Encore une fois ; faire reposer l’échec de la gauche sur la seule personne de Ségolène Royal est à mon avis une grosse erreur. Regardez autour de vous ; tous les pays dit « riches » aujourd’hui sont à droite, exepté ceux ou la gauche à su se réaproprier les valeurs du libéralisme. N’en déplaise, nous sommes dans un monde de droite. La question est plus à mon avis de savoir pourquoi ?
Rien de bien étonnant ; l’action etant par essence opposée à toute tentative de lucidité. Puisque qui dit action dit nécessairement but à atteindre, désir à assouvir, lutte à mener. C’est pas à un nietzschéen que je vais apprendre ça quand même ...
Même Albert Caraco dans son brévière du chaos faisait encore preuve de quelque optimisme dans son espoir de voir renaitre un jour l’humanité après l’anéantissement des « masses de perdition ». C’est ce qui différencie à mon avis le simple pésimiste du nihiste complet qui ne peut quand à lui qu’exister dans le néant ; j’entends par là en se donnant la mort. Or le nihiste se suicide généralement très peu ( contrairement à Nietzsche qui lui avait par 2 fois tenté de se donner la mort ).
Simplement, les philosophes grecs emmenés par Platon essentiellement, pensaient que tout n’était qu’éternel recommencement. Pour eux, l’histoire se répète inlassablement. Les mêmes hommes reviennent, accomplissent les mêmes actes, les mêmes rituels, etc ... Il n’y a dès lors aucune projection dans l’avenir possible. Le christiannisme romp définitivement avec cette idée : l’histoire à bien un sens, une direction. Marquée a jamais par les événements qui la compose, elle ne se répète pas mais au contraire PROGRESse. C’est cette idée qu’on retrouve chez Nietzsche par exemple avec l’éternel retour ( l’absurde ) qui hante son Zarathoustra qui finit réaliser sa capacité selective, c’est à tirer des leçons de ses expériences pour ne jamais les reproduire à l’identique.
Bref, désolé d’être un peu pédant mais ce que je voulais dire au dessus, c’est dans ces 2 conceptions du monde radicalement opposées ( monde finit pour les uns et en constante évolution pour les autres ) l’idée même de démocratie doit s’en trouver profondément affectée.