Finalement la solution à l’islandaise est la seule option pour sortir de cette spirale infernale que subissent la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande et, bientôt, nous mêmes si Flanby 1er est élu comme l’annoncent les Pythies bruxelloises. Nos vies ne valent pas vos profits, Résistance
d’un Retournement à l’Autre : tragi-comédie de Frédéric Lordon, un de nos meilleurs économistes « non-conventionnel », mais aussi poète, écrivain, musicien
Bonsoir à tous, Je souhaite ardemment qu’au soir du 6 mai, nous n’ayons pas dire le sinistre TINA, autrement dit There Is No Alternative de M Thatcher et repris par superMario Draghi quand il affirmait que le modèle social européen était mort
L’interview de Mario Draghi par le WSJ
Questions & Réponses : au Président de la BCE, Mario Draghi
Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, a
accordé une interview à Brian Blackstone, Matthew Karnitschnig et Robert
Thomson, du Wall Street Journal, le 22 février, sur l’importance de
l’austérité en Europe, le plan de sauvetage de la Grèce et la récente
décision de la BCE de refuser toute perte sur son portefeuille
obligataire grec.
Wall Street Journal : Combien de tours de batte [O.B. : = image empruntée au baseball ; en français on parlerait de manches ou de mi-temps]
faudra-t-il avec la Grèce avant que nous sachions si nous en sommes
enfin à la résolution qui mettra fin à toutes les résolutions ?
Mario Draghi : Je ne connais pas le baseball. Mais
si nous n’avions pas finalisé ce package, on aurait cessé de jouer.
Donc, ce pourrait être le début d’un nouveau monde pour la Grèce où les
problèmes de financement en suspens ont été réglés. Maintenant, les
réformes devront être adoptées. Le gouvernement grec a pris des
engagements très sérieux en termes de politique fiscale et dans le
domaine des politiques structurelles. Mais il y a des risques concernant
leur mise en œuvre et à cause des élections qui approchent.
L’Eurogroupe a calculé des probabilités raisonnables de réussite du
programme si les mesures, en particulier les mesures structurelles, sont
entreprises.
Aussi on peut voir qu’il y a une prise de conscience différente dans
l’opinion publique grecque, dans la mesure où ce qui se passe est
douloureux, mais nécessaire. Les personnes, qui sont favorables au
défaut, à l’inflation ou encore à la sortie de l’euro ne semblent pas
largement majoritaires en Grèce.
WSJ. : Pensez-vous que la phase aiguë de la crise est passée ?
Nous n’avons pas observé cette semaine, lorsque la transaction a été
décidée, le genre d’exaltation que nous avions pu remarquer avec les
plans précédents.
M.D. : Il est difficile de dire si la crise est
terminée. Penchons-nous sur les changements positifs des derniers mois.
Il y a une plus grande stabilité des marchés financiers. De nombreux
gouvernements ont pris des décisions concernant l’assainissement
budgétaire et les réformes structurelles. Nous avons un pacte budgétaire
où les gouvernements européens commencent à se libérer de la
souveraineté nationale dans l’intention commune d’être ensemble. Le
système bancaire semble moins fragile qu’il ne l’était il y a un an.
Certains marchés obligataires ont rouvert leurs portes.
Mais la reprise se déroule très lentement et reste sujette aux
risques baissiers. Je suis surpris aussi qu’il n’y ait pas d’exaltation
après l’adoption du package, ce qui signifie sans doute que les marchés
veulent voir la mise en œuvre des mesures politiques.
WSJ. : Quand vous regardez le descriptif des risques du
package et l’accord, quel est le plus grand risque ? Celui découlant de
la rue grecque, ou celui résultant d’une absence de croissance en Grèce ?
M.D. : En fin de compte il semble que le plus grand
risque soit le manque de mise en œuvre. Certaines mesures visent
directement à améliorer la compétitivité et la création d’emplois.
D’autres prévoient une consolidation budgétaire radicale. Les deux sont
très complémentaires pour assurer un retour à la croissance après la
contraction inévitable de l’activité économique.
WSJ. : Mais certaines personnes [sic.] disent
que la Grèce souffre vraiment de conditions similaires à la dépression,
avec un écart de PIB de 15% ou 16% depuis le pic. Quel est votre point
de vue sur ces politiques d’austérité dans la stratégie plus globale du
moment, ce qui oblige à l’austérité à tous les niveaux de coûts afin de
réduire les déficits budgétaires ?
