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Bernard Dugué

Bernard Dugué

Bernard Dugué réside à Bordeaux, il est écrivain-chercheur, diplômé de l’ENS des Mines de Saint-Etienne, docteur en pharmacologie et docteur en philosophie. Après avoir enseigné la biologie et la physiologie à l’université, il s’est consacré à des recherches transversales couvrant la physique, les sciences de la vie, l’évolution, la systémique et la philosophie. --------------------- Derniers livres publiés Le sacre du vivant, Le Temps présent (2014) L’information et la scène du monde, Iste (2017) Temps, émergences et communications, Iste (2017) ------------------- contact : duguebernard =at= gmail(dot)com

Tableau de bord

  • Premier article le 28/03/2006
  • Modérateur depuis le 14/04/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 janvier 2008 21:29

    La bissextrice a tranché, et notre poète s’est fait hara kiri, puis il exécuta un haka pour impressionner la foule qui aussitôt, s’en alla goûter d’autres plaisirs pour obsédés textuels, laissant notre poète vitupérer contre la cantonade et prophétiser le féminisme comme la force qui vaincra le sarkozysme, comme quoi, notre poète est resté un bon vieux macho, il envoie les femmes faire le ménage contre Sarko !



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 janvier 2008 17:32

    Pas de grain de sable mais, des sarkumulus, terme désignant des phénomènes stato-politiques pouvant perturber la société d’après 2007 et s’abattre partout. Nous saurons si Sarkozy peut commander aussi à Zeus et orienter les kumulus où il le désire



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 janvier 2008 15:59
    Lettre ouverte sur les biotechnologies végétales, signée par quarante scientifiques français*. (Figaro 11/01)

    A l’issue du Grenelle de l’Environnement, le président de la République a annoncé la suspension provisoire des cultures d’OGM en France au motif affirmé de l’insuffisance de leur évaluation scientifique.

    Membres des Académies des Sciences, des Technologies et d’Agriculture, nous souhaitons intervenir dans un débat afin de rappeler certains points trop souvent oubliés.

    Nous nous étonnons de voir ainsi peu pris en compte le travail des scientifiques dans ce domaine. Rappelons qu’avant toute autorisation de mise en culture chaque OGM est l’objet, au cas par cas, d’évaluations approfondies tant au niveau national qu’européen. L’impact sur l’environnement de même que la sécurité sanitaire sont aujourd’hui évalués au plan national par la Commission du génie biomoléculaire (CGB) et/ou l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) puis au plan européen par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA). L’autorisation de mise en marché ne peut être obtenue qu’après consultation de ces deux niveaux. Le seul OGM actuellement cultivé en Europe avait obtenu, des instances nationale et européenne de l’époque, un avis favorable.

    Sur quelles bases alors remettre en cause ces travaux ? Comment expliquer à nos concitoyens que l’on suspende aujourd’hui, sans éléments scientifiques nouveaux solidement argumentés, la culture d’un OGM qui a été autorisé par toutes les instances nommées par le gouvernement et leur demander d’avoir confiance, demain, dans les avis des prochaines autorités mises en place ?

    Nous regrettons que la parole des scientifiques ait été totalement inaudible dans ce débat où la passion l’emporte souvent sur la raison. Leur mission n’était-elle pas, et d’ailleurs ne sont-ils pas les seuls à pouvoir le faire, d’évaluer, dans des conditions précises et nécessairement au terme de nombreux essais en plein champ, l’impact des OGM sur la santé et l’environnement ?

    Tout en reconnaissant que les choix politiques peuvent reposer sur d’autres critères que les seules analyses fournies par les scientifiques, nous demandons que le rejet de ces dernières ne soit pas les raisons avancées pour des décisions dont les fondements sont tout autres. Dès lors le sérieux des études scientifiques doit être affirmé, respecté et défendu, alors que de nombreux scientifiques français ont été publiquement vilipendés, diffamés, voire physiquement menacés, leur probité et leurs compétences ont été remises en question parce qu’ils n’avaient pas l’heur de se joindre au concert assourdissant des critiques contre les OGM.

    En sapant la légitimité de la parole scientifique caractérisée par une demande de rigueur, ceux qui s’opposent par principe aux OGM souhaitent empêcher que la première pierre d’une confiance partagée sur ce dossier ne soit posée et par là s’opposent au souhait du gouvernement d’en débattre avec objectivité.

    Il est toujours plus aisé de susciter l’inquiétude en entretenant la confusion, en martelant des slogans et en convoquant la presse à chaque fauchage qui peut détruire des années de recherche, que d’expliquer simplement, par la vulgarisation, les mécanismes scientifiques et techniques mis en oeuvre pour l’obtention des OGM et pour analyser leurs impacts éventuels sur la santé et l’environnement. Il est plus qu’urgent de diffuser les résultats des études scientifiques et d’entreprendre un important travail de pédagogie.

    Rappelons que les biotechnologies végétales sont l’application, dans le domaine agronomique, du génie génétique qui est aujourd’hui à la base de progrès majeurs dans l’industrie pharmaceutique. Par exemple, près de 40% des nouveaux médicaments en sont issus.

    L’Europe, et plus particulièrement la France, a été l’une des pionnières des biotechnologies végétales. Pour de multiples raisons qui ne doivent rien à l’incompétence de nos chercheurs, ce sont désormais d’autres nations qui sont à la tête du progrès scientifique dans ce domaine.

