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Bernard Dugué

Bernard Dugué

Bernard Dugué réside à Bordeaux, il est écrivain-chercheur, diplômé de l’ENS des Mines de Saint-Etienne, docteur en pharmacologie et docteur en philosophie. Après avoir enseigné la biologie et la physiologie à l’université, il s’est consacré à des recherches transversales couvrant la physique, les sciences de la vie, l’évolution, la systémique et la philosophie. --------------------- Derniers livres publiés Le sacre du vivant, Le Temps présent (2014) L’information et la scène du monde, Iste (2017) Temps, émergences et communications, Iste (2017) ------------------- contact : duguebernard =at= gmail(dot)com

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  • Premier article le 28/03/2006
  • Modérateur depuis le 14/04/2006
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Derniers commentaires



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 mars 2008 21:15

    Très intéressants les commentaires sur ce billet. Merci !

    Je n’ai pas varié d’un pouce. Tous ceux qui sont contre une législation équilibrée de l’euthanasie participent d’une autorité d’un ordre moral quasi-religieux, qui déjà, préjuge de ce que pense, ressent, décide un tel. En matière de décision, il faut accepter qu’on puisse se tromper. L’argument de Doc sur le type à qui on a refusé la piqûre et puis est allé faire un dernier voyage est un sophisme de première classe, du reste déjà servi par Axel Kahn qui pour moi, ne représente pas une autorité incontestable mais plutôt un carriériste mais bon.

    Hey Doc, on peut aussi interdire le mariage, il y en a combien qui le regrettent et après, des drames au moment du divorce, alors, supprimons le mariage, tiens justement, je connais un type qui n’a pas pu se marier parce la procédure s’était planté, du coup, il est resté deux mois de plus avec sa femme et a vite compris qu’il s’était trompé et a décampé vite fait.

    On l’aura compris, ceux qui sont contre l’euthanasie ont quelques connivence avec un ordre religieux ou émotif peu importe mais du point de vue du progrès, ils sont rétrograde. Le Figaro d’ailleurs met en avant ce côté sacré de la vie. Rien que du religieux, les anti-avortements mettent en avant aussi ce côté sacré. C’est du christianisme dévoyé par un archaïsme datant de siècles confondant la nature et l’esprit. ce qui est sacré, c’est l’esprit et l’esprit décide de la vie ou de la mort, c’est la dignité de l’homme, sa plus belle dignité qu’on appelle liberté. Et qui dans le cas de l’euthanasie, peut être accompagnée sans interférer avec elle, juste en donnant des moyens. L’euthanasie n’est qu’un moyen, celui qui décide est libre et s’il se plante, c’est le risque à payer pour assurer la liberté de tous

     



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 mars 2008 10:36

    Cette dame, comme d’autres personnes plus tard, demande une aide, qui en aucune manière ne la défausse de la responsabilité de la décision qui n’imcombe qu’à elle-même. C’est le role de la médecine que de lui donner cette possibilité, tout en prenant en compte la possibilité pour tout médecin de refuser cette aide pour ne pas heuter ses convictions, sur ce point, c’est possible à l’intégrer dans une loi. Vos propos, vos mots employés traduisent, et ce n’est pas un reproche mais un constat, une difficulté à regarder la mort en face. C’est une question de société d’ailleurs. Qui n’a rien à voir du reste avec la position religieuse. Je me considère à ma manière comme un chrétien, ce qui ne m’empêche pas de défendre l’aide à mourir dans les cas où cela se justifie et ces cas, cela relève des consciences personnelles et non pas de l’Etat (on voit bien le sens de la proposition de Sarkozy)



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 mars 2008 10:30

    Doc, une fois de plus, comme beaucoup ici, vous jugez cette dame, sur la base de déclarations et de reportages. Pour ma part, ayant évoqué la liberté, c’est à elle et à son médecin d’apprécier la situation. Le jour où la société aura reconnu faire confiance à la personne, une loi sera votée. Pour l’instant, l’Etat semble garder son droit sur ce sujet. Quant à la loi Léonetti, elle est arrivé bien tard, ce qui me fait penser à la France comme pays d’attardés



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 mars 2008 21:49

    Le mot euthanasie étymologiquement associe deux notion, le bien et la mort, il signifie abréger les souffrances quand la mort est proche. C’est toute une morale catho malsaine qui a galvaudé ce mot, avec la complicité du biopouvoir administratif et étatique. L’Etat et l’Eglise ont monopolisé le droit et la morale. Je ne lâcherai pas un pouce sur ce thème de l’euthanasie. C’est la liberté qui est en question. Et qui sur le thème de la mort, à ses droits et sa légimitités. Il n’est pas question de faciliter le suicide mais de libérer le choix d’une personne quand son issue fatale est proche. Lui refuser ce droit, c’est faire oeuvre de sadisme religiueux directement inspiré du dolorisme de l’Opus Dei. Ceux qui n’ont pas compris n’ont qu’à tout apprendre.



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 14 mars 2008 21:25

    Oui, je parle d’exorcisme, dans un sens précis, essayez d’être un peu plus intelligent, les notions anthropologiques dérivent parfois des notions forgées par les théologiens, qui étaient fort savants à une époque

     

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