Peu à peu, le crédit a remplacé le salaire… surtout grâce à un chômage de masse prémédité, et, publicité omniprésente aidant, à une surconsommation folle. Je me suis meublé quasi-exclusivement en faisant les « encombrants ». Et je ne parle pas de rogatons crasseux ou bancals : chaises, tables, armoires, un coup de cire et ça repart ! Et cela en me groupant avec des potes, en ne mobilisant qu’une voiture dont nous partagions les frais.
Eh bien non, hélas, je ne peux pas dire le contraire… Mais je me méfie de cette notion de « réalisme », qui a trop servi et sert encore à bien des reniements. On en appelait déjà au « réalisme » du temps de Zola… un peu court, et trop commode.
J’ai moi-même été délégué syndical, et ce n’était pas « Caméra Café », crois-moi…
Mais les salariés, eux, sont-ils prêts à bouger vraiment, et surtout ENSEMBLE, toutes branches confondues ? J’ai bien peur que non, mais je voudrais bien me tromper.
@ TF1 Groupie : J’ai commencé à travailler à l’âge de seize ans… J’en ai cinquante-sept aujourd’hui… Ça te va ? Non, ça ne te va pas car :
MÉTRO, BOULOT, CAVEAU, tel est le programme !
Tiens, je vais en rajouter : je suis aujourd’hui en invalidité (bidon, cela va de soi ! Avec la complicité d’un médecin véreux, bien sûr !), et je vis avec 880 euros par mois. Suis-je assez pauvre à ton gré ? Je m’en voudrais de priver les patrons du CAC 40, avec ma gloutonnerie parasitaire ! Et ces pauvres spéculateurs qui m’ont à charge, quelle honte !
Comment ça, renié ses promesses ? Il a matraqué les chômeurs à mort, en les diffamant, en les accusant de tous les maux, en distillant le venin de la haine dans les crânes populaciers, qui ont trouvé là un défouloir bien commode… Les aigris qui « se lèvent tôt » et n’osent pas regarder leur vie de merde en face.
Sarkozy a bien mérité de ses maîtres, les spéculateurs, les propriétaires, les patrons… petits et grands (voir comment les pôv’ tits patrons traitent leur personnel…) Il a ruiné les caisses sociales en cadeaux au patronat, sans contrepartie ni condition. Et sans que cela crée un seul emploi digne de ce nom (salaire). Oui, Sarkozy a bien mérité de sa patrie : la bourse…