M.D. : C’est effectivement une question d’ordre
général sur l’Europe. Existe-t-il une alternative à l’assainissement
budgétaire ? Dans notre cadre institutionnel, les ratios dette/PIB
étaient excessifs. Il n’y avait pas d’alternative
à l’assainissement budgétaire, et nous ne devrions pas nier que c’est
récessif à court terme. À l’avenir, il y aura ce que l’on appelle la voie de confiance, qui va réactiver la croissance,
mais ce n’est pas quelque chose qui se produit immédiatement, et c’est
pourquoi les réformes structurelles sont si importantes, parce que la
contraction à court terme ne sera remplacée par une croissance durable à
long terme que si ces réformes sont en place.
WSJ. : L’austérité signifie des choses différentes, alors qu’est-ce qu’une bonne et qu’est-ce qu’une mauvaise austérité ?
M.D. : Dans le contexte européen, les taux
d’imposition sont élevés et les dépenses publiques se concentrent sur
les dépenses courantes. Une “bonne” consolidation est celle où les impôts sont plus baset les dépenses réduites du gouvernement portent sur les infrastructures et autres investissements.
WSJ. : et la mauvaise austérité ?
M.D. : La mauvaise consolidation est en fait la plus
facile à obtenir, parce que l’on pourrait produire de bons chiffres en
augmentant les impôts et réduire les dépenses en capital, ce qui est
beaucoup plus facile à faire que de couper dans les dépenses courantes.
C’est la voie facile en un sens, mais ce n’est pas une bonne solution.
Cela déprime la croissance potentielle.
WSJ. : Quelles sont, selon vous les réformes structurelles les plus importantes ?
M.D. : En Europe ce sont d’abord les réformes des marchés des produits et des services. Et la seconde est la réforme du marché du travail qui prend des formes différentes selon les pays. Dans certains d’entre eux il faut rendre les marchés du travail plus flexibles
également plus équitables que ce qu’ils ne le sont aujourd’hui. Dans
ces pays, il existe un double marché du travail : très souple pour la
partie jeune de la population, où les contrats de travail sont de trois
mois, six mois, des contrats qui peuvent être renouvelés pendant des
années. Le même marché du travail est très rigide pour la partie
protégée de la population, où les salaires suivent l’ancienneté plutôt
que la productivité. Dans un sens, les marchés du travail à l’heure
actuelle sont injustes dans un tel contexte, car ils mettent tout le
poids de la flexibilité sur la partie jeune de la population.
WSJ. : Pensez-vous que l’Europe va devenir moins sociale que le modèle qui l’a définie ?
M.D. :Le modèle social européen est déjà mort,
quand nous voyons les taux de chômage des jeunes qui prévalent dans
certains pays. Ces réformes sont nécessaires pour accroître l’emploi,
l’emploi des jeunes en particulier, et donc les dépenses et la
consommation.
WSJ. : L’emploi à vie …
M.D. : Vous savez qu’il y a eu une époque où
(l’économiste) Rudi Dornbusch avait coutume de dire que les Européens
étaient si riches qu’ils pouvaient se permettre de payer tout le monde
pour ne pas travailler. Ce temps est révolu.
WSJ. : Avec la Grèce il y a eu beaucoup de concentration sur
la réalisation des objectifs numériques. Maintenant, si vous prenez des
pays comme le Portugal ou l’Espagne, s’ils parviennent à réaliser ces
grandes réformes économiques structurelles, devraient-ils être aussi
concentrés sur la satisfaction d’objectifs de déficit spécifiques ?
M.D. : Il n’y a pas de compromis possible entre les
deux. L’assainissement budgétaire est inévitable dans la présente
configuration, et il donne le temps nécessaire aux réformes
structurelles. Faire marche arrière sur les objectifs budgétaires serait provoquer une réaction immédiate du marché. Les spreads souverains et le coût du crédit vont augmenter. Nous avons tous connu cela.
WSJ. : Pensez-vous que le Portugal aura besoin d’un autre plan de sauvetage ?
M.D. : Non, nous considérons que le programme est sur la bonne voie.
WSJ. : Où voyez-vous le marché interbancaire aujourd’hui ? Est-il guéri ? Est-il encore dysfonctionnel ?
