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Bernard Dugué

Bernard Dugué

Bernard Dugué réside à Bordeaux, il est écrivain-chercheur, diplômé de l’ENS des Mines de Saint-Etienne, docteur en pharmacologie et docteur en philosophie. Après avoir enseigné la biologie et la physiologie à l’université, il s’est consacré à des recherches transversales couvrant la physique, les sciences de la vie, l’évolution, la systémique et la philosophie. --------------------- Derniers livres publiés Le sacre du vivant, Le Temps présent (2014) L’information et la scène du monde, Iste (2017) Temps, émergences et communications, Iste (2017) ------------------- contact : duguebernard =at= gmail(dot)com

Tableau de bord

  • Premier article le 28/03/2006
  • Modérateur depuis le 14/04/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 12 janvier 2008 12:16

    Léon, je ne crois pas mélanger les choses, bien que la passion du débat rend de plus en plus illisible ce dont il était question, une instrumentalisation d’un rapport, une légèreté dans la mise en place de mesure après le Grenelles, une précipitation dans le style de notre Président et au bout, pour moi une erreur

     

    Raisonnons. Je pars du principe que les OGM peuvent apporter des solutions utiles et bénéfiques à l’agriculture. Ces solutions, elles viendront d’une saine coopération entre règles politiques et développement industriel. Mais il y a un risque. Autant alors mesurer le risque en situation réelle. Si on supprime la culture en plein champ, alors on fait quoi ? Euréka, on fait des modèles et on va les présenter pour utiliser le supercalculateur (je n’ai pu m’en empêcher, tant cette histoire vire à la farce ! ) Et de ce fait on se prive aussi des moyens d’être indépendants dans les recherches. Oui, ça présente un risque mais c’est le lot du progrès, un risque comme dans les tests de molécules avant l’AMM, risque qui reste individuel et encadré par la loi. C’est d’ailleurs ce qui différencie cette questions des OGM parce que le risque est collectif. En conclusion, cette décision est pour moi idiote et c’est mon dernier mot



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 12 janvier 2008 09:57

    Un mot pour finir. Je reconnais la forme provocatrice de l’article, qui sans doue a desservi le débat mais le fond est avéré et cette instrumentalisation et manipulation d’avis d’experts ne va pas dans le bon sens. Dernière info sur le monde

     

    Le sort du maïs transgénique MON 810 n’est pas scellé. Mercredi 9 janvier, le sénateur (UMP) Jean-François Le Grand, président de la Haute autorité provisoire sur les OGM, rendait public l’avis qu’elle venait de rédiger sur ce maïs de Monsanto, estimant que son usage soulevait des "doutes sérieux".

     

    Cette présentation répondait aux conditions évoquées la veille par Nicolas Sarkozy pour activer la clause de sauvegarde, bloquant la culture du maïs transgénique en France. Mais la journée de jeudi a vu l’avis remis en cause, bousculant ce

     

    Douze scientifiques et deux non-scientifiques membres de la Haute autorité provisoire (qui compte quinze scientifiques et dix-neuf non-scientifiques) ont publié un court texte "apportant des précisions" sur cet avis. Ils font remarquer que celui-ci "ne comporte pas les termes de "doutes sérieux", pas plus qu’il ne qualifie les faits scientifiques nouveaux de "négatifs"." Les signataires se déclarent "gênés par le décalage entre l’avis tel qu’ils l’ont rédigé et sa transcription" par M. Le Grand lors de sa présentation à la presse. Ils regrettent par ailleurs "le manque de temps qui ne leur a pas permis, d’une part, de réaliser une expertise plus complète du MON 810 selon les critères de l’expertise collective, et, d’autre part, de relire sereinement l’avis avant sa diffusion".

    En fait, raconte Frédéric Jacquemart, représentant de France nature environnement dans l’Autorité, "l’avis a été rédigé ligne à ligne. Aucune n’a été écrite qui n’ait été approuvée par tous. Il y a eu un débat sur le terme de "doute" : était-il sérieux, légitime, minime, voire colossal ? Au final, on a convenu que la qualification de "doute sérieux" dépassait le langage scientifique et revenait au politique." La contestation de l’avis a trouvé d’autres relais. Après avoir projeté le film écologiste La Onzième heure à l’Assemblée nationale, le président de celle-ci, Bernard Accoyer (UMP), a vivement contesté jeudi l’avis de la Haute autorité : "Nous ne pouvons nous satisfaire de tels verdicts d’un comité nommé avec peut-être un peu de précipitation, qui serait l’autorité incontestable."

     



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 janvier 2008 23:32

    Alors qu’il expliquent pourquoi la science française ne commercialise aucune semence OGM, stérélité de l’esprit scientifique ou stérélité du développement technologique. Pourquoi Monsanto réussit là où nous échouons, j’attends vos réponses



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 janvier 2008 23:06

    J’ai oublié, un salut amical à ceux qui n’ont pas baissé leur froc devant cette question et notamment Voltaire, qui n’a pas plié devant l’émotion et a mobilisé toute sa raison



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 11 janvier 2008 22:59

    Au final, le Monsanto 810 est retiré par la mise en place de la clause de sauvegarde. Les uns diront que c’est une victoire contre les multinationales de l’agro, pour moi, c’est une victoire des Khmers verts, je suis convaincu que cette mesure va à contresens du progrès tel qu’il soit être expérimenté et c’est donc la victoire du camp de la peur. Du reste bien irrationnelle. C’est triste car c’est un reconcement à l’expérience. La défaite de la pensée et de l’étude des possibilités de progrès. Je me félicite d’avoir publié cet article. Je me fous des votes, seule la conviction de l’auteur importe et je suis prêt à persister et signer sur cette affaire. Quitte à ce que l’avenir me donne tort. Sans pari et sans audace, nous en serions encore à l’âge des carvernes si les hommes avaient adopté le même état d’esprit que celui qui s’affiche ici. Vous êtes les usagers devenus craintifs d’un monde dont vous ne connaissez pas l’origine. Vos commentaires traduisent l’ignorance des mondes passés et donc du monde à venir. Je tiens le pari, on en reparle dans dix ans, et on verra où sont les véritables menaces.

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