    Nous sommes donc particulièrement inquiets pour l’avenir de la recherche française et de la compétitivité de notre filière agro-industrielle. Pour progresser dans ces domaines, la connaissance doit en effet s’appuyer sur des expériences nombreuses, y compris en plein champ, ces mêmes champs qui sont chaque année saccagés.

    Le nombre d’expérimentations en France n’a cessé de chuter. Une centaine en 1997, issue d’une recherche privée et publique encore dynamique, treize en 2007, essentiellement pour le compte d’entreprises étrangères. Nos jeunes chercheurs, formés en France dans des centres de recherche en biologie et en agronomie réputés dans le monde entier, s’expatrient peu à peu. Ils savent que dans l’Hexagone leur travail sera discrédité, détruit ou qu’il ne pourra trouver d’application concrète. A l’inverse, des pays comme les Etats-Unis, la Chine, l’Inde ou le Brésil investissent massivement dans ces domaines. En 2007 près de mille essais sur de nouveaux OGM ont été menés aux Etats-Unis. Alors qu’on assiste à un foisonnement d’idées et de réalisations nouvelles à l’étranger, nous sommes de plus en plus exclus de la recherche sur de nouveaux OGM. Nous ne maîtriserons bientôt même plus les aspects techniques de cette méthode d’amélioration des productions végétales. Notre risque, soit de manque de compétitivité, soit de dépendance en matière de semences et donc de production agricole, est bien réel.

    Déjà l’intérêt technique, économique et écologique des OGM actuels est net, ce qui explique leur culture sur plus de 100 millions d’hectares en 2006 dans de nombreux pays développés et en développement. Nous savons aussi que des recherches actuelles ouvrent des perspectives passionnantes : plantes qui consomment moins d’eau, qui valorisent mieux l’azote, qui résistent à des parasites, plantes dont la production réclame moins d’énergie, qui participent à la dépollution des sols, plantes dont les propriétés nutritionnelles et sanitaires sont améliorées, plantes produisant de nouvelles molécules pour la production de médicaments, plantes enfin produisant de nouvelles matières premières renouvelables pour l’industrie. La recherche doit donc pouvoir s’exprimer pleinement.

    La poursuite d’une évaluation stricte, au cas par cas, de chaque nouvel OGM doit rester la règle, garante de la bonne gouvernance et la base d’une confiance partagée sur ces sujets. Mais sans respect de la légitimité des expertises scientifiques, aucune confiance ne pourra être bâtie pour le développement apaisé des biotechnologies végétales.

    *Liste des signataires :

    Benveniste Pierre (Académie des Sciences), Bost Pierre-Etienne (Académie des Technologies), Boudet Alain (Ac Tech), Caboche Michel (Ac Sciences), Combarnous Alain (Ac Tech et Ac Sciences), Dattée Daniel (Académie d’Agriculture) Dattée Yvette (Ac Agr), Daugeras Bernard (Ac Tech), Décamps Henri (Ac Sciences), Delaage Michel (Ac Tech), Delseny Michel (Ac Sciences), Desmaret Patrice (Ac Agr et Ac Tech), Devaux Pierre (Ac Agr), DouceRoland (Ac Sciences), Dumas Christian (Ac Sciences), Feillet Pierre (Ac Agr et Ac Tech), Fillet Pierre (Ac Tech), Gallais André (Ac Agr), Galle Pierre (Ac Sciences), Gros François (Ac Sciences et Ac Tech), Isambert Jean-François (Ac Agr), Jarry Bruno (Ac Tech), Joliot Pierre (Ac Sciences), Karcher Xavier (Ac Tech), Le Buanec Bernard (Ac Agr et Ac Tech), Lehn Jean-Marie (Ac Sciences et Ac Tech) Lewiner Jacques (Ac Tech), Louisot Pierre (Ac Agr et Ac Tech), LunelJean (Ac Tech), Ménoret Yves (Ac Agr), Monsan Pierre (Ac Tech), Mounolou Jean-Claude (Ac Agr), Nougarède Arlette (Ac Sciences), Pascal Gérard (Ac Tech et Ac Agr), Pavé Alain (Ac Tech et Ac Agr), Pelletier Georges (Ac Sciences et Ac Agr), Pernollet Jean-Claude (Ac Agr), Rives Max (Ac Agr), Simon Michel (Ac. Agr), Stern Jacques (Ac Tech).



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 janvier 2008 14:37

    Marsu, intéressant ton article que du reste, j’avais lu et plussé pas plus tard qu’hier soir. Tel que c’est présenté, on pourrait croire à une sorte de canular à la Sokal mais la bestiole existe vraiment, résiste au froid, aux rayons X, bref, imaginons que la vie disparaisse, bombe atomique, apocalyse etc... cette petite bestiole va survivre, toute seule, et d’ici 500 millions d’année, l’évolution faisant, l’homme reviendra sur terre, ah, un cadeau de Dieu que cette bestiole !



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 janvier 2008 14:28

    Alors, pour quand un billet, vous avez semble-t-il des choses à dire. Nous construire nous même dites-vous, c’est un peu le sens de mon précédent billet portant sur l’autonomie comme enjeu de civilisation, bonne journée

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