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Belge, papa d'un autiste de 38 ans et d'un autre qui en a trois de plus. Romancier, essayiste et scénariste de BD, je suis ancien propriétaire-rédacteur d'un journal gratuit et non-inféodé exclusivement consacré aux nouvelles locales et à la situation politique de ma ville, Bruxelles que j'ai quitté il y a 17 ans pour aller vivre successivement dans une communauté inca en Equateur, à Cuba sans fréquenter le moindre clown du régime, en Thaïlande du nord, puis au Laos, pays de valeurs traditionnelles où je me suis beaucoup plu au contact de différentes cultures tribales. Dingue de vélo que j'ai abandonné après 120.000 km suite à un accident, je suis rentré il y a un an et trois mois en Belgique avec mon couple de bouviers des Flandres qui me console de la bêtise humaine.

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  • Premier article le 30/08/2010
  • Modérateur depuis le 05/07/2011
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Derniers commentaires



  • asterix asterix 9 avril 2015 11:14

    @oscar fortin
    Vous pouvez dire ce que vous voulez, il n’empêche que votre article est complètement orienté vers la défense d’une dictature totalement contraire à l’esprit humaniste dont vous vous targuez.
    Recevez également mon respect, formule conventionelle que vous employez systématiquement envers tous ceux qui ne partagent pas votre opinion.
    J’en profite pour réitérer que je vous poserai une question toute simple lors du prochain article louangeur sur cette dictature et le lectorat comprendra lequel de nous deux connait le mieux Cuba.
    Le vrai, pas celui du régime castriste, ni celui de Spartacus



  • asterix asterix 9 avril 2015 10:17

    Si du point de vue théorique je suis entièrement d’accord avec les conclusions de Mr Fortin sur le refus du continent américain d’encore se laisser faire par l’empire, je me pose quand même certaines questions sur la valeur intrinsèque de son argumentation. Par six fois, il met en exergue Cuba, une dictature moyenâgeuse qui n’a plus de raison d’être aujourd’hui, mais fait totalement abstraction du Brésil, du Chili, de l’Equateur, de l’Uruguay qui est en train de vivre un changement de cap démocratique qui eut dû attirer son attention. Bref, de tout ce qui n’est pas son dada, c’est courant chez lui et dérangeant pour quelqu’un qui se targue d’être un humaniste.
    N’étant pas du genre à refuser l’expression d’un point de vue, je n’ai voté ni oui ni non en modération pour la parution de ce chef d’oeuvre uniquement conçu en tant que propagande indirecte. Je le mets simplement en parallèle avec le refus par ceux qui croient qu’Agoravox est la propriété d’une certaine gauche ( même reproche à la droite fascisante ) qui n’a pas les yeux en face des trous de parution du billet que nous a proposé il y a quelques jours Cubanis sur cette même antenne.
    Le voici in extenso et tant pis pour ceux que cela dérange :

    Le drame cubain se déroule chaque jour sous les yeux indifférents du monde. Personne ne s’émeut du sort réservé à une nation sous l’emprise de la tyrannie la plus ancienne d’occident.

    Le drame cubain se déroule chaque jour sous les yeux indifférents du monde. Personne ne s’émeut du sort réservé à une nation sous l’emprise de la tyrannie la plus ancienne d’occident. D’autres problèmes semblent tellement plus importantes partout ailleurs ! En Europe, nombreux sont ceux qui croient encore à la version romanesque d’une petite île luttant dignement contre le géant Goliath des temps modernes. Un mythe soigneusement inventé par quelques intellectuels de gauche il y a presque soixante ans, mais qui subsiste encore aujourd’hui. Au départ, grâce aux subventions soviétiques et dernièrement, au pétrole vénézuélien. 

    Mais les soutiens économiques dont le régime cubain bénéficie n’expliquent pas sa longévité. Il manque aussi un sincère intérêt politique de la part des puissances, commençant par les Etats Unis, nullement intéressés pour normaliser ses relations avec La Havane malgré l’anticastrisme officiel des administrations successives.

    Alors, depuis presque soixante ans, aucun vrai changement à l’horizon. En attendant, prétextant l’hostilité de Washington, nul principe démocratique porté par l’occident depuis la fin du fascisme en Europe ne s’applique pas à Cuba. Pas d’élections libres, aucun droit d’expression ou de réunion ni d’entreprendre librement. Le peuple cubain est devenu l’otage des intérêts géopolitiques qui le dépassent. Cette folie doit cesser.

