Votre angle d’approche est tout-à-fait légitime ! Toutefois, il me semble important de donner quelques informations basiques à un public français qui visiblement est peu concerné par le Sri Lanka. Il n’y a de réfugiés qu’en raison d’une situation politique donnée. Il me paraît important de savoir ce qui a provoqué une telle situation. Avant l’indépendance, les Britanniques ont favorisé les Tamouls en leur octroyant un nombre élevé de places de fonctionnaires, au détriment des Cinghalais. Les Tamouls, largement impliqués dans la lutte pour l’indépendance ont pensé que cette situation perdurerait. Les Cinghalais, une fois l’indépendance obtenue ont souhaité une plus grande justice en leur faveur et ont décrété le sinhala langue nationale. Les burghers anglophones ont alors quitté le pays. Les Tamouls, eux, sont alors entrés en résistance pour obtenir des postes de fonctionnaires et vous avez maintenant des hordes de réfugiés à la suite de trente ans de guerre.
Les liens donnés dans l’autre commentaire sont très intéressants dans leur approche géopolitique mais ne donnent qu’un point de vue tamoul.
Par ailleurs je voudrais déplorer le manque d’intérêt des lecteurs d’Agoravox pour un article intéressant sur un sujet d’actualité...
Merci pour cet article très intéressant et richement pourvu en liens. Certes il n’aborde que le problème des réfugiés sans donner le contexte politique. Il est utile de préciser que la guérilla marxiste du Sri Lanka, largement soutenue par la diaspora tamoule, a maintenu les zones tamoules dans un régime de terreur et n’a rien à envier dans l’horreur aux pratiques de l’armée gouvernementale. Mais bien entendu les rebelles se donnent le beau rôle, alors qu’ils ont ruiné le pays, compromis son développement, fait régner l’insécurité pendant trente ans et sont responsables d’innombrables exactions. Ce qui, bien entendu ne blanchit pas les forces gouvernementales qui ont eu la main très lourde.
Voici un autre lien qui recense les articles de presse sur le Sri Lanka : www.InfoLanka ( en anglais ) en plus bien entendu des articles et ouvrages d’Eric Meyer ( pas de livre récent malheureusement ). Bien sûr, vous devez connaître « Le fantôme d’Anil » de Michael Ondaatje, lui-même d’origine sri-lankaise, mais burgher, c’est-à-dire ni tamoul, ni cinghalais qui relate la genèse et le développement de la tragédie.
En tout cas, merci pour cet article qui apporte quelques lueurs sur un drame peu traité dans les média occidentaux
Ce qui est curieux, autant sur ce fil que sur celui de Libération, c’est que la majorité des intervenants semble penser qu’il est normal de voler des vélos, de saboter des trains, etc... Les seules voix dissonnantes sont celles de cyclistes à qui on déjà volé un vélo... Ces voix-là sont nettement plus nuancées... Est-il normal, également qu’un gamin se fasse voler son blouson trois fois en un mois ( et ses chaussures de sport, une seule fois ) ? La mère du gamin ne semblait pas trouver ça normal, mais peut-être es-elle rigide ? Il suffit de préciser que tous les biens sont en « libre-service », ce sera plus clair !