M.D. : Ce que nous avons vu c’est qu’après la
première opération de refinancement à plus long terme, le marché
obligataire senior non garanti a rouvert. Dans les deux derniers mois,
nous avions quelque chose comme 40 Md€ de nouvelles émissions, ce qui
est aussi à peu près autant ou plus que dans les six derniers mois. Nous
avons également vu 30 Md€ de nouvelles émissions d’obligations
couvertes. Mais pour que les marchés interbancaires fonctionnent, nous
avons besoin d’un retour à la pleine confiance en contrepartie. Nous
pouvons régler les aspects de liquidité du problème. Mais c’est alors
que les perspectives de croissance doivent prendre la relève. Après un
quatrième trimestre très faible, l’activité économique dans la zone euro
se stabilise progressivement à des niveaux faibles.
WSJ. : Il semble pourtant aussi que le crédit s’est tari en Espagne, en Italie et ailleurs.
M.D. : Notre dernière enquête sur le crédit bancaire a
été effectuée entre le moment où la première LTRO (opération de
refinancement à plus long terme) a été décidée et le moment où elle a
été exécutée, et ne donne donc qu’une image partielle de ce qui se
passe. Cette image n’a pas été positive. Le crédit était resserré sur
toute la zone euro à des degrés divers d’intensité, et de façon plus
spectaculaire dans les régions méridionales. Nous devons nous demander pourquoi il en est ainsi.
L’opération LTRO (en décembre) a atteint 490 Md€. Le retour des
liquidités à court terme du système bancaire avant la LTRO était
d’environ 280 Md€, de sorte que l’injection nette s’est seulement
montée à 210 Md€. Et les obligations bancaires venant à échéance au
premier trimestre étaient également d’environ 210 Md€. Par conséquent,
il est probable que les banques ont tout simplement racheté leurs
propres obligations venant à échéance. Nous avons évité un resserrement
encore pire du crédit.
WSJ. : Seriez-vous prêt à faire plus, ou plus d’opérations de refinancement en cas de besoin ?
M.D. : Vous savez comment nous répondons à ces questions. Nous ne prenons jamais d’engagement précoce.
WSJ. : La BCE a protégé ses avoirs en obligations grecques en
échangeant des obligations pour de nouvelles. Des analystes disent que
la BCE devrait subir le même sort qu’ont subi les détenteurs
d’obligations du secteur privé. Quelle est votre réaction à cela ?
M.D. : Le Programme de Marché des Valeurs mobilières
(SMP) a acheté ces obligations parce que les canaux de transmission des
politiques monétaires ont été brisés. L’achat de ces obligations a été
effectué pour des raisons d’intérêt public. Aussi les gens ont tendance à
oublier que cet argent de la BCE n’est pas de l’argent privé. C’est de
l’argent public, ce sont des capitaux que la BCE s’est engagée à
protéger, c’est l’argent des contribuables.
WSJ. : Est-ce que cela réduit l’impact des futurs achats, ou êtes-vous prêts à réduire progressivement le SMP ?
M.D. : Le fonds de SMP sont de petite taille si on
les compare à la taille des marchés obligataires européens, et les
interventions sont devenus de plus en plus rares, ces derniers temps.
WSJ. : Pouvez-vous exclure les restructurations de la dette à
venir ? Certains analystes disent qu’un pays comme le Portugal pourrait
en avoir besoin.
M.D. : Nous sommes confiants sur le fait que les
pays de la zone prendront des mesures appropriées et que les objectifs
de leurs programmes sont réalisables et réalistes.
WSJ. : Il y a eu de nombreuses discussions quant à savoir si
les Chinois vont s’impliquer, si la Chine va acheter des obligations.
Que pensez-vous de la participation institutionnelle chinoise sur les
marchés financiers européens ?
M.D. : Jusqu’ici, je ne vois aucune participation
officielle sur les marchés financiers publics européens. Il y a eu
beaucoup de discussions et de conversations. J’en entends parler, mais
je n’ai vu aucun investissement officiel sur les marchés financiers
européens.
WSJ. : Au cours de la dernière année deux hauts responsables
allemands de la BCE ont démissionné. Le président actuel de la
Bundesbank s’est opposé à l’échange d’obligations et a parlé des risques
associés aux opérations de refinancement à trois ans. Y a-t-il un
risque que l’Allemagne soit isolée au sein de la BCE ?
M.D. : Le vote pour les opérations de refinancement à
trois ans a été unanime. Étant donné la nature particulière de la BCE,
l’un de mes objectifs est que nous ayons, tant que possible, un
consensus. Nous devons faire les bons choix, et nous devons les faire
ensemble.
