Grèves pour l’intérêt général, mouais, ça se discute.
En revanche, les journalistes actuels qui en profitent pour jeter de l’huile sur le feu, afin de nous dresser les uns contre les autres, d’exacerber les jalousies, les rancunes, je suis tout à fait d’accord avec vous, et j’en veux beaucoup aux médias à ce titre.
La France, qui avait
été tenue à l’écart de l’élaboration du projet de capitulation de
la Commission consultative européenne, ne fut pas davantage associée
à la rédaction du texte de capitulation finalement signé
le 7 mai 1945.
Le 4 mai, de Gaulle avait
désigné le général de LATTRE de TASSIGNY
pour signer la capitulation allemande au nom de la France.
Mais c’est un autre général, le généralSEVEZ, qui fut présent à Reims.
Adjoint du généralJUIN,
chef d’État-major de la Défense nationale, qui à cette date assistait
au nom de la France à la Conférence de San Francisco chargée d’adopter
la Charte des Nations Unies, il ne fut convoqué à Reims par un coup
de téléphone d’EISENHOWER, que
le
6 mai à 10 heures, avec interdiction d’en référer
au général de GAULLE, chef du Gouvernement
provisoire.
Le général SEVEZ
déclara aux journalistes qu’il était arrivé à Reims dans un avion
mis à sa disposition par EISENHOWER,
qu’il était arrivé in extremis au Quartier général allié,
et qu’il avait été introduit au dernier moment dans
la Salle des cartes, immédiatement avant l’arrivée des trois officiers
allemands ( 2 ).
Le correspondant de CBS
déclara,
le 8 mai,
en parlant des officiers alliés qui participèrent à la signature :
Le
dernier est le général français Sevez.
Il semble essoufflé comme s’il avait monté les
escaliers en courant ( 3 ).
À Reims où
n’était arboré aucun
drapeau français, le général SEVEZn’intervint
à aucun moment dans les discussions,
et ne fut finalement admis à signer que comme
témoin.
Le 14 mars 1984, il a harangué ses militants en provoquant la haine et même, de véritables appels au meurtre. Quand il a dit : « Badinter ? », la salle a répondu : « Juif ! ». Le Pen : « Lustiger ? », la salle : « À morts les Juifs ! ». Le Pen : « Madame Veil ? », la salle : « Au four crématoire ! » (meeting du FN à la Mutualité).
Pourquoi envoyer Madame Veil au four crématoire, c’est monstrueux ! Surtout que madame Veil, selon la documentation officielle, a déjà été gazée (à Auschwitz) et a donc - on peut le supposer logiquement - déjà été victime du four crématoire, en 1944 !
En 1978, Serge Klarsfeld a publié Les listes de déportés établies par les Allemands en 1942-1944. Il les a reproduites dans son Mémorial de la déportation des juifs de France (édité et publié par Beate et Serge Klarsfeld).
Ces listes ont été transmises par Danuta Czech, conservateur du musée d’Auschwitz, en Pologne, et compilées dans les années ’1960. D.
Czech écrivait en 1964 que, le 16 avril 1944, il était arrivé à
Auschwitz un convoi de mille cinq cents juifs en provenance de Drancy.
Et elle ajoutait : « Nach
der Selektion lieferte man 165 Männer als Häftlinge ins Lager ein, sie
bekamen die Nr. 184097-184261. Die Übrigen wurden vergast »
(source = Hefte von Auschwitz, n° 7, p. 88 & traduction : « Après sélection, 165 hommes furent remis au camp comme détenus avec les numéros 184097-184261. Toutes les autres personnes furent gazées. »)
Or,
dans le livre de Klarsfeld, ce convoi (n° 71) comprend Simone Jacob,
née le 13 juillet 1927 à Nice ; par son mariage avec Antoine Veil,
Simone Jacob est par la suite devenue Simone Veil !
Miraculeux, n’est-ce pas ? Et Simone Veil n’est pas la seule à avoir survécu au gazage et au four crématoire, Henri Krasucki a aussi été retrouvé.
C’est la part de magie de l’Holocauste. Au milieu de l’horreur scintillent des joyaux.
Blague d’époque mettant en scène le maréchal Keitel (Wilhelm, hein, pas Harvey) et Adolf Hitler :
Le maréchal entre en coup de vent dans le bureau d’Adolf : - Mein Führer, les italiens ont déclaré la guerre ! - Quoi ? Les Italiens nous ont déclaré la guerre ? Ach ! Envoyez deux divisions pour régler le problème. - Non, non, mein Führer, les Italiens sont toujours nos alliés, mais ils ont déclaré la guerre à la Grèce ! - Ach ! Alors, il va falloir envoyer dix divisions.