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Jclaude

Jclaude

Ancien "ouvrier de banque", toujours électron libre, depuis ma première carte de parti en février 1968 à la section UJP de Poitiers alors bien à gauche jusqu'à aujourd'hui où le Pardem a rejoint mes idées. Passionné d'égalité, donc de fraternité.

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  • Premier article le 22/08/2020
  • Modérateur depuis le 05/09/2020
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Derniers commentaires



  • Jclaude babelouest 17 février 2025 08:44

    @Julian Dalrimple-sikes
    Bizarre : j’ai toujours eu TOUTE compétition en horreur....



  • Jclaude babelouest 17 février 2025 07:54

    @jjwaDal
    Oh si, ces « médicaments » étaient efficaces, mais peut-être pas de la façon dont les acheteurs le pensaient.......



  • Jclaude babelouest 17 février 2025 07:47

    @C’est Nabum
    Bien sûr !



  • Jclaude babelouest 17 février 2025 06:15

    @babelouest extrait de l’autobiographie

    Les « évaïes »

    Chaque année autrefois, au cœur de l’hiver, les eaux petit à petit se pressaient au cœur du bassin versant de la Sèvre Niortaise. Alors, et chacun en avait l’habitude, les terres du Marais, les plus basses, étaient envahies et recouvertes par une étendue liquide à perte de vue. C’étaient « les évaïes », les crues. C’est pourquoi les rares cabanes de jardin en plein marais étaient bâties sur pilotis, à presque deux mètres du sol. Seuls les rangs de peupliers apparaissaient encore et montaient la garde.

    Un jour, alors que le gamin avait une dizaine d’années, son père lui proposa de l’emmener en pleines évaïes, pour une raison quelconque. Il avait emprunté le « batai » d’un voisin, car lui n’en possédait pas. Ils partirent ainsi du port, où les barques affleuraient le quai au lieu qu’il faille y descendre.

    Le père maniait la « palle », une simple rame avec le bout du manche en T, car pour la « pigouille », longue perche avec un V de métal au bout pour s’accrocher au fond à travers la vase, c’était alors trop profond.

    Il devait bien y avoir deux mètres d’eau au-dessus du sol. Les buissons avaient disparu sous l’étendue liquide. Les séparations de barbelés également. Bien entendu, tous les animaux de ferme, qui habituellement y paissaient pendant les deux tiers de l’année, avaient été rentrés depuis longtemps (ce qui n’était pas toujours facile). Au moins les gardians, eux, ont des chevaux ! Ah les essoufflements, parfois, sous les reproches parce qu’on a laissé filer une vache dans une entrée de pré ouverte, et que l’on n’a vue que trop tard... il ne restait plus qu’à réussir à la dépasser d’assez loin, pour éviter de la voir accélérer, et la rabattre vers le reste du troupeau.

    Ils glissaient lentement. Avec tous les peupliers qui délimitaient les parcelles de terre, et les frênes têtards qui dépassaient un peu du liquide, au fur et à mesure de l’avancée se constituait petit à petit un écran, bien qu’il n’y eût pas de feuilles. Les sons s’estompaient. Régnait un grand silence. Parfois un aboiement de chien, au loin, si loin, rappelait que la vie était là, mais simplement endormie en vue d’une résurrection magnifique au printemps. Ce fut un voyage majestueux, dans un univers quasi onirique, paisible, bouleversant de simplicité.



  • Jclaude babelouest 17 février 2025 06:07

    Ah la Loire, belle alanguie parmi ses bancs de sable, couches secrètes de boudoirs tamisés.....

    Pourquoi faut-il qu’un petit vaurien nommé Loir, myope comme une taupe sans doute, lui apporte de façon lancinante ses liqueurs encanaillées ?

    Faut-il de temps en temps qu’emportée de passion,

    La belle s’enhardisse à déborder son lit

    Et comme petite Sèvre élargisse son cours

    Pour étreindre les champs tout au long de longs jours.....

    Par ici, autrefois on appelait cela les évaïes, et c’était tous les ans.

    https://i53.servimg.com/u/f53/11/40/28/12/evazce10.jpg

    (depuis, avec les aménagements et barrages, c’est bien moins fréquent)

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