WSJ. : Quand on regarde la crise de la dette depuis
l’extérieur, les gens voient toutes ces réunions de crise et même si
l’Europe a beaucoup de richesses, elle ne semble pas être en mesure de
canaliser l’argent et a dû s’en remettre trois fois au FMI. Que
voulez-vous dire aux non-Européens ? L’Europe semble être un risque
majeur et ne semble pas pouvoir résoudre ses problèmes toute seule.
M.D. : Je n’aurai pas un point de vue si négatif.
Beaucoup de choses ont eu lieu en Europe depuis un an et demi. L’Europe
est composée de différents pays : des pays qui possèdent des conditions
initiales de dette forte, des pays à faible croissance et des pays à
faible dette et à forte croissance, et se pose alors la question fondamentale de savoir comment nous allons faire une union budgétaire.
Nous ne pouvons pas avoir un système qui vous permette de dépenser ce
que vous voulez, puis demander d’émettre une dette commune. Vous ne
pouvez pas avoir un système où vous dépensez et où je paie pour vous.
Avant de passer à une union financière, nous devons avoir en place un
système où les pays peuvent montrer qu’ils peuvent se tenir debout
seuls. Et c’est la condition sine qua non pour que les pays fassent
confiance aux autres. Ce soi-disant traité budgétaire est en fait une réalisation politique majeure, car c’est le premier pas vers une union fiscale. Il s’agit d’un traité par lequel les pays perdent une part de souveraineté nationale dans le but d’accepter des règles budgétaires communes qui sont particulièrement contraignantes, d’accepter la surveillance et d’accepter d’avoir ces règles inscrites dans leur Constitution afin qu’elles ne soient pas faciles à changer. Donc, c’est le début.
WSJ. : Vous êtes en fonction depuis maintenant quatre mois. Y
a-t-il quelque chose qui vous a surpris ? Regrettez-vous d’avoir pris ce
travail ?
M.D. : Vous le dirais-je si c’était vrai ? Non, je
ne regrette pas d’avoir pris ce travail. J’ai été membre du Conseil
d’administration pendant six ans, alors certes cette nouvelle partie du
poste est axée sur le mécanisme interne de la BCE. Mais des décisions de
politique monétaire et les décisions connexes ont fait partie de mes
fonctions, même avant, parce que nous avons partagé des décisions qui
ont été prises dans le passé.
WSJ. : Vos premiers mois à la tête de la BCE ont été marqués
par beaucoup d’activité. La BCE peut-elle faire beaucoup plus quand il
s’agit de la stabilité financière et la croissance économique ? A-t-elle
fait à peu près tout ce que faire se peut ?
M.D. : Ce que je vais dire ne concerne que les
futures décisions de politique monétaire. Par son mandat principal, la
BCE fera tout son possible pour assurer la stabilité des prix à moyen
terme et il est de la compétence du traité de favoriser la stabilité
financière.
WSJ. : Quelle est les premiers chiffres vous regardez le matin ?
M.D. : les marchés boursiers.
WSJ. : Vous regardez le taux de change de l’euro ?
Bonjour à tous et merci à @Laurent pour cet excellent article,
Vous avez certainement entendu deux « petites » informations susurrées par la Commission Européenne : Une plus grande liberté de circulation des travailleurs européens en favorisant la mobilité, et la possible création d’un salaire minimum (Roumanie : 168E, Luxembourg : 1800€ ???) La création d’un revenu minimum par branche d’activité Ces recommandations n’ayant pas un caractère contraignant (dans un premier temps nda)
En suivant, pour compléter, un autre de mes commentaires :
Sarkozy et Hollande ne sont que les mains droite et gauche de l’oligarchie financière qui veut gagner à coup sûr.
Quelle est la « philosophie » de l’oligarchie ? Celle de TINA (there’s no alternative), décrite par Paul Jorion http://www.pauljorion.com/blog/?p=31391 et
par le commentaire d’Olivier Berruyer sur l’affirmation de Mario Draghi
que le modèle social européen était mort. Lisez jusqu’au bout. http://www.les-crises.fr/modele-soc...
