Travailler plus pour gagner plus ? La forme même des pyramides d'Egypte, nous enseigne que les ouvriers, et ce dès la plus haute antiquité, avaient développé une tendance naturelle à en faire de moins en moins.
Bien envoyé captain, permet à un (ex) collègue (MM) de se joindre à ton jus de chique. Et rendez vous en baie de Cook. Nous aussi on en connaît des gros mots.
Plus de travail = plus de revenus pour de nombreuses personnes qui en France ont aujourd’hui du mal à joindre les deux bouts. On peut discuter le moyen (les heures supplémentaires) mais pas la réalité.
Je connais personellement des fonctionnaires de la fonction public hospitalière à 1 200 Euros mensuels (BAC + 5) qui ne peuvent travailler plus et à qui on interdit de cumuler un emploi privé (la loi est parue mais pas les décrets). Et croyez moi, ils se tapent de Keynes ou de Smith.
Quand à notre productivité supérieure à la moyenne, elle ne l’est que parce nos employés les moins qualifiés sont au chômage. Dans les pays où le plein emploi est une réalité (eh oui), la productivité a baissé mais tout le monde travaille, gagne sa vie et... consomme. Pas pour rien qu’on fait toujours 0,5 à 0,7 points de croissance annuelle de moins que nos voisins depuis des années.
Quand l’idéologie marxisante de l’élite rejoint la fainéantise des masses... On a la France des 30 dernières années.
C’est à souhaiter. Et si un jour vous croisez le président dans votre beau couvent d’Alesani (les yachts ça fatigue) je compte sur vous pour nous le faire savoir. Pace e salute. A prestu !
Des 3 événements suivants, lequel vous semble avoir la plus grande portée historique :
a) En Irlande du Nord, les deux ennemis historiques ont fait la paix. Ian Paisley, leader du Parti démocratique unioniste, et Martin McGuinness, du Sinn Féin, sont devenus mardi 8 mai 2007 premier ministre et vice-premier ministre d’un gouvernement de coalition. Cet événement met fin à trente ans d’un conflit qui a fait plus de 3 500 morts.
b) Laure Manaudou enchaîne les va et vient entre deux Lucas. L’amour lui a fait péter les plots. Pinault, simple flic, s’efforce de ramener la sardine à la céramique plaquée or des bassins olympiques.
c) Chacun sa galère, Nicolas Sarkozy préférant le désordre de Malte à l’ordre des banlieues, s’offre une croisière sur le Paloma avant sa croisade sur le nihil. Avec la bénédiction de son ami Bolloré, Saint Vincent des temps modernes n’hésitant pas à partager son yacht sous le manteau.
Quand j’ai écrit cela, j’ai été obligé de refaire un tour sur les sites des principaux instituts pour m’en persuader, tellement l’évidence que Nicolas Sarkozy et la droite avait toujours caracolé en tête s’imposait à moi. Et pourtant...
Ifop/Dimanche Ouest France (10 au 11 août 2006) Ségolène Royal largement devant Nicolas Sarkozy (55% contre 42%, les autres ne se prononcent pas).
Ifop/Paris Match (jeudi 12 octobre 2006), la victoire de la gauche est souhaitée par 49% des Français contre 45% qui souhaitent celle de la droite. L’écart s’est déjà réduit.
BVA (Décembre 2006) Un second tour Royal / Sarkozy donnait 51% pour Mme Royal et 49% pour Sarkozy. C’est la dernière fois que la gauche est en tête dans les sondages. Voir graphique BVA.
Puis il y eut le voyage en Chine de Ségolène Royal, la « bravitude » lancée de la muraille et surtout le discours d’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy le 14 janvier 2007, porte de Versailles au congrès de l’UMP. A partir de cette date, le leader de l’UMP a pris la tête devant Ségolène Royal (pas devant F Bayrou) et s’y est toujours maintenu. Voir graphique BVA.