    Un de trois résidents dans l’île a quelqu’un de sa famille vivant à l’extérieur, soit de façon définitive ou temporelle ; chaque année, des milliers de personnes au péril de leurs vies, choisissent de traverser le détroit de la Floride dans des embarcations de fortune pour gagner la terre promise. Sans oublier les 20 000 cubains qui quittent l’île légalement pour l’Amérique tous les ans. Les chiffres pour d’autres destinations ne sont pas connus, mais ils sont toute aussi impressionnants. D’après l’Institut National des Statistiques cubain (ONE) le solde annuel –négatif- avoisine les 37 000 personnes. A cette hémorragie permanente de ses forces vives et de sa jeunesse, s’ajoute le nombre des récentes naturalisations, que grâce à la « Loi pour la mémoire historique » approuvée en Espagne par le gouvernement socialiste, a permis à 80 000 cubains d’ascendance ibérique d’acquérir la nationalité espagnole. Au terme de l’opération l’année prochaine, l’ambassade espagnole à La Havane estime à 300 000 (5% de la population) le nombre total des nouveaux sujets de la couronne. 

    S’il y avait encore des doutes sur la réussite du Castrisme, ces chiffres prouvent le contraire. Personne n’oserait les contester d’ailleurs. Le paradis socialiste des caraïbes est en réalité l’enfer de Dante, une évidence, même pour des nombreux fonctionnaires du régime qui le lâchent quand ils le peuvent. 

    Il est certain qu’il n’y a pas de guerre civile ouverte à Cuba. Les moyens de répression sont plus subtils qu’en Syrie, mais ils ne restent pas moins violents. Il est également évident qu’après soixante ans de castrisme, toute illusion d’assister à la naissance soudaine d’une société civile saine est un rêve sans espoir, car les cubains ne sont pas seulement prisonniers du régime, mais aussi et surtout, de la géographie. 

    Cependant une solution consensuelle existe : faire devenir Cuba, par référendum une autonomie espagnole. Légalement rien ne s’y oppose, le gouvernement autonomique mis en place pour l’Espagne en 1897 peut être remis à l’ordre du jour, puisque la République déclarée en 1902 a été imposée par la Armée des Etats Unis ; sans oublier que le Castrisme aussi, a pris le pouvoir par la force des armes. Aucune consultation populaire n’a pas été faite à Cuba depuis plus de soixante ans. Les avantages alors d’un tel dénouement sont évidents pour les deux nations.

     

     



  • asterix asterix 8 avril 2015 17:07

    @MUSAVULI, rebonjour.
    Je connaissais ce détail mais n’ai pas trouvé nécessaire de le communiquer, entendu que le fils De Croo n’exerce que des responsabilités accessoires dans le gouvernement belge. Reynders en revanche a toujours été l’homme de Kinshasa dans nos instances nationales et c’est là que les choses commencent vraiment à bouger.
    Au plus la pression internationale sera forte, au plus le pouvoir illégitime de Kabila deviendra chancellant.
    Pourvu que ton pays trouve un candidat d’union qui se soucie plus du bien général que de sa cassette propre. Tchikesedy est maintenant trop vieux pour exercer cette immense responsabilité que sera la gestion pour le peuple de ce pays qui regorge de richesses qui n’ont jamais profité à la nation.
    Et là, ce sera difficile, très difficile.



  • asterix asterix 8 avril 2015 15:13


    Bonjour Musavuli,
    Voici ce qu’en dit aujourd’hui même le Ministre des Affaires Etrangères belge à la Libre Belgique. Fait remarquable, une certaine Belgique, qui a gardé de nombreux occultes intérêts au Congo, a toujours trouvé un relais très intéressé via la personne de Didier Reynders qui a été le premier à faire avaliser par l’EU la victoire ( ??? ) de Kabila, l’homme-lige du Rwanda, aux Présidentielles. Cette fois, le vent tourne et il va être difficile à l’opinion internationale de rester de marbre...
    http://www.lalibre.be/actu/international/fosse-commune-decouverte-a-maluku-reynders-demande-une-enquete-independante-5525167f35704bb01ba35cc6
    Courage, ton peuple va bientôt retrouver sa liberté



  • asterix asterix 8 avril 2015 08:35

    Merci Mr Loubard pour cet exhaustif éclairant. C’est typique des méthodes qu’emploie « la plus grande démocratie du monde ». Elle crée les conditions du chaos, laisse à d’autres le soin de le mettre en oeuvre et revient s’arranger économiquement avec les nouvelles autorités mises en place.
    Les Chinois sont beaucoup plus pragmatiques. Ils débarquent sans tambours ni trompettes, demandent poliment au chef en place « combien ? » puis se débrouillent à leur manière sans faire de victimes, ou alors si peu.
    A se demander où sont les sauvages... 

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