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Bernard Grua

Photographe voyageur | Contributeur : Russia Beyond the Headlines, Diploweb, L'Express, La Tribune, Ouest France, Breizh-Info, Informnapalm, Ukrinform, Ukraine Crisis Media Center, , ... 
Intéressé par les pays de l'ex-URSS : Russie (nombreux voyages en Sibérie en été et en hiver - Monts Saïans, Baikal, Iakoutie, Extrême Orient) Ukraine, Tadjikistan, Ouzbekistan, Kirghizstan.

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  • Premier article le 15/02/2018
  • Modérateur depuis le 20/02/2018
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Derniers commentaires



  • Bernard Grua 7 février 14:31

    @Eric F

    Vous avez raison, c’est bien la question centrale en études ethno-historiques : qu’est-ce qui définit un groupe ethnique — ascendance génétique, culture, langue, religion, institutions, ou un mélange de tout cela.

    Mon article prend le parti d’une approche comparative et historique, où l’ascendance et la continuité démographique jouent un rôle déterminant pour évaluer la revendication russe d’une représentation du « monde slave ».

    Les aspects culturels et linguistiques, qui existent clairement en Russie, ne suffisent pas à fonder une continuité ethno-historique avec les Slaves orientaux de la Rus’ de Kiev.

    En résumé : la slavité linguistique et culturelle existe, mais la Russie médiévale est fondamentalement composite sur le plan démographique et élitaire, ce qui distingue son histoire de celle des autres peuples slaves.



  • Bernard Grua 7 février 14:29

    @Eric F

    Exactement, vous mettez le doigt sur un point important : dans la perception contemporaine, la langue et la culture prennent le pas sur les substrats génétiques.

    Mon article ne nie pas la dimension culturelle et linguistique slave de la Russie, mais il souligne que la revendication d’une continuité ethno-historique avec la Rus’ de Kiev — au sens strict de peuple majoritairement slave — n’est pas justifiée historiquement.

    On peut donc être « slave » linguistiquement et culturellement, tout en ayant une formation ethnique et élitaire composite, ce qui est précisément le cas de la Moscovie médiévale et de la Russie qui en découle.

    Votre analogie avec « nos ancêtres les Gaulois » est très pertinente : la symbolique historique peut être forte, même si elle n’implique pas de continuité génétique stricte.



  • Bernard Grua 7 février 14:15

    Les objections classiques à l’analyse ethno-historique de la Russie reposent majoritairement sur :

    • des confusions conceptuelles (langue vs ethnie),
    • des récits hérités de l’historiographie impériale,
    • des stratégies de disqualification idéologique.

    Aucune ne remet en cause, sur le fond, le constat central : la Russie ne présente pas, au sens comparatif, une continuité ethno-historique slave équivalente à celle des autres peuples slaves, et sa revendication à représenter le « monde slave » relève d’une construction idéologique historiquement située.




  • Bernard Grua 7 février 13:54

    @beo111

    Nous sommes d’accord sur le constat général : la Russie est aujourd’hui une fédération multiethnique.

    Mais mon article ne porte pas sur la composition contemporaine de la Fédération de Russie, ni sur une norme souhaitable ou non de diversité. Il traite d’une question historique : la formation démographique et élitaire de la Moscovie médiévale et moderne, et de la revendication russe de continuité directe avec la Rus’ de Kiev et le « monde slave ».

    Le point central est précisément que cette pluralité n’est pas une donnée récente, mais constitutive dès l’origine de l’État moscovite, ce qui distingue la Russie des autres peuples slaves européens sur le plan ethno-historique.

    Il ne s’agit donc pas de juger la diversité, mais de rappeler qu’elle invalide l’idée d’une continuité slave homogène servant de fondement à une prétention historique et politique particulière.



  • Bernard Grua 7 février 13:52

    @Étirév

    Mon article ne traite ni du judaïsme, ni des Khazars, ni d’Israël, ni de génétique, ni de la notion de “peuple juif”, et encore moins de justifications politiques contemporaines.

    Il porte exclusivement sur une question d’historiographie comparative : la continuité ethno-historique entre la Rus’ de Kiev et la Moscovie, et la distinction nécessaire entre langue, religion, institutions et formation démographique.

    Introduire ici la “question khazare”, Shlomo Sand, Koestler ou des considérations sur les dirigeants israéliens relève d’un déplacement idéologique du débat qui ne répond à aucun des arguments avancés dans le texte.

    Par ailleurs, l’histoire du royaume khazar est un champ de recherche complexe et débattu, et son instrumentalisation pour expliquer des réalités contemporaines fait précisément l’objet de nombreuses critiques académiques.

    Si vous souhaitez discuter un point précis de l’article — définition de la continuité ethno-historique, rôle des substrats finno-ougriens et turco-tatars, discontinuité entre Kiev et Moscou, sources citées — je suis prêt à échanger.

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