Dans la version du Soir et les premières éditions en album, le méchant de l’histoire était un puissant financier de New-York nommé Blumenstein au physique très caricatural (vous m’avez compris, j’espère) ; son bateau arborait le pavillon états-uniens. A partir des réimpression de 1954, par une impulsion inconnue, le drapeau américain sera remplacé par un drapeau fictif, mais uniquement dans les cases où il était très visible ; il sera « oublié » dans les cases où il figurait en petite taille. Hergé ne modifiera pas le physique du « méchant » mais changera son nom en Bohlwinkel, allusion phonétique à « Bollewinkel », « boutique de bonbons » en bruxellois, soi-disant sans se douter que Bohlwinkel est un patronyme israélite. Ben voyons ! Quelle mauvaise foi... Quelle hypocrisie...
Hergé était un type intelligent, très intelligent. Et détestable.
NB : ces modifications de 1954 ne peuvent avoir pour alibi l’exportation vers les USA ou la GB, les premières éditions américaines et anglaises ne datant que de la fin des années ’1950...
Ensuite, que pensez-vous de la modification que vous présentez, soi-disant faite « pour apaiser » :
on y voit des enfants plutôt grands, voire adolescents, à la peau noire, que Hergé fait passer pour des crétins incapables de répondre à la question basique « 2+2 = ? ».