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béatrice

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  • béatrice 27 septembre 2013 17:22

    seser.free.fr/Master/SOCIOLOGIE.doc‎



  • béatrice 27 septembre 2013 17:13

    Juste quelques remarques, fortement inspirées de ce document intitulé « Sociologie de l’éducation et de la formation » datant de la fin des années 1990.

    "Fin XX, les enseignants sont de moins en moins des enfants du peuple.« Comme vous le savez le niveau de recrutement est de BAC + 5 et la formation pédagogique (c’est à dire à l’art d’éduquer a disparu depuis belle lurette).
     »Caractéristiques des ZEP :
    - Surreprésentation des élèves des classes populaires.
    - Proportion élevée d’élèves en retard.
    - Infériorité des études longues par rapport aux taux nationaux et académiques.« 

    L’autonomie des établissements et le changement du mode de recrutement sont simplement une proposition de fuite en avant vers la disparition complète d’une éducation nationale.
    Ce qui est d’abord en jeu,
    - ce sont la carte scolaire et la mixité des élèves, autant que faire se peut.
    - les critères de recrutement, la formation des enseignants qui se retrouvent face à des élèves qui leur sont totalement étrangers socialement et culturellement, et dont la fonction est plus que jamais de »former une élite".
    Cette élite qui les dédaigne également car ils sont dans l’incapacité fondamentale de masquer le hiatus entre les programmes d’état et les inégalités sociales.
    Autonomiser, n’est ce pas une façon de privatiser l’exclusion sauf là où peut-être se produiront quelques miracles du travail en équipe et qui seront érigés en exemple pour la République.



  • béatrice 23 septembre 2013 14:14

    Bravo pour cet article.
    Exerçant sur un cycle 2 complet (GS, CP, CE1), l’écartèlement entre le niveau réel des élèves, la réalité d’un temps d’enseignement partagé sur trois niveaux et le décalage entre des « programmes » de maternelle et de cycle 2 dont sont sensés faire partie les GS est, par exemple, une source de malaise dont bien des aspects sont de source institutionnelle.
    L’ambition se résume alors effectivement à l’exécution, au camouflage des tensions insoutenables auxquelles sont soumis les enseignants : programmes trop chargés, incohérents, discutables par rapport à leurs contenus et le développement de la majorité des enfants, dénis de la réalité d’une classe qui n’est plus la même qu’il y a un demi-siècle , pressions institutionnelles qui prennent des virages à 180° dans un langage de plus en plus sybillin, nombre de tâches exponentielles.
    Les programmes 1995/2002 donnaient le goût d’enseigner. Je dirais même puisque c’est à ce moment là, que j’ai débuté ma carrière, qu’ils m’ont appris l’enseignement car ils étaient conçus au regard du développement de l’enfant.
    Etre satisfaite de mon travail est devenu impossible. Une politique d’orientation claire contribuerait sûrement à diminuer un niveau de stress qui n’est profitable ni à l’enseignant, ni aux élèves.



  • béatrice 17 septembre 2013 12:41

    Super article ! Oui ! Tellement complet qu’il n’y a rien à ajouter sinon le triste désintérêt manifeste des commentateurs, autrement plus attirés par les guerres intestines.

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