Les pires difficultés pour créer une activité sont plus proches que vous ne pensez : en France tout simplement ! Les autres pays aident les entrepreneurs. En France, alors que 80% des gérants de PME gagnent moins de 2500 euros par mois bruts (sans chômage, sans congés payés, sans congés maladies, retraite misérable...), l’administration et la plupart du peuple les assimilent à des nantis comme Tapie, Lagardère ou Bettencourt !
Rappelons que le revenu moyen d’un boucher artisan est de 1500 euros (toujours sans protection sociale aussi solide qu’un salarié) alors qu’il paie 20% de TVA, 45% de charges de sociales, 33% d’impôts sur son chiffre d’affaire, soit 3/4 de taxes/impôts !
A l’étranger, on dépasse rarement un total de 40% toutes charges comprises (y compris pays d’Europe du Sud pas réputés ultra libéraux).
"Pour les sociétés étrangères souhaitant s’implanter au Japon, il existe
trois formes d’implantation - bureau de représentation, succursale ou
filiale.«
»Une personne morale telle qu’une société peut bien entendu devenir un
actionnaire / investisseur au même titre qu’un individu, quelle que
soit la nationalité. Une personne de la nationalité étrangère peut
évidemment devenir un administrateur quel que soit le lieu de sa
résidence, à condition qu’il y a au moins un administrateur résident.
Afin de créer une entreprise au Japon, il est nécessaire de fournir
un certificat du seau (inkan shomei) d’actionnaires / investisseurs et
d’administrateurs. Dans le cas d’une societe etrangere ou d’une personne
de nationalite etrangere, c’est un certificat de signature emis par les
autorites competentes (Ambassades, notaires, etc.) qui le remplace.«
Comme vous pouvez le voir, il suffit d’être résident au Japon pour un »étranger" et un peu de capital bien sur pour créer son entreprise.
Bref, mensonges : les expatriés français se portent bien en général, bien mieux que les personnes vivant en France. N’oubliez pas qu’ils ont toujours la possibilité de revenir en France, et s’ils ne le font pas, c’est qu’ils vivent bien à l’étranger tout simplement !
Dois-je vous rappeler que le PDG de Sony, un des plus grands groupes japonais, est désormais américain ?
De plus, prendre la Chine en exemple d’expatriation est une hérésie : ça n’est pas une démocratie ! Il ne faut pas s’étonner de comportements non équitables.
Bref, revoyez votre copie, je suis entrepreneur dans plusieurs pays et le pire pays pour entreprendre est bien la France ! Sauf si on s’appelle Lagardère, Arnault ou Tapie !
"Mais les créations d’entreprise dans un autre pays ne conduisent pas
plus à des initiatives pérennes qu’en France. Les entrepreneurs
expatriés doivent souvent pour s’implanter dans le pays investir leurs
propres deniers et placer des partenaires locaux à la tête de leur
affaire. Ils prennent tous les risques financiers et en échange le
gérant offre sa connaissance de terrain. Les résultats sont hasardeux."
Ca n’est pas vrai :
1) avoir un partenaire local, ça n’est vrai qu’en Chine et autres pays non démocratiques. Aux Etats-Unis, au Japon, dans tous les pays d’Europe et dans toutes les démocraties, un étranger ou expatrié peut créer son entreprise uniquement avec son capital
2) je suis entrepreneur expatrié : la France est un pays où il est bien plus compliqué de créer son activité avec succès. Lourdeur administrative, incompétence économique, imposition et taxes plus élevées en taux pour les PME et indépendants que pour les entreprises du CAC 40, nombre d’impôts et taxes plus importants ce qui entraine une perte de temps pour un entrepreneur seul, haine des entrepreneurs. Créer une entreprise à l’étranger est bien plus simple, croyez en mes multiples expériences, et pas uniquement dans les pays anglo-saxons : c’est vrai aussi dans les pays d’Europe du sud !
Merci de ne pas généraliser la Chine au reste du monde : ça n’est pas une démocratie et pas étonnant que les expatriés y soient traités ainsi, vu ce que subit l’opposition politique.