Après le vote abstentionniste des parlementaires PS pour le Traité de
Lisbonne, ils persévèrent lors de la ratification du Traité MES
(Mécanisme Européen de Stabilité) en s’abstenantmajoritairement. "Une
abstention dynamique et agressive« selon JM Ayrault pour une
»renégociation" du TSCG.
et le commentaire de @Wesson sur Avox :
bonjour Ariane,
"Il faudra que Hollande vende
sa politique à son peuple. Il lui faudra donc le tromper . Tout ceci
étant dans la lettre de Chevreux aux marchés."
Et pour ceux qui auraient des doutes,
voici
la fameuse lettre de Cheuvreux, datée du 8 mars 2012 et signée
de Pascal Perrineau (professeur à Science Po Paris) et Nicolas Doisy
(Chef économiste chez Cheuvreux).
Voici la traduction de la 1ère page
effectuée par mes soins, j’ai essayé de garder la mise en forme
(gras, souligné :"
Hollande devra clarifier sa position
sur le marché du travail et les réformes fiscales lorsqu’il sera
probablement élu président le 6 mai prochain. Bien entendu, il est
resté évasif sur la question pour des raisons purement
électorales : S’il clarifiait maintenant sa position, il
pousserait les électeurs vers les extrêmes, ce qui
complexifierai l’équation politique.
Mais Hollande a déjà fait savoir
aux électeurs centristes qu’il ne reviendrait pas sur les mesures
utiles de son prédécesseur, à commencer par
l’adoucissement du régime infâme des 35 heures.
Jusqu’à présent, il n’a pas
annoncé non plus un accroissement substantiel de
l’interventionnisme de l’état, à commencer par son
engagement de ne pas augmenter le nombres de fonctionnaires.
Dans tous les cas, Hollande devra
déplaire soit au marché financiers, soit à ses électeurs comme il
l’a fait avec Mitterand en 1981-83, alors qu’il était
son conseiller économique. Mais, son euro-pragmatisme devrait
éveiller en lui la menace d’attaque du marché sur la dette
Française, dû notamment à cause de la colère que suscite la
France à ses pairs Européens concernant son inaction (à réformer
le code du travail et la fiscalité).
Par conséquent, et dans le cas du
pire scénario (mais pas le plus probable), le marché le forcera à
effectuer un demi-tour comme en 1983. Bien entendu, Hollande
devra gérer sa Gauche, notamment celle du référendum raté de 2005
sur la constitution Européenne. Ses partenaires Européens seront
alors bien avisés de lui laisser prétendre qu’il a obtenu
quelques concessions de leur part sur sa politique de
croissance, même si cela est faux.
"C’est un monument de cynisme qui en
dit long sur ce qui nous attends. Les marchés ont déclarés une
guerre aux peuples d’Europe, et ont décidé de leur imposer une
dictature financière. C’est très exactement ce que ce document
explique !
Entendez-vous les autres candidats parler du financement de notre
système de retraite par répartition ?
Lors de la réforme des retraites de 2010, Sarko a utilisé le
Fonds de Réserve des Retraites (FRR) pour la financer, mais il
faudra trouver plus de 200 mds € pour combler le gap démographique
de 2018/2020.
Ensuite intervient l’Union Européenne ou plutôt la Commission
qui en 2005 dans le volet préventif et correctif du Pacte de
Stabilité et de Croissance (PSC) précise deux dispositions
relatives aux régimes de retraites :
Toutes les évaluations des politiques nationales par le Coneil
et la Commission prennent en considération la mise en œuvre de
réformes des retraites consistant à introduire un système à
piliers multiples avec un pilier obligatoire financé par
capitalisation
Le Six-pack qui fait partie du TSCG vise à une nécessaire
harmonisation des régimes sociaux européens donc d’une réforme
des retraites, mais aussi de la Sécurité Sociale, de l’Education,
sans oublier la flexibilisation
du travail.
Mario Draghi enfonce le clou en affirmant que le modèle social
européen est mort.
Pour de plus amples détails, consulter le site Contrelacour
Conclusion :
Entre ses déclarations au Guardian et son discours de Vincennes, Hollande reste un faux-cul comme sous la Mitterrandie
Merci @Disjecta pour ton enthousiasme et analyse pertinente.
Mais soyons prosaïques sur ce que propose le PS et Hollande :
Sarkozy et Hollande ne sont que les mains droite et gauche de l’oligarchie financière qui veut gagner à coup sûr.
