l’économiste Jacques Sapir ne pense pas non plus que la Russie ait intérêt à une partition de l’Ukraine :
"Personne, dans ces conditions, n’a intérêt, sauf les groupes
extrémistes, à une partition de l’Ukraine. Ce n’est pas dans l’intérêt
de la Russie, qui certes y gagnerait ce qu’elle possède de facto
déjà, soit l’industrie ukrainienne, mais qui verrait alors se profiler
une longue période d’affrontements avec l’UE et les Etats-Unis. Ce n’est
pas non plus l’intérêt de l’UE, car il lui faudrait porter
littéralement à bout de bras l’Ukraine occidentale (et la moitié de la
population). Le coût économique serait élevé dans une situation où plus
personne ne veut payer pour autrui. Il serait aussi répété sur de
nombreuses années, car l’on voit mal comment la situation de l’Ukraine
occidentale pourrait s’améliorer à court terme. Les conséquences
financières seraient aussi importantes, car les banques européennes, et
en particulier autrichiennes, sont lourdement exposées au risque
ukrainien. De plus, l’UE pourrait être tenue pour responsable de la
situation en Ukraine centrale et occidentale et, avec la montée rapide
d’un désenchantement qui n’est hélas que trop probable, elle devrait
affronter la montée de sentiments pro-russes dans cette population."
Poutine ne veut pas d’une Ukraine anti-russe qui installerait l’Otan à ses frontières mais il peut se contenter de dirigeants pro-occidentaux qui respectent les principaux intérêts économiques et stratégiques russes. Il l’a fait par le passé.
La crimée est russe depuis plusieurs siècles, alors que le comté de nice n’est français que depuis 1860...
Le rattachement de la crimée à l’ukraine par Krouchtchev n’avait aucune signification à l’époque, l’ukraine et la russie faisant alors partie du même pays.
C’est comme si la france décidait aujourd’hui de redéfinir les contours d’une commune ou d’un département.