond. Au sujet de Mr Le Forestier, je ne suis pas du genre à baser ses raisonnements ou ses jugements sur les décisions de la justice, car si j’avais à le faire, j’aurais mal vu une héroine comme Jeanne D’Arc, qui était condamnée par la justice de son temps à bruler vive, et qui fut innocentée, 500 ans aprés. Du coup, bien que je prends trés au sérieux toute décision de la justice, je ne peux m’y fier entièrement, car souvent, la justice n’est pas la Justice, et vous etes mieux placé que moi pour le savoir.

    Mr Dieulepere, j’aimerais aussi saluer en vous les énormes efforts que vous auriez du endurer pour s’efforcer à me "souhaiter" "malgré tout" "de ne plus m’investir dans un rôle pour lequel je n’ai ni l’habit, ni l’attitude pas plus que la compétence". Mais en meme temps, permettez moi d’etre à la hauteur de vos "souhaits" et de ne pas vous décevoir davantage ; en vous souhaitant à vous aussi de ne plus s’investir dans la prétention de vouloir mieux informer les gens tout en leur cachant des documents susceptibles de le faire et dont vous dites disposer, et de ne pas le faire. Je reste cependant conscient que, aussi déchiré que vous seriez entre la primauté du "secret maçonnique" et celle de mieux "informer" les gens par les moyens dont vous disposez, vous ne saurez adopter l’action qui serait à la hauteur de votre discours. Mais sachez que si vous le faites, et mettez à dispositions de l’opinion de tels "documents", je serai le premier à etre content d’avoir été ainsi contre-dit. Je compatis avec le fait que votre volonté d’éclairer les "désinformés" par mon "article" soit paralysée avec la primauté indiscutable et inviolable du secret maçonnique, et je vous remercie d’avoir démontré par vous meme, qu’entre le "secret maçonnique" et l’opinion publique "éclairée" vous ne pouvez que choisir le premier au dépens du deuxième, faisant ainsi passer les caprices personnels d’un groupe avant l’intéret général qu’il prétend servir.

    J’estime que votre attitude, prise dans sa globalité, n’a fait que renforcer l’idée du malaise existentiel de la FM, qui se déchire entre ce qu’elle est et ce qu’elle prétend à etre, entre son discours et son action. Mr Dieulepere, je vous remercie, et en meme temps je vous invite à etre un peu plus "élite" que ça, car avec votre attitude, et en termes de communication, vous venez de rendre service à "l’article" que vous avez tout fait pour dévaloriser.

    Quant au "public", d’abord j’aimerais attirer votre attention sur le fait que si, vous, vous voyez dans le public "une machine à applaudir", ce qui est compréhensible vu votre attachement irréductible aux prestiges des oratoires, moi j’y vois des hommes et des femmes capables de s’élever de cette conception réductionniste que vous faites d’eux, et de penser librement, en dehors de toute contrainte visant à fabriquer un consentement populaire sur commande. Toutefois, pour rester dans l’esprit théatral dans lequel vous emprisonnez votre notion du "public", je crois volontiers qu’il serait plus amusé par le spectacle de vos contradictions ainsi mises en avant par vos propres soins, qu’à se lamenter sur un "discours archi connu" et qu’il n’aurait pas, selon vous, besoin de connaitre davantage.

    Cordialement.


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