Quelle est la « philosophie » de l’oligarchie ? Celle de TINA (there’s no alternative), décrite par Paul Jorion http://www.pauljorion.com/blog/?p=31391 et
par le commentaire d’Olivier Berruyer sur l’affirmation de Mario Draghi
que le modèle social européen était mort. Lisez jusqu’au bout. http://www.les-crises.fr/modele-soc...
Après le vote abstentionniste des parlementaires PS pour le Traité de
Lisbonne, ils persévèrent lors de la ratification du Traité MES
(Mécanisme Européen de Stabilité) en s’abstenantmajoritairement. "Une
abstention dynamique et agressive« selon JM Ayrault pour une
»renégociation" du TSCG.
et le commentaire de @Wesson sur Avox :
bonjour Ariane,
"Il faudra que Hollande vende
sa politique à son peuple. Il lui faudra donc le tromper . Tout ceci
étant dans la lettre de Chevreux aux marchés."
Et pour ceux qui auraient des doutes,
voici
la fameuse lettre de Cheuvreux, datée du 8 mars 2012 et signée
de Pascal Perrineau (professeur à Science Po Paris) et Nicolas Doisy
(Chef économiste chez Cheuvreux).
Voici la traduction de la 1ère page
effectuée par mes soins, j’ai essayé de garder la mise en forme
(gras, souligné :"
Hollande devra clarifier sa position
sur le marché du travail et les réformes fiscales lorsqu’il sera
probablement élu président le 6 mai prochain. Bien entendu, il est
resté évasif sur la question pour des raisons purement
électorales : S’il clarifiait maintenant sa position, il
pousserait les électeurs vers les extrêmes, ce qui
complexifierai l’équation politique.
Mais Hollande a déjà fait savoir
aux électeurs centristes qu’il ne reviendrait pas sur les mesures
utiles de son prédécesseur, à commencer par
l’adoucissement du régime infâme des 35 heures.
Jusqu’à présent, il n’a pas
annoncé non plus un accroissement substantiel de
l’interventionnisme de l’état, à commencer par son
engagement de ne pas augmenter le nombres de fonctionnaires.
Dans tous les cas, Hollande devra
déplaire soit au marché financiers, soit à ses électeurs comme il
l’a fait avec Mitterand en 1981-83, alors qu’il était
son conseiller économique. Mais, son euro-pragmatisme devrait
éveiller en lui la menace d’attaque du marché sur la dette
Française, dû notamment à cause de la colère que suscite la
France à ses pairs Européens concernant son inaction (à réformer
le code du travail et la fiscalité).
Par conséquent, et dans le cas du
pire scénario (mais pas le plus probable), le marché le forcera à
effectuer un demi-tour comme en 1983. Bien entendu, Hollande
devra gérer sa Gauche, notamment celle du référendum raté de 2005
sur la constitution Européenne. Ses partenaires Européens seront
alors bien avisés de lui laisser prétendre qu’il a obtenu
quelques concessions de leur part sur sa politique de
croissance, même si cela est faux.
"C’est un monument de cynisme qui en
dit long sur ce qui nous attends. Les marchés ont déclarés une
guerre aux peuples d’Europe, et ont décidé de leur imposer une
dictature financière. C’est très exactement ce que ce document
explique !
Entendez-vous les autres candidats parler du financement de notre
système de retraite par répartition ?
Lors de la réforme des retraites de 2010, Sarko a utilisé le
Fonds de Réserve des Retraites (FRR) pour la financer, mais il
faudra trouver plus de 200 mds € pour combler le gap démographique
de 2018/2020.
Ensuite intervient l’Union Européenne ou plutôt la Commission
qui en 2005 dans le volet préventif et correctif du Pacte de
Stabilité et de Croissance (PSC) précise deux dispositions
relatives aux régimes de retraites :
Toutes les évaluations des politiques nationales par le Coneil
et la Commission prennent en considération la mise en œuvre de
réformes des retraites consistant à introduire un système à
piliers multiples avec un pilier obligatoire financé par
capitalisation
Le Six-pack qui fait partie du TSCG vise à une nécessaire
harmonisation des régimes sociaux européens donc d’une réforme
des retraites, mais aussi de la Sécurité Sociale, de l’Education,
sans oublier la flexibilisation
du travail.
Mario Draghi enfonce le clou en affirmant que le modèle social
européen est mort.
Pour de plus amples détails, consulter le site Contrelacour
Conclusion :
Entre ses déclarations au Guardian et son discours de Vincennes, Hollande reste un faux-cul comme sous la Mitterrandie