Spartagugusse, c’est l’heure de tes gouttes et des cachets bleus. Il faut changer ta couche, aussi. N’oublie pas que tu dois être rentré à l’hôpital à 18 heures.
Je suis, en gros, d’accord avec vous mais la guerre n’est jamais la solution. Pour ma part, je ne souhaite pas l’escalade belliqueuse. J’espère du gouvernement Tsipras qu’il sera fidèle à ses engagements : il y a des urgences sociales, elles doivent être prioritaires, la guerre, qui ne sert jamais qu’à se débarrasser du menu peuple chômant en surnombre, par surcroît coûte cher. Très. Et rapporte beaucoup, aussi…
Que vous le vouliez ou non, il faudra un jour ajouter un peu de stratégie dans votre pensée politique. Que je sache, Tsipras a hérité d’un merdier impossible. Et tout un tas de pauvres glands passent le temps à parler chiffons : cravate ou pas cravate ? T-shirt ou chemise ? Vous-même avez qualifié Varoufakis de « déplumé », tandis que la crinière fournie d’Asselineau vous tient lieu de panache. Votre horizon : le crâne dégarni de Varoufakis. Je vous plains, vous incarnez à merveille l’adage : « Un militant, c’est quelqu’un qui porte son uniforme dans la tête ». Je respecte le militantisme politique, il faut bien sûr agir, parler, lire et réfléchir, mais pas s’y immerger jusqu’à s’y noyer !
En Grèce, rien n’est urgent parce que tout est urgent.
La sociologie du vote est parlante : les gros pleins de fric pour le nai, le menu peuple pour oxi. Tsipras n’est pas un sauveur providentiel, ça n’existe pas, et le Grec moyen n’est pas plus con qu’un autre, il le sait.
Yanis Varoufakis a été officiellement remplacé au poste de ministre grec des Finances par Euclide Tsakalotos, 55 ans, qui ne se cache pas d’être devenu… « eurosceptique » ! Comme j’ai déjà tenté vainement de vous le faire comprendre, il s’agit de laisser à l’UE seule la responsabilité du clash…
La sortie de l’euro, on y vient pas à pas, lentement mais sûrement… C’est autrement plus efficace que de caqueter en boucle « Asselineau, Asselineau » en sautant